Comment? la femme n’est pas encore ciéée
d’Èlahim , c'est-à-dire des dieux , et que la femme n'a pas en-> core vu le jour. Elle ne sera formée d’une côte de l'homme qu' après le repos du septième.
Aucune discussion ne pourrait s’élever quant à la traduction du mot Élahim, les dieux.
En hébreu, le singulier Élah signifie Dieu,
Et le pluriel Élahim, les dieux.
Nous en appelons à tous les hébraïsants sans craindre le moindre démenti.
Or, tout ce passage de la Genèse emploie cette expression Élahim, les dieux, et non Élah, qui signifierait dieu.
De plus, le pluriel Élahim, les dieux, gouverne toujours un singulier :
Élahim bara, les dieux créa.
Si nous observons qu' Élahim bara, que les dieux créa V homme mâle et femelle à son image , et en une seule personne , puisque la femme n' était pas encore créée... nous en conclurons qu’Élahim représente, dans la Genèse hébraïque, ce dieu à la double nature mâle et femelle que nous avons déjà rencontré dans les Genèses indoue et égyptienne, ce qui, n’en déplaise aux catholiques et aux Juifs, permet de retrouver la vieille tradition trinitaire de l’Orient, tradition dont le rédacteur du Pentateuque a subi sans s’en douter peut-être l’influence.
Et alors nous avons :
!Lg Père La Mère
Et l’esprit d’Élahim, qui, comme le Nara indou et le Khons égyptien, flottait sur les eaux, et qui
représente le produit, c’est-à-dire . Le Fils.
Et voilà pourquoi, catholiques et protestants, quand ils traduisent la Bible, n’ont pas flair de s’apercevoir qu 'Élahim est le pluriel d’Élah, et doit se traduire les dieux.
Nous n’en tirons pas la conséquence que le judaïsme fut tri-
nitaire, et n’avons nulle envie de lui contester son grossier monothéisme qui n’a jamais approché des conceptions élevées de l’Inde et de l’Égypte. Mais cela démontre que les fondateurs de la loi mosaïque, en proscrivant la pluralité des dieux, ne sont pas parvenus à se soustraire complètement à l’influence des cosmogonies anciennes, qui voyaient dans l’Être suprême la représentation symbolique de tout ce qu’il y a de plus grand, de plus profond et de plus gracieux à la fois dans le mystère de la vie humaine :
Le Père,
La Mère Et l’Enfant,