‹ Histoire des villes de France (volume 3)Chapitre 5 sur 120 · BRIANÇON. SI · texte numérisé non relu

BRIANÇON. SI

■ habité , dit Cborier, de quelques Esprits qui prenoient souvent plaisir de se « rendre visibles aux hommes. » Viennent ensuite, pour nous aider à combler, autant que possible, cette lacune historique, le partage fait par le pape Pasrbal II, entre l'évAque de Grenoble et l’archevêque de Vienne, de l'arebidia- Gonné de Salmorenc, dépendant du territoire de Voiron (28 janvier 1107); l'entrevue que les olBcici's du dauphin de France, Charles, (ils de Jean, eurent dans cette ville avec ceux du comte de Savoie, à l'occasion des troubles du Bugey (6 octobre 1352); la fuite à Voiron d’Alphonse Ornano, lieutenant-général du Dauphiné, lorsque les Ligueurs l'eurent chassé du chef-lieu de la province, et la (iépiilulion qui \iiil l’y (louver au nom du parlement, aOn de solliciter son retour [1580). L'année suivante, h» royalistes, voulant pourvoir au remplacement d'.Vlpboiise Ornano, piisonnier des Ligueurs, convoquèrent à Voiron, pour le 21 novembre, les vonsuls des dix villes, dont le choix tomba sur le président au iwrleincnt , Artiius-I’ninier-Saint-André.

Voiron, aujourd'hui chef-lieu de cnulon, situé dans l’arrondissement de timiolile, ressoi tissait autrefois de l’élection de cette ville et avait le titre de liaronnie ; ses babitaiits jouissaient déjà d’une foire annuelle et d'un marché lieUlomadaire. Ce n'élait, sous la domination des seigneurs ecclésiastiques du Cruisivaudan, qu'un gros bourg dans lu possession duquel Us avaient été main- Umius par le juipe l’aM'Iial II, lors du partage de l'archidiaconné de Salmorenc. Les comtes de Savoie n’avaient point tardé a en usurper le temporel ; les comtes d'Albon s'en étaient saisis, à leur tour, et en avaient fait un lieu considérable, a l’exemple des autres seigneurs, auxquels la jalousie des évêques du pays interdisait l'entrée libre des grandes cités , et qui , pour se venger de cette exclusion , bâtissaient de nouvelles villes sur leurs domaines, ün connaît l’extrême importance que la fabrication des toiles, dites de Voiron, a depuis longtemps acquise; ce seul article a dépassé le chilTre de quatre millions, en 1838 , et peut prendre encore plus de développement. Les gens de la campagne travaillent, pendant l'hiver, au tissage du chanvre excellent qu'on récolte dans le canton ; le mûrier y est aussi cultivé avec succès et la vigne y donne des produits abondants. Les autres établissements industriels de Voiron sont des papeteries, des tanneries, des forges, des raOincrics de sucre, des fabriques de liqueurs Bnes et de chapeaux de paille d'Italie. Claude Expilhj, jurisconsulte et poète, est né à Voiron. '

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