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LE CATEAU-CAMBRÉSIS

A part Cambrai , il n’y a qu’une ville dans l’anrien Cambrésis , c’est le Caleau. Deux villages, Péronne et Vendelgics, existaient primitivement au lieu où elle se trouve aujourd’hui. Vendelgics, désigné dans un diplôme de Charles-le-Simple,

1. Gregorii Turonousia Chronicon. — Balderiri Chronicon cameracense et atrebatense. — Le Girponlier, Dupont et E. Bouly, Iliatoire de Cambrai. — A. Le Glay, Rechercha tur l’église métropolitaine de Cambrai. — A. Thierry, Lettres sur l'histoire de France. — Dieudonné, Statistique du département du Nord. — Mémoires de Saint-Simon.

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de l’année 911, a laissé pendant longtemps son nom & l'un des faubourgs de la ville. Quant à Péronne, il occupait le terrain baigné par la Selle. Ce fut pour repousser les incursions auiquelles le pays était sans cesse exposé de la part des seigneurs de la Tiérachc et du Vermandois, qu’au début du xi* siècle l'évéque de Cambrai , Erluin, éleva en ce lieu une forteresse. L’empereur Othon 111 autorisa cette fondation et accorda à la ville nouvelle diverses prérogatives telles que les droits de marché, tonlieu, hôtel des monnaies, justice, etc. (1001). Vingt ans plus tard eut lieu la fondation de l'abbaye de bénédictins de Saint-André, qui contribua beaucoup à augmenter l'importance et le lustre de cette petite cité. Dès le xni' siècle, les évêques de Cambrai, seigneurs temporels du Cumbrcsis, avaient au Cateau un palais qui fut restauré et agrandi par Nicolas de Fontaines, mort en 1272. Le célèbre cardinal Pierre U'Ailly affectionnait le séjour du Cateau. Il habitait cette résidence lorsqu'il répondit, par une lettre pleine de dignité, au\ menaces de Philippe-le-Hardi, duc de Bourgogne, qui lui avait fait défense d'accepter I" évêché de Cambrai. Ce fut là encore qu’il se réfugia lorsqu'il sut que, dans Cambrai même, on avait ourdi une conspiration contre sa vie.

Le Cateau, cédé au comte de Flandre en 1108, rendu dix ans plus tard à l’évéque de Cambrai, pillé et brillé en 1133 par un seigneur voisin, Gérard de Saint-Aubert, reconstruit et agrandi vers 1250, fnt encore assiégé, pris et incendié presque totalement par les comtes de llunois, de Clermont et de Nevers, en 1472. I.cs garnisons de Guise et de Saint-Quentin s'en rendirent maîtres en 1481 ; et, à deux époques différentes, en 1521 et en 1543, le roi François 1" s'établit dans ses murs. Douze ans plus tard , le 2 avril 1555, la ville fut brûlée, pillée et démolie par les Français, qui ne pouvaient lui pardonner l'accueil favorable qu’elle avait fait à l'empereur Charles- Quint.

Ce fut au Cateau-Cambrésis, au commencement du mois de janvier 1559, qu'on transporta le congrès, ouvert l'année précédente dans l’abbaye de Cercamp. Les principaux plénipotentiaires de la France étaient le cardinal de Lorraine, le connétable de Montmorency, le maréchal de Saint-André, tandis que le duc d' Allie, le prince d'Orange et l'évêque d'Arras représentaient le roi d'Espagne. Le 3 avril, la paix, dite du Cateau-Cambrésis, fut signée par les ambassadeurs de Henri II, de Philippe II et du duc de Savoie. Par ce fatal traité, la France abandonna presque toutes ses conquêtes ; les seuls avantages qu'il lui assura furent la cession de quatre villes : Calais, Metz, Toul et Verdun.

En 1635, et durant les années suivantes, le Cateau souffrit beaucoup des suites de la guerre que la France déclara à l'Espagne. Louis XIII en fit abattre les remparts et démolir tous les édifices tant publics que particuliers. La ville, ainsi rasée, demeura déserte jusqu’en 1G44; l'on permit alors aux anciens habitants de venir, moyennant contribution , s’y fixer au milieu des ruines. Après la levée du siège de Cambrai, en juillet 1049, l'armée française séjourna pendant un mois au Cateau, qui reçut la visite du cardinal Mazarin. Quand lés armes de Louis XIV eurent, en 1077, réuni Cambrai a la France, le Cateau eut la même destinée, mais il n'en prétendit pas moins ne reconnaître d'autre souverain immédiat que l’archevêque. Fénelon montra une bienveillance particulière pour les habitants du Cateau. Ce fut grâce au respect qu'inspirait ce prélat illustre

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