‹ Histoire des villes de la province de ConstantineChapitre 15 sur 15 · NOTB SUR LA DÉLIMITATION DE LA FAONTIBRK · texte numérisé non relu

NOTB SUR LA DÉLIMITATION DE LA FAONTIBRK

La frontière entre les deux régences n'a jamais pu être délimitée d'une manière bien précise, en raison de l'état d'indépendance dans lequel ont vécu et vivent encore les tribus limitrophes occupant le pays qui s'étend depuis la montagne des Khoumir fl), en

(I) Cet éUi d'i&soumiMioii de quelques tribut monUgaanlet tnb* siste encore et au mois de jaof ier dernier, noot aTons tq se produire un fait rappelant Tépoque néfaste de la barbarie africaine. Noos voulons parler du naufrage du Tapeur VAuvergnef à cdté de Tabarque et du pillage du navire par les indigènei riferains. C'est grâce à l'énergie déployée anssitél par notre Consol général chargé d'affaires, M. RoosUn,et du consul de Tunis à Béne» M. Allegro» qoe cet acte de brigandage a été immédiatement réprimé par le GonTemejouent tunisien.

facb rtle de Tabarque, jusqu'au-delà de Tamer'za dans le Sahara. La famille féodale des Harar, seigneurs des Haneneba (1), arrivée en Afrique lors de rinvasion musulmane, se rendit maltresse de toute cette région frontière. Alliée |>lus tard à la race royale des Hafisites dont Timmense royaume allait des frontières d'Egypte jusqu'auprès de Tlemoen.elle joua un rôle important dont parle longuement Ibn Khaldoun, historien indigène du XIY* siècle. Quand Kbeireddine renversa le dernier roi Hafsite et s'empara de Tunis» il sollicita l'alliance des Hanencha et de ses feudataires. Charles-Quint les trouva devant lui lorsqu'il fit occuper Bône en 1535.

Après que les Régences Turques de Tunis et d'Alger se furent constituées, les Seigneurs des Hanencha, placés entre les deux et restant, néanmoins, indépendants, furent tantôt eu paix, tantôt e/a guerre avec Tunis ou avec Alger.

En 1631, ils aidaient les Tunisiens à expulser les Ben Chennouf qui s'étaient emparés du Kef (2), et, en 1637, ils chassaient les Turcs de Constantioe, parce qu'ils avaient détruit le Bastion de France, où leurs Sujets allaient commercer.

Enfin, après une série d'événements qu'il est inutile de rapporter ici, les Cheikhs des Hanencha finirent par reconnaître la suzeraineté du Dey d'Alger. C'est dans cette situation politique que nous les avons trouvés lors de la conquête. Seulement, l'anarchie et les rivalités d'autorité avaient disloqué la Confédération des Tribus auxquelles ils commandaient.

Ainsi la Galât Senan, bâtie sur un rocher escarpé,

(1) Voir dans la Jlevue africaine^ aînée 1874, la OHMiofraphiedé* itlUée (tue J'ai paMIée sur lea Harar, aeffgttears det BtneticlMi.

* M Yolr récriTain Tanlflen Kaïrouanl.

«te, est anjoard'lmi en Utrltoife Taaisifln. Soi», le Bey iBgl», en iSlS^ loa Tonlsien» tt*«B»|MU'lfeat du MamboiU Hnaobi, prôpoed à U ganlo é» eeUe loent litè. Us 1# gsurdèreoi en prison peodAnfc qufilre ans et œ lui rendireiit la liberté qu'en lui faisant payeraient xjBôU» franqs d'amende et robligôrea^ é^ leur Uvrar la Oalât (pii domine rOued BerraU

Qaldm et Tamersui appartenaient aussi jadis au territoire des Harar des Hanencba. -^ Enfin, vers le ncyrd, la limite des Hanencto allait jusqu'à TOued Zaln, en face de Tabarque, en remontant ee eours d'eau jusqu'à sa source et, de là, se dirigeant vers la Medjerda.

A l'appui de çe^ renseignements fournis par la tradition indigène, nous citerons l'opinion d'une foule d'écrivains européens de nationalités diverses, qui les confirment et qui n'écrivaient certes point pour la cause.

Gramaye, dans son' livre, éeriten 1622, comprend Tabarque et Bsi^L dans la provinee de Constanline. L'ambassadeur it^nçais de Brèves, en 1628| signalait que les Qénois établis: ai Tabarque, payaient à la lois aux Tunisiens et aux Algériens les droits île coflft*^ merce et de pécbe.

Pierre bao, pmve français, envoyé à La Oftlle, en i667,asmgne Taba^ue comme limite. L'Bspagnol Marmol la ikurle ù 'la Medferda, près de Byeerte. Dapper, dans sa description de l'Afi^ique, en 1686, place TUbarique dans la province de Bône, et l'Oued Zani, TanelèùÀe Tosca, comme frontière.

Dans les Archives de notre Bibliothèque d'Alger, nous possédons un Diplôme du 5 juin 16d3, écrit en turc, en arabe et en Italien, par lequel Ghàban, Dey

d'Alger,- accorde à Oiovanni-Nfcolo Spèroni, Vantori* satiOQti'habiter Itle de Taterque et le droit de Pèehè da Corail depuis le Cap Roux josqu'au Cap Sertai^ prés de Byzerte et fort loin à TEst de rOued Zaln.

Il est utile de noter que cet Acte a précédé la victoire remportée par les Algériens auprès du Kef et la prise de Tunis. Il n'est donc point basé sur les résultats d'une conquête éphémère qui ne pouvait établir qu'un fait momentané. Cette autorisation de résidence et de pèche était accordée quelques mois avant le cé> lèbre Traité dit VOtéoman, que le Dey Châban passait avec Pierre Hély, en 1694. (Voir ci-nlessus» page 278.)^

L'Espagnol Haôdo, dans le même siècle, rapporte que les Génois de Tabarque payent un droit de séjour au Dey d'Alger.

L'anglais Schaw en 1732 fixa la (^ontière à i'oûed Zaln.

D'après Desfontaines, voyageur français, qui visita Tabarque en 1785, voici en quels termes le Bey d'Alger écrivit an Bey de Tunis, sur l'avis qu'il eût que la France lui demandait d'acheter Tabarque pour en faire une place de commerce et un dépôt pour la pèche du corail :

« J'apprends que la France voudrait que tu lui vendes Tabarque pour la pèche du corail. Garde-toi bien de le faire. Je te permets de la céder à tous autres chrétiens, mais tu ne dois pas ignorer que les Français sont mes plus grands ennemis. J'ai déjà une dent pourrie dans la mâchoire, qui est Oran et que je ne puis arracher (aux Espagnols), gaixie-toi bien d'y en ajouter une autre, si tu ne veux pas que je te détrône »

Le Consul américain Bhaler, qui puisait ses renseignements auprès des ministres algériens, dit aus* si, dans son livre publié en 1825, que les confins des deux régences sont à Tabarque, à l'embouchure de Teued Zaln.

TABLE DES MATTÊRES

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Ja«raaldaLaCalla,eBt77S. M

Catraipaadaica daUCallaalda léaa M

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Paaraitwaa dagralûàlaFraBca m

Sappraialaa da to TaMpagala d'AJHqiw, a» vm 4èt

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Met AgenU Maltraitée à Celle. Uê

AceiicepearleGOiiiptedel*Élet,esl1Q0 IM

.Mdaratloii de Kncrre^ toai lee PraBçala aiUes kagae,

dettraetloB de U Celle, lit» M3

D«bol»>Tliabivllle à Alger, paix de IM 9M

ReetltàtieB dea CeseeisloM d'Afrliiiie BOT

Raptere avee la Fraaee, ea 1801 500

LettreadeBesaparteaaDeydr Alger 504

FalxdelOH 600

Beoaparte meeace d'eoTahlr TAlgérie 000

Sellafactloiifl aceordéea à la VrMce HO

TieebleeàAlger,leaJalfimaaaecrée 500

Lea ABglala te font céder La Celle «I lea ealrea cenp-

Idrt^enlOOO 000

Lea Françaiaréoceopeol La Celle, en 1017 500

M. yerel, de MaraeUle» ceaceeiieimelre 000

NesYelle rnptere ea 1017 et deatrsetioa de Le CeBe. . 000

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