CHAPITRE Xll
LÀ MÈRB NATURE.
Les peuples primitifs ont disparu ; les Indous, les Égyptiens, les Grecs, après avoir joué leur rôle civilisateur, s'en sont allés rejoindre leurs ancêtres.
Les dieux de TOlympe dorment mutilés au milieu des ruines de leurs temples.
On ne voit plus dans Jeovah et le Christ que des figures symboliques tirées des mythes de l'Orient.
La raison, qui est le vrai, s'est substituée à la foi qui est Terreur.
De toute part Tœuvre despotique du prêtre s'écroule dans le monde.
On ne croit plus aux vierges du ciel, ni aux rédempteurs de la terre.
Mais Tamour de Thumanité, pour la sublime figure de Nari et d'Isis, pour la mère universelle, pour la matrice d'or, germe de tous les êtres, n'en est ni moins fervent, ni moins enthousiaste, quoiqu'il ne s'abreuve plus qu'aux sources de la science.
C'est encore par elle, c'est en étudiant les phénomènes auxquels elle préside, en lui ravissant chaque jour quelquesuns de ses secrets, que l'homme peu à peu recule les bornes du connu et s'avance avec énergie vers un but ignoré.
Nari, Mouth, ïsis, Ina, Luonnotar, Anadyomène, Astarté, Herla , Déa , Iza n'ont élé chez les peuples anciens que la ligure symbolique de ce que les modernes appellent
La Nature.
C'est-à-dire l'ensemble des êtres animés et inanimés, et des lois qui régissent ces êtres.
N'oublions pas que la devise de Nari était :
Je suis Tout et dans Tout.
£t celle d'Isis :
Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera.
Nari et ïsis portaient un voile que te naonde moderne dé chire de plus en plus chaque jour.
La mère-nature ne cache plus son visage derrière l'autel.
Le sphinx sacerdotal a été vaincu par la raison.
La révélation, par la science.