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pas exploré le pays el vu le camp qui domine le village moderne de Fains. Fhildéric , reconnaissant du bon accueil que lui lirent lès habitants, les exempta d’impôts et leur permit <lc constituer chei eiu une sorte de municipalité; mais comme l'esprit romain n'avait pas prévalu dans le pays des Lcuks, le municipe ne fut point établi.
En lut), Chlodwig, après sa victoire deTolbiac, allant de Toul’à Heinis, pour y recevoir le baptême, passa a Har, la seule direction qu'il jriU suivre parce qu’il n’y avait pas alors dans les (iaules d’autres routes i|ue les voies romaines. Sous, le régne de scs successeurs, le nom de cetle ville n’apparait pas une seule fois dans les clirouiques. C’e.st à cetle époque, sans doute, que Bar, occupé par l'un, des tendes du roi d’.VusIrasie, vit s’élevér le chfttcau de .Mirouault au pied de la montagne qui dominait le bourg. Plus lard, Vulfoald, rondateur de l'abbaye de Saint-Miliiel, donna à celte abbaye tout ce qui lui appartenait dans le lieu de Bar, comqie le prouvent deux (lires datés, l’un de (i7i, l'autre de ’i09. Ce fut aussi dans le chilteau de Bar que Louis-le-l)ébonnaire expédia des lettrespatentes en faveur de l'aliboye de Monticr-cn-Her (828); enlin ou trouve le Barrois spécialement désigné dans le partage fait entre Cbi;ries-le-Cliauve et F,nuis-le-Germanique(8T0). ^
Dans la seconde moitié du x' siècle , Frédéric l", duc de la .Mosellane , lit construire sur la moutagne qui surplombe Bar une solide forteresse, sous le prétexte ' d’arrêter les courses des ('.bampenois dans la busse Lorraine. Il écbutigea ensuite les domaines de sa femme contre des terres sises près du cbôleau , et s'intitula duc de Bar. Son fils, et successeur, I hicrri I", ajaiit jeté eu prison sa mère Béatrix , qui voulait le retenir trop longlemps en tutelle , fut censuré par le pape Jean XXII, qui lui imposa comme pénitence la fondation de quatre c.inonicats. Lu forteresse de Frédéric, autour de laquelle s’étaient groupées de nombreuscshnbitalions, n'avuil pus d'église. La paroisse était dans la ville même, que l'on Commençait déjà à nommer la ville-basse, ;'i cause de sa position è l'égard du château. Thierri s’associa au chevaliér Hewb, pieux pèlerin, qui, ayant rapporté de ses voyages des reliques de suint Maxe de Tours, construisit une chapelle pour les recevoir prés de la forteresse de Bar. C’est à cette chapelle que furent annexés les quatre canoniculs, et j en 91IJ, saint Gérard, évêquede Toul, vint la consacrer en l’honneur de lu Vierge et de saint Étienne. Malgré cette dédicace, la nouvelle église porta , jusqu’à sa destruction , le nom de SaiiU-Maxe.
Vers l'un lOlt , le duc Thierri fut attaqué sous les muis du château de Bar par "Vidrie, comte de Clermont, cl Ainaury , archidiacre de Langrus; il les repoussa l’uii el l’autre, cl, quoique blessé , tua .Xmaury de sa propre main, Thierri mourut en 1021; son fils, Frédéric 11, ne laissa que deux üllcs (I0.’)3), Suphie et Béatrix. La première épousa Louis de Montbelliard , comte de Mousson; la seconde fut mariée à Bonifaec, marquis de Monlferriit. De cette union naquit Mathilde, comtesse de ’l'oscane , ipii joua un si gr.iud rôle en Italà', pendant les guerres de l’Eni|iire et du saint siège, auquel elle légua lu rost;ane el la Lombardie. Louis de .Monihellinrd, homme de petite indilcsse et de faible c.nractère , n’osa prendre le litre de duc et abandonna lout le gouvernement à sa femme , l une des piiin esses les plus lemarquables de son siècle. Les seigneurs de Har ne'