‹ Histoire des villes de la province de ConstantineChapitre 1 sur 15 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ka commençant» il y a quelques années, la publication de notices historiques sur nos villes de la province de Constantine, j'ai dëûnl par les lignes suivantes, le but de mon travail ;

Dans la plupart de nos villes algériennes, les hommes chez lesquels s'est éveillé le désir et la curiosité bien naturelle de connaître le passé du pays où la destinée les a placés, sont généralement privés des ressources littéraires que la métropole offre en si grande abondance. Constantine elle-même, cheMieu de la province , si largement pourvue que puisse être sa bibliothèque municipale, ne possède pas encore son histoire. Personne, jusqu'ici, n'a entrepris d'en établir la chaîne à peu près complète et détaillée , les éléments en sont épars dans une série de publications spéciales, souvent très-rares, appartenant au domaine de l'érudition et qui ne sont, à vrai dire, cc^nnues que de très-peu de monde ; il faut pour les rassembler, avoir le loisir de se livrer à de nombreuses et patientes recherches . ^

J'ai entendu beaucoup de gens se plaindre de l'absence d'un livre accessible à chacun, commode à consulter et réunissant en même temps, sur leur patrie d'adoption, tout ce qu'il leur importait de connaître.

La Société archéologique de la province de Constantine,qui s'est imposée la tâche de recueillir et de livrer à la publicité tous les faits authentiques pouvant jCter quelque lumière sur l'histoire locale, tient aussi à honneur de répondre au désir manifesté et nous osons espérer que le projet qu'elle a conçu, loift d'$-

tre considéré comme prématuré, sera, au contraire, accueilli avec sympathie.

t Une œuvre de cette étendue, bien qu'elle contienne divers extraits des meilleurs ouvrages déjà publiés, ne peut s'improviser en un jour ; mais il ne dépendra pas de nous qu'elle ne soit achevée dans le plus court délai possible. Sans aucune prétention au point de vue littéraire, elle aura néanmoins, pour les habitants du pays, le mérite de son utilité.

Notre rôle, pour le moment, se borne, répétons-le, à grouper et à coordonner les faits ; celui deu futurs historiens de l'Algérie sera de les juger et d'en tirer des vues d'ensemble. *

Bougie, Gigelli, Philippe ville, Sétif et quelques localités de i'mtérieur ont été l'objet de mes premières études et possèdent chacune, aujourd'hui^ leur monographie spéciale. Le tour de la petite ville de La Galle arrive maintenant. La Calle, que les indigènes connaissent sous le nom de Presqu'île de France, évoque des souvenirs qui nous sont chers ; aussi, n'ai-je épargné aucunes recherches pour rendre cette notice aussi complète que possible.

Comme l'a dit Montaigne: Je m'en vay ècornifflant par-cy par-là des livres qui me plaisent, non pour les garder f car je n'ai pas do gardoire, mais pour les transporter en celui'cy, oii, à vray dire, elles ne sont pœ plus miennes qu'en leur véritable place.

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