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PICARUIE.
textes; à M. Garnier, le catalogue raisonné des raanuscriU de la bibliothèque d'Amiens; à N. Gaze , un grand nombre de recherches sur les grandes familles de la Picardie. Grâce à ce concour.'; d'efTorts , l'histoire de la province s'éclaire d'une lumière de jour en jour plus vive. Comme l'érudition et l'archéologie, la science médicale et les sciences naturelles sont dignement représentées à Amiens par le directeur de l'école secondaire de médecine, M. Barbier, dont la réputation n’est point restée renfermée dans sa ville natale, et par M. Charlrt Pauquf, auteur d'une flore du département de la Sonune. Surtout donnons un souvenir h MM. Warmé, avantageusement connu dans la presse; Natalie de ta Morlière, secrétaire perpétuel de l'académie des sciences, arts et belles-lettres, et Casimir Picard , qui s'était voué à l'étude de la botanique et de l'entomologie. Tous les trois sont morts il y a peu d'années.
il n'est peut-être pas de villes de France dont l'histoire ait été plus étudiée que celle d'.âmiens, et sur laquelle on trouve, à cété des livres imprimés, un plus grand nombre de documents manuscrits. Les archives municipales se sont conservées presque intégralement jusqu'à nos jours. Les travaux de Du Gange, les naanuscrits de dom Grenier à la Bibliothèque du roi, et particulièrement parmi ces manuscrits les Mémoires chronologiques de Decourt sur la ville d'Amiens ; les divers dépéts scientiflques de Londres, présentent une foule de textes qui permettent de reconstruire dans son ensemble le passé de l'antique capitale des Ambiani. Quant aux livres imprimés , le nombre en est trop considérable pour que nous puissions en donner ici l'indication complète. Noos nous bornerons donc à citer les ouvrages les plus importants. On sait en outre que M, Augustin Thierry a commencé par l'étude d'Amiens sa grande Collection des Monuments du Tiers-état. Le premier volume, aujourd'hui terminé, sera prochainement livré à la méditation de nos publicistes et à la curiosité du monde savant. Il appartenait à l'illustre écrivain , qui a tant fait pour reconstituer notre histoire communale , de tracer le plan et de poser les fondations d'un si magnifique édifice.
Amiens, qui depuis longtemps déjà a cessé de compter parmi les villes de guerre, n'a consené, de ses anciennes et importantes fortifications, quels citadelle; de belles promenades ont été disposées sur le parcours des remparts , et la riante ceinture de ses boulevarts, forme un agréable contraste avec la tristesse de la plupart des villes du nord, qui sont comme étouffées dans leurs murailles de briques, et noyées pour ainsi dire dans leurs fossés vaseux. Sous tous les rapports, Amiens est en voie de prospérité; sa population est aujourd'hui de àà,à05 habitants, et celle du département de la Somme de 556,680 '.
1. 1)e la Morlière, Antiquité» d$ la ville d’Amitne^ i toI. liwfol. — Le P. Daire, Histoire dé ta vilté d’Amiens, t vol. in-i. — Par le même» Histoire littéraire de cette ville, 1 vol. iu-i. — Précis historique de la surprise d* Amiens par tes Espagnols, in-8, 1806. ~ M. Hangon de U Lande» üissertfüion sur Sasnarobriva; Saint-Quentin» 1885, in-8. — M. Elgollot» Mémoire sur l'ancienne ville des üauies qui a porté le nom de Samarobriva; Amiens, 18i7» ln-8. — M. IL Dusevel, Histoire de la ville d'Amiens, depuis les Gaulois jusâ(u’cn 1830; Amiens, 1838» 8 vul.
— M. Gilbert» Description historique de la eathédrxUe ét Amiens, 1 vol. iinê. — Mémoires de la société des antiquaires de Picardie.