‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 13 sur 92 · X. R. Folacaxé. Ia Matin, z8 avtU · texte numérisé non relu

X. R. Folacaxé. Ia Matin, z8 avtU

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dans le monde \ » Il ne peut plus même être question de gagner du temps. A Paris, un plan d'occupation et d'exploitation de la Ruhr est mis au point. Le Vatican a décliné de servir d'intermédiaire. Voici le moment décisif. « Il y a des semaines, dit le Temps (23 avril), qui décident le sort d'une génération. » Il y a des minutes qui décident celui d'un Empire... Enfin, on connaît, le 27 avril, la pensée du gouvernement, sa solution, que contient une note remise l'avant- veille, comme une carte suprême, au chargé d'affaires américain à Berlin. (Voir Annexes : Les propositions aHemandes avant le 1^^ mai 1921.) Le docteur Simons, au Reichstag, le fait suivre d'un discours (voir Annexes) qui consolide la situation de son cabinet, et d'où cette phrase est à détacher : « Il y a pour chaque violence une Umite qu'aucun peuple ne permet plus de franchir, et il est dangereux d'approcher trop de cette limite. » Agressivité qui ne trompe personne, pas plus que l'ironie de ce paragraphe : « M. Briand m'apparaît comme un homme qui, pour s'emparer de substances précieuses, brise et vide la cornue avant que l'opératicm chimique soit achevée. » Il n'en est pas moins vrai que les propositions sont insuffisantes, qu'aucune précision n'y figure, quant au nombre et à l'importance des annuités, qui seront seulement subordonnées à la capacité de paiement de l'Allemagne. L'Allemagne veut bien reconstruire la France ravagée, mais nous devrons évacuer les pays rhénans. Que devient, en ceci, le traité de Versailles? Dérisoirement, sans doute, la Deutsche AUgemeine Zeitung calcule que le dernier paiement aura lieu dans 88 ans. Le 28 avril, M. Simons, anxieux des événements proches, affirme que le désarmement de l'Allemagne est effectué sans réserve. « Nul ne peut penser que l'Allemagne menace la France. Il ne faut pas perdre tout espoir de voir se produire un changement dans

préacatant une base convenable de discussion. » (Réponse de M. Hughes, secrétaire d'Ôtat, 32 avril.)

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