CHAUMONT
de scs eaux. Les rues sont rapides et irrégulières ; l’église fort ancienne, l’hôtelde-ville, et surtout l’hdpital militaire, dus à 1-ouis XV, méritent d'étre remarqués. Mais ce qui doit appeler surtout l'attention, ce sont les établissements thermaux dont le gouvernement fit l'acquisition en 1812, et qui ont pris une grande importance. Nous entrerons, à ce sujet, dans quelques détails.
La source-mère des bains de Bourbonne , située au pied de la colline qui supporte une partie de la cité, se divise en trois branches, dont chacune a son écoulement dans le ruisseau de Borne. La première alimente l'établissement civil ; la seconde, qui est la principale, le réservoir de la place des bains; la troisième, les deux puits de l'hôpital militaire. La source des bains civils, qu'on appelle communément le Puisard , est extrêmement abondante et très-profonde; on en tire toutes les eaux nécessaires au service général. Les buveurs se réunissent à la fontaine de la place Bourbon. A l'orient, on trouve l’hôpital militaire, où des bassins et des lits sont préparés pour les malades.
D'après les observations recueillies par la science , la température des eaux de Bourbonne est è peu près constante ; cependant , à la suite d'une perturbation atmosphérique , elles impriment au fluide du thermomètre un mouvement d'ascension plus rapide; avant et pendant l'orage, on les voit bouillonner dans les bassins. Depuis le Traité dis admirables verlus des eaux de Bourbonne-les-Uaint, publié en 1570 par Jacob Hubert, et le livre de Jean Le Bon, sur le même sujet, imprimé vingt ans plus tard , il a paru un grand nombre d'ouvrages pleins de savantes recherches et de documents curieux sur ces sources thermales dont les propriétés conviennent à la plupart des affections chroniques. Chaque année, du 1" mai au 1" octobre, douze è quinze cents malades viennent leur demander la santé.'