‹ Histoire des villes de France (volume 3)Chapitre 101 sur 120 · IV. Ti · texte numérisé non relu

IV. Ti

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teau, et plus tard la ville, faisait partie des domaines de ces prélats vers le xii' et le xiii" siècle. Quoi qu’il en soit, nous voyons qu’en 1277, un duc de Lorraine, Ferry III, associa Thiébaut, comte de Bar, a la moitié du fief d' Amelineourt (aujourd liui Château-Salins), et au tiers des salines du même lieu, qu’il tenait probablement lui-même des évêques de MeU. Vers 13W, Isabelle d’Autriche, veuve du duc Ferry IV, mort le 21 avril 1329, fit bâtir, près d’Amelincoort, un château , qui n’est autre que celui de Château-Salins. I)c son côté l’évêque de Metz, Adémar de Munteil, ftt aussi construire une forteresse à quelque distance de là, qu’il nomma Beaurepaire, afin de pouvoir surveiller celui de la duchesse à Amelineourt. Tout ceci s’accomplit en l’absence du duc Raoul , encore mineur, qui était alors à l'armée de Philippe de Valois. A son retour dans ses états de Lorraine, le jeune duc trouva l'évêque Adémar fort irrité contre la duchesse Isabelle, et prêt à commencer les hostilités. Le prélat avait en effet réuni beaucoup de Iroupes et attiré dans son alliance le comte de Bar et quelques autres seigneurs du pays.

La guerre éclata, en 13à2, et hit poussée de part cl d'autre avec beaucoup de vivacité; mais le comte de Bar étant mort en 13V» , les partis contraires firent la paix par l’intermédiaire du duc de Luxembourg. 11 fut convenu que l’évêque paierait dix mille livres au duc de Lorraine, auquel demeura la forteresse de Château-Salins. Cependant, l’évêque n’avait consenti qu’à regret à laisser ce der- - nier prendre ainsi pied dans scs domaines. L’occasion lui parut belle quelque temps après pour rompre le traité de 13àà. A la mort de Raoul, en 13à6, son épouse, Marie de Blois, reconnue régente de Lorraine pendant la minorité de . son fils Jean , fit scs reprises auprès d’Adémar de tous les liefs que les dues de Lorraine, prédécesseurs de Raoul, tenaient des évê(iues de .Metz. Le prélat envoya alors son frère l'antier ou Gaucher à Nancy, sommer la duchesse-régente de lui faire, de son côté, hommage pour la forteresse de Château-Salins, et lui défendre, en outre, de construire de nouveaux bâtiments sur les fiefs relevants de r f révOché. De là de grandes contestations, qui bientôt dégénérèrent en guerre ouverte. Adémar donna à son frère Vautier le commandement de ses troupes , ~^qBi commirent de terribles dégâts sur les terres du duc et surtout autour de ,Château-S.ilins, dont elles entreprirent le siège. La garnison lorraine, commandée par^aii dc\Vlsse et Pierre du Châtelet, fit une sottie, et engagea un combat Æê ^acharné dont le succès resta indécis ( 13'»7 j.

- Au mois d’avril de l'année suivante, les gens de la duchesse-régente, commandés par Jean de Wisse et Pierre du Châtelet, envahirent les terres de l'évêque. Après y avoir commis de grands dégâts, les Loirains vinrent investir Saint- Avold ; mais ils furent repoussés, et Adémar les ayant attaqués avec toutes ses forces, les battit et leur.lua deux mille trois cents hommes. Après cette victoire, l’évèquc usa de représailles sur les terres de Lorraine, les ravagea, et vint enfin investir Château-Salins.

la duchesse douairière fil alors des propositions de paix que l’évêqne agréa. Elle consentit à restituer le château à l’évêque , moyennant le remboursement d'une certaine somme. Ce dernier, en attendant qu’il eût trouvé de l'argent , mit en dépôt, entre les mains de sa rivale, le château de Beaurepaire et celui de

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