LANGUES
1*11 1816. Un conserve, en outre, dans les archives de Chaumont des lettres assez nombreuses, écrites par Haussai, en sa qualité de maire de In ville de Langres, à In municipalité de Chaumont, et se rapportant aux événements que les guerres de religion Taisaient naître, il la délivrance des prisonniers, à des projets de trêve et de traité entre les Langrois et les Choumontois, etc.
En 1GI4, les troupes suédoises ayant pénétré en Franceà titre d'alliées, sous la conduite du duc de Saxe-Weimar, se portèrent dans le Bassigny et y commirent d'horribles ravages; d'un autre côté, les Impériaux, qu’elles devaient combattre, incendièrent tous les villages des environs de Langres. Tels sont à peu près les seuls souvenirs que le xvii* siècle, si fécond en événements militaires, ait laissés dans rette partie de la Champagne. Il parait cependant que de 1670 à 1672 on ajouta quelques ouvrages de défense aux anciennes fortifirations de Langées. Les fouilles liront découvrir, d'après Hesscln , « trente-six pièces consistant en statues, pyramides, piédestaux, vases, tombeaux, urnes et autres antiquités romaines; on trouva en outre quantité de médailles antiques d’or, d'argent et de bronze. » Toutes ces richesses archéologiques furent envny ées au ministre Colbert .
Il faut traverser deux siècles et arriver a notre époque pour trouver un fait de quelque importance dans l’histoire locale. En 1814, le maréchal Mortier occupait Langrcs avec dix mille hommes, lorsque l'armée autrichienne, conduite par Schwartzemberg , se dirigea vers cette ville. Les Français se retirèrent sur l'ar-sur-Aube, et la défense de Langrcs fut abandonnée nu courage des habitants et de cinquante soldats. In garde national, sachant que l’on était bien décidé à se défendre, reçut à coups de fusil les parlementaires autrichiens qui étaient venus sommer la place d’ouvrir ses portes aux alliés; mais du haut des murailles des traîtres avertirent l'ennemi qu’elle avait été évacuée; alors les Autrichiens se présentèrent au nombre de .'!(), 000, et il fallut capituler, l.es cinquante soldats de Mortier n’eurent que le temps de se cacher dans les maisons procliaines ; l'un d'eux se lit massacrer à son poste. Bientôt les souverains alliés arrivèrent à Ijingres, où leurs ministres traitèrent une partie des questions politiques qui furent résolues par le traité de Chaumont.
Langres, capitale de la petite province de Bassigny, était le siège d’un bailliage et d'un présidial; la révolution en fit d’abord le siège d’un district et plus tnrd une sous-préfecture. Sur la population totale de l’arrondissement, qu’on évalue à 101,393 habitants, 7,45'» appartiennent au chef-lieu. Il y a dans cette ville un collège communal , un grand et un petit séminaires. La coutellerie de Langres est fort renommée. Les habitants, malgré de récents échecs, appellent encore leur cité ; Langres la Pucelle. On y voit quelques antiquités romaines, particulièrement l’édifice élevé en l'honneur des deux Gordiens dont nous avons parlé plus haut, et quelques monuments du moyen Age; le plus remarquable est la cathédrale, dédiée à saint Mammès, et construite, dit-on, sur les ruines d'un temple païen. On y a longtemps vénéré les reliques des trois rois mages, Bidrac, Misac et Abdénago.
Parmi les hommes célèbres de Ijingres nous citerons : Pierre, ilu Chiilel, grand aumônier de France, mort en 1552; tdine Mongin, de l’Académie Française, connu principalement par ses sermons, né en 1068; Uarbier dAumunl , m. 17
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auteur des Sentiments de Ctranthe sur tes entretiens iT Ariste et d’Eugène; Dessessarts, comédien célèbre, qui fit ses débuts à la Comédie française en 1772; les peintres Hichard Tasel et Nicolas Eobert, morts, l'un en 1668, l’autre en 1684; et Denis Diderot , fils d'un coutelier de Langres, né en 1713. '