‹ Histoire du Bas Empire (volume 2)Chapitre 5 sur 29 · CONSTANT ET HAGNENGE. IO · texte numérisé non relu

CONSTANT ET HAGNENGE. IO

entre ses Gk, celle de donner des royaumes à ses trois frètes ^ et de poser ainsi les fondemens de ce fatal s^tëme qui produisit de si longs malheurs par le suite, et devint, dans les monarchies naissaites de l'Europe moderne , la cause de tant de gierres intestines, de haines implacables et d'aisassinats.

Diviser l'État entre tant de princes , c'était ôter au peuph romain la seule compensation de la perte de la liberté, le repos; c'était ajouter aux inconvéniens du pouvoir absolu tous les maux de la discorde.et de l'anarchie.

La volonté d<; Constantin ne fut px<5cutée qu'en partie. Le sénat, le peuple et les légions ne voulurent reconnaître d'autres princes que ses enfauQs • l'armée se i*évolta contre ses frères : on respecte rarement la vie de ceux auxquels on arrache une couronne; les trois frères de Constantin et cinq de ses neveux furent égorgés; on n'épargna que les deux fils de Jules : Gallus échappa aux «ssassins; une maladie grave fit croire que la mture allait terminer ses jours ; son jeune frère Jilien était âgé de six ans; Marc, évêque d'Aréthise, sauva cet ennemi futur des chrétiens, et, ei le cachant sous l'autel, le déroba aux poignards de ses ennemis.

L'opinion pu)lique attribua ces meurtres à Fambition de Gnstance ; saint Grégoire de Nazianze n'en accise que la rage des soldats; mais^

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si Ton en croit plusieurs autres hist>riens^ Constance , sur la fin de sa vie , se repmtant de ses égaremens^ considéra ses défaites t la stérilité de ses femmes comme une juste pmition de ses crimes.

Les princes ne peuvent faire régler la justice que lorsqu'ils sont eux-mêmes sounis à la loi et protégés par elle. Ceux qui n'appuient leur autorité que sur la force se voient contraints de lui obéir. Un souverain , chef d'une faction , est forcé de céder à toutes les passions de son parti j les soldats^ excités d'abord au crime ^ ne purent plus ^tre arrêtés dans leur furie ; ils égorgèrent plusieurs courtisans de Constantin ; la haute dignité du patrioe Optatus ne garantit point sa vie. Ablavius, préfet du prétoire, etoqu'on regardait comme tuteur de Constance, semblait devoir inspirer plus de respect aux factieux; ils lui tendirent un piég« pour le perire.

Dans tous les temps les mêmes passions produisent les mêmes effets ; on v/t et l'on verra toujours l'esprit de parti créer des conspirations pour se donner le droit et le méâte de les punir. Quelques officiers, à la tête d'uie troupe de soldats, font croire au malheureix Ablavius que le sénat veut le décorer du tita d'Auguste , et que l'empereur sera forcé d'y onsentir. Pressé par ses amis, l'infortuné se rend lux vœux de ces perfides j ils le décorent de la pourpre, et ceux

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qui Font séduit^ changeant de langage et le déclarant rebèle, le massacrent sans pitié.

Ils voulaioit immoler sa fille Olympias^ elle trouva un asie dans la cour de l'empereur Constant; il projetait même de lui faire partager son trône; mcis^ lé sort ayant tranché ses jours, comme on U verra bientôt^ Olympias épousa Arsace,Toi dArménie.

Le chef de tous ces factieux ^ l'âme de tous ces complots ^ l'auteur de tous ces meurtres, était le grand chambellan Eusèbe , eunuque et privé de vertudcomme de sexe. Ce vil et ambi-^ tieux courtisan, sans mérite et sans principes , déshonoré par s<g vices et par sa cupidité, sacrifiant sa conscieme à la fortune, n'ayant d'autre habileté que celle de se tourner du côté du soleil levant, et ne conmissant de dieu que son intérêt, paraissait tellem$it alors le maître de l'empire, qu'on disait ironiquement dans le palais que l'empereur jouissait d'un assez grand crédit prés de son chambellan. Telétait alors le sort de Rome : elle avait perdu ses héros, et la maîtresse du monde était livrée aux spéculations d'un courtisan sans foi et soumise aux caprices d'un eunuque.

Les trois fils du grand Constantin, &'étant ré- p,rtage unis à Constantinople, y délibérèrent sur leurs ^entr"»«* intérêts communs : s'étant rassemblés encore en *°^*"*' Pannonie, ils arrêtèrent le partage définitif de l'empire. Constance eut l'Asie entière, l'Egypte,

no CONSTÀNTIW ir, CONSTANCE»

Gonstantinople et la Thrace ; Constant posséda l'Italie avec riUyrîe et l'Afrique, Cmstantin réunit aux Gaules l'Espagne et la Bretagne j mais ce prince conserva sur la Mauritaiie des prétendons qui ne tardèrent pas à ronpre entre ces trois frères les liens de la paix ei de l'amitié.

Constance^ et les ariens qu'il pro.égeait, continuaient à persécuter Âthanase^ qii vivait relégué dans la Gaule. Constantin^ Ion de partager ^leur acharnement, prit son part et le renvoya en Egypte; son retour, ranimaa l'espérance et le courage de ses amis, donn? une nouvelle force aux dissensions qui désolaient Alexandrie.

La présence de Tempereur le contenait pas avec plus de succès l'esprit turaulent des sectes dans Constantinople. Peu de temps avant la findu règne de Constantin , Alexindre, évêque de cette ville, était mort. Avant d'expirer, il dit à gon clergé : « Si votre dessein est de choisir l'é-' » vêque le plus vertueux, élisez Paul; si vous » voulez vous assurer le crédit du plus habile i) courtisan, donnèzvos suffrages à Macédonius.»

Celui-ci fut élu parles ariens; les catholiques donnèrent leurs voix à Paul, qui obtint la majorité des votes : mais, sur les accusations d'Eusèbe , il fut exilé dans le Pont.

Guerre Coustancc, cu moutaut sur le trône, le rap-

avec les ' ' *

pela. Une guerre étrangère fit quelque temps trêve à ces troubles civils. Sapor, roi de Perse ?

Pertes.

CONSTÂIïT ET MA6NENCE. I 1 1

assiégea Nisibe , aujourd'hui Nesben , dans le Diarbeck. Cette place importante était la clef de la frontière ; les habitans^ montrant quelque trace de l'ancien courage romain , se défendirent avec vigueur. Après soixante-trois jours d'efforts inutiles y le roi leva le siège. Le peuple de Nisibe , comptant plus sur les secours du ciel que sur ses armes , attribua sa délivrance aux prières de Jacques ^ son évêque.

L'empereur Constance, voulant profiter de ce succès, marcha contre les Perses; mais comme il ne savait pas commander, les légions ne voulurent pa» obéir.

Ce prince, formé par son père aux exercices militaires , y montrait assez d'habileté ; mais il négligeait la discipline , seule base de la force des armées. Le désordre , produit par sa faiblesse , aurait entraîné de grands reyers , si les Goths et les Sarrasins ne lui eussent alors fourni d'utiles secours.

L'Orient se vit ainsi défendu plus par ces Barbares que par les Romains. Constance , soutenu par eux, pacifia l'Arménie et lui rendit son roi, que les Perses avaient chassé. Sapor rentra dans ses États ; l'empereur ne le poursuivit point ; perdant l'occasion et manquant à sa for^ tune, il préféra la capitale aux camps, les intrigues aux combats , et abandonna les affaires de l'empire pour celles de l'Église.

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112 OONSTANTIN II, CONSTANCE,

Dissensions Domîné par les ariens , il convoqua un concile

ecclësiasli- * ni

ques. à Conslantinople ; Paul y fut déposé, et chercha un asile dans les Gaules, où Constantin l'accueillit favorablement. L'ambitieux Eusébe se vit alors au comble de ses vœux j le clergé de Constantinople le choisit pour évéque.

Les ariens d'Alexandrie élurent en même temps un nommé Piste pour l'opposer à Atha?nase. Eusèbe de Césarée ne jouit pasi long-temps de son élévation ; il mourut, et on lui donna pour successeur son disciple Acacius, plus courtisan que pieux , et qui se montra successivement arien et catholique , selon que la fortun^r favorisait l'une ou l'autre secte.

Cependant, à cette époque, où l'intrigue était en faveur et le mérite oublié, on vit élever au consulat Acyndine et Proculus , tous deux distingués par leurs vertus et par leurs services. Proculus prétendait descendre de Valérius Publicola, et ne se montrait pas indigne de ce nom. ^^"V'î' Les trois empereurs s'accordèrent pour faire

nement des ^ r

trou empe- des \q\^ diss^z sagcs: lls maintinrent et mirent en vigueur les institutions municipales , publièrent des édits sévères contre les délateurs, et mirent un frein aux désordres produits par la fréquence des mariages incestueux.

Un décret, moins juste et moins politique, défendit aux -juifs d'épouser des femmes chrétiennes.

GONSTi^t ET MAGKENGE. Ii3

L'empire ne pouvait espérer ni une longue paix ni un bonheur solide sous le régne de trois princes mmtrisés par leurs passions ; celui qui montrait le plus d'habileté était Constantin ; on respectait sa justice, on admirait son courage, on aimait sa bonté ; mais ses qualités se trou-* vaient ternies par une impétuosité téméraire qui le perdit.

Constance, faible et présomptueux, ne pouvait ni faire le bien ni empêcher le mal. Con-* stant, livré aux voluptés, faisait mépriser ses vices, accablait le peuple d'impôts, et inspirait à la fois le désir et l'espoir de le détrôner.

Constantin , n'ayant pu lui persuader d'ac- ^on cueillir ses réclamations relativement à la Mau- ^ ^iritanie, voulut se faire justice par les armes. Rapide dans sa marche, il franchit les Alpes; les généraux de Constant, qui connaissaient sa bouillante ardeur, feignirent à son approche de prendre la fuite. Constantin les poursuivit sans prudence, tomba dans un^ embuscade près d'À-> quilée, et opposa de vains efforts à la multitude d'ennemis qui l'entouraient'; ils le renversèrent de cheval et lui tranchèrent la tête. Son frère Constant profita seul de sa dépouille, et réunit tout l'Occident sous sa domination.

La haine du vainqueur survécut à sa victoire * il proscrivit tous les amis de Constantin. On ne doit point s'étonner si , dans ces temps barbares ,

Ïl4 CONSTANTIN Uy CONSTANCE,

les églises, les séminaires, les monastères et les ermitages se peuplaient aux dépens des camps ; des cours, des villes et des champs. Le manteau de la religion était la seule égide sous laquelle on put vivre à Tabri de la tyrannie des princes, de la fureur des partis et de l'inconstance de la fortune.

Nouvelles La mort de Constantin privait Athanase de

dissensions in • i «19

ecciésiasti- SOU plu$ tcrme appui; les ariens 1 accusèrent d'hérésie , de rébellion , et cherchèrent à le perdre dans l'esprit de Constant et du pape.

Le Saint-Siège, occupé succe$sivement par Sylvestre et par Marc, l'était alors par Jules. Ce pape, juste, charitable, vertueux, se montrait digne des premiers temps de l'Église ; protégeait le malheur contre la puissance , il accueillit les- plaintes de l'évêque d'Alexandrie , dont cent évêques signèrent la défense; et, dans l'espoir de terminer enfin ces scandaleux débats, il convoqua en 34o un concile qui se réunit Tannée suivante à Antiocjie. L'Église en a conservé les canons, et cependant, ce qui est remarquable, c^est que, dans la profession de foi qu'on y rédigea, le terme de consubstantiel fut omis. Dans la plupart des affaires de sectes et de partis, les hommes occupent plus que les choses, et ceux qui paraissent défendre des opinions ne combattent souvent que pour des intérêts. En vain le pape Jules voulait sincèrement la paix;

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les passions s'y opposaient^ et Constance favorisait celles de la faction arienne.

Au moment où l'on croyait le concile terminé, soixante évéques catholiques étant déjà partis, quarante éveques ariens qui.restaient reprirent leurs séances, et condamnèrent de nouveau Àthanase. Grégoire fut nommé à sa place. Cette nouvelle, répandue dans Alexandrie, y produisit la plus grande fermentation. Le peuple s'opposait à l'installation du nouvel évéque ; Grégoire, 'accompagné de soldats commandés par Fhilagre, préfet d'Egypte , enfra dans cette ville comme s'il l'avait prise d'assaut ; les églises furent profanées, les vierges outragées, les catholiques massacrés. Le duc Balan, qui professait le polythéisme, fit condamner au fouet trente -quiaitre personnes. Il voulait exécuter l'ordre de l'empereur et faire trancher la tête d'Àthanase, qui trouva encore son salut dans ia fuite*

On cherche toujours des crimes à ceux qu'on persécuté : Grégoire attribua tous les malheurs de cette sédition aux intrigues d'Athanase, et, pour justifier son accusation, il fabriqua un faux décret du peuple d'Alexandrie , qu'il fit signier par des ariens , par dea juifs et par des païens.

Balan, profitant de cette circonstance pour assouvir sa haine contre les chréti^s, répandit la terreur dans tojute l'Egypte ^ immolant sans

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distinction tous ceux qu'on soupçonnait d'atta-chement à l'évêque proscrit.

Athanase , échappé aux fers de ses ennemis , court à Rome, écrit à tous les évéques, leur retrace les malheurs et les affronts de TÉglise , et se compare au lévite d'Éphraïm qui , voyant le corps de sa femme victime des plus horribles outrages, le coupa en douze parts, et les envoya aux douze tribus d'Israël.

L'empereur d'Occident, comme celui d'Orient, les grands de leurs cours , leura ministres, leur.s gardes, la multitude esclave de la faveur, les légions qui ne connaissent que l'autorité, semblaient tous alors réunis pour accabler Athanase. Tout l'empire, comme le dit un historien du temps, se trouva surpris de se voir arien.

Quelques évéques courageux, l'intrépide Jules, la généreuse Entropie, sœur du grand Constantin, résistèrent au torrent et protégèrent l'infortune. Jules convoqua dans Rome le synode que les accusateurs d'Athanase avaient euxmêmes demandé. Ils refusèrent de s'y rendre.

Les mêmes violences qui avaient éclaté dans Alexandrie ensanglantèrent Constantinople. Les ariens venaient d'y élire de nouveau Macédonius. Les catholiques, indignés, rétablirent Paul sur son siége^ Constance donna l'ordre à Hermogène, général de la cavalerie, de chasser l'évêque catholique. En vain la multitude le dé-

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fend ; ils l'arrachent de l'église. Le peuple entier se soulève alors^ met en fuite les soldats et égoi^e Hermogéne. Constance , furieux , accourt pour le venger. L'aspect du prince et de sa gard^ fait succéder la terreur à l'audace. Le sénat et le peuple, prosternés aux pieds de l'empereur, calment avec peine son courroux. Enfin, accordant la vie aux rebelles , il réduit à moitié la distribution journalière qu'on faisait au peuple de quatre-vingt mille mesures de blé.

Cependant le parti d'Âthanase , soutenu par le pape , reprenait quelques forces dans l'Occi^p dent. Constant parut se déclarer en sa faveur et sentir la nécessité de rétablir la tranquillité publique, troublée par de si honteuses querelles; il écrivit à son frère Constance : « Imitons la to- » lérance et la piété de notre père; c'est son plus » bel héritage et le fondement de sa puissance. » *

Il le priait dans la même lettre de lui envoyer quelques évéques ariens, afin de coupaitre et d'approfondir leurs griefs. Ces évéques arrivèrent portant une profession de foi qui ne conte-^ nait pas le mot consubstantieL Jules et Constant la rejettent; les ariens , qui avaient promis de se soumettre à la décision du pape ^ l'accusent d'attenter à la souveraineté de l'Église, en jugeant un évèque déjà condamné par un concile. Celui de Rome soutient les droits du pape et justifie enfin Athanase.

I 1 8 CONSTANTIIf II , • CONSTAW CE ,

Guerres au Tout Semblait aloFS conspirer à la ruine de fléaux dans Tempire j l'invasion des Barbares et les fléaux

Temptre. '^ • , , , , ,.

célestes se joignaient aux troubles civils et aux discordes religieuses pour hâter sa chute. Pendant l'espace de dix années, presque toutes les villes d'Orient se virent bouleversées par des tremblemens de terre. A la même époque les Francs se répandirent comme un torrent dans la Gaule, qu'ils devaient un jour conquérir, ravager, régénérer et illustrer.

Libanius, en retraçant les mœurs^de ce peuple guerrier, le considère comme le plus formidable des ennemis de Rome. « Les Francs, dit- » il , sont plus redoutables par leur courage que » par leur nombre : vaillans sur mer comme sur » terre, bravaiit l'intempérie des saisons, la » guerre est leur élément ; ils regardent la paix * >* comme une calamité, le repos comme un escla- » vage : vainqueurs , rien ne les arrête ; vaincus, i> ils se relèvent rapidement sans laisser à leurs » ennemis le temps de quitter leurs casques. »

En 342 , Constant marcha contr'eux : les succès de cette guerre furent balancés , et l'empereur ne put les décider à repasser le Rhin qu'en leur payant un tribut.Il descendit ensuite en Bretagne , et remporta d'assez grands avantages sur lesCalédoniens, qu'il contraignit à se soumettre.

Sous le consulat de Placi dus et de Romulus*,

♦ An 343.

CONSTANT ET MAGNEWCE. IlQ

rOrient se vît encore le théâtre de difFérens combats que le courage des Romains et des Perses rendait meurtriers, et querincapacitédesiîheft les empêchait de rendre décisifs. Les armes de Constance , dans le cours de l'année 344 > furent heureuses; il éloigna l'ennemi r ses généraux obtinrent quelques avantages sur les Arabes qui habitaient une contrée voisine du royaume de Saba, et qui , croyant trouver la vérité là où ils voyaient la victoire, embrassèrent le christianisme. Ces Arabes prétendaient descendre d'Abraham par un fils de Cétura.

Ce fut à cette époque que Tévéque Théophile porta dans l'Inde à la fois l'Évangile et l'arianisme. On dît qu'à son retour il convertit les peuples de l'Abyssinie.

Si le christianisme s'^tendsiit alors dans plu- Manjrs sieurs contrées lomtaines, la politique deSapor nume m s'efforçait d'arrêter ses progrès dans la Perse, Cet ennemi implacable des Romains déclarait aussi la guerre à leur culte, et, si Ton- en croit les historiens du temps, seize mille martyrs furent victimes de sa cruauté.

Sous le consulat de Constant et deConstahce'^, ouverture l'empereur d'Orient fit ouvrir à l'embouchure scLT de rOronte le port de Séleucie. Dans la même année , un concile rassemblé à Milan se sépara sans avoir rien pu décider. Les évêques d'Asie

* An 346.

ileucie.

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