THIERS
a J'approche d'une petite ville ; elle est située & mi-côte ; une rivière baigne ses murs, et coule ensuite dans une belle prairie... Je la vois sous un jour si favorable, que je compte ses tours et ses clochers; elle me parait peinte sur le penchant de la colline. »
La Bruyère n’avait point vu la ville de Thiers; tel est pourtant l'aspect qu’elle présente ou voyageur, lorsque , suivant la route de Bordeaux à Lyon , il a passé le pont récemment construit sur la Dore. Devant lui, à une demi-lieue environ, se présentent les dernières pentes de la haute chaîne de montagnes qui sépare l'Auvergne du Forez. Encore que ces pentes soient assez escarpées, le sol n'a rien de rude; il est cultivé et riant; des vignes, des prairies, des haies vives, des arbres épars, des villages et des habitations isolées ornent cet amphithéâtre ; plus haut, des masses de forêts occupent les cimes arrondies des montagnes. C’est sur cette toile de fond que se détache la ville de Thiers, appliquée , ou comme dit La Bruyère, peinte sur cette colline. En approchant, on voit qu'elle s'enfonce entre deux montagnes, et qu'à son aspect méridional elle est en terrasse sur le profond ravin qui les sépare. Dans ce vallon étroit, creusé entre des rochers qu’ombrage une belle végétation, roule le torrent de la Durole, sans cesse barré, et retom-
I. Gallia ehristiana. — Amligicr, Histoire manuscrite d' Auvergne. — • Diita'irc. Description des principaux lieux de France . — Chabrol, Coutume d'Auvergne. — Le Grand d’Aussy , Voyage en Auvergne. — Taylor cl Nodier, Voyage en Auvergne. — Talaudler, Résumé de l'histoire <f Au>~ wrgne. — Itnberdis, Guerres religieuses d’Auvergtxe.
'iXàl. .1 '
Pi. n.1«y
Ps 1 ^