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CHAPITRE XIV

(Ans de J.-C. 518-527.)

niMoQMoii d'Amantint au poaYoir, — Élection de Jnstin par Tarmée. — Adminis- ^l^Uon de Proclus. — Portrait de Lqpicine, snrnommée Eaphémia. — Adoption de 'utinien par Justin. — Prédilection de Jnstin pour le catholicisme. — Conspiration ^>tra Juatio. — Mort de VitalUen par la perfidie de Justinien. — Querelles des ■fiVinujidu cirque,— Désordres de la faction bleue. — Guerre avec le roi de Perse. f —Premières armes de Bélisaire. — Guertes d'Élishan, roi d'Abyssinie, contre les

ir ^M^cfl* —Ambassade «t mort du pape Jean OiigrAce de Boèce et de Sym-

te(\ue. — Portrait de Boèce. — Sa condamnation et sa mort. — Mort de Sym- Wgoe. — Hort de Tbéodoric— Régence d'Amalasonte.— Athalaric est roi d'I- Wlè. — Justinien est nommé auguste . — Mort de Justin .

Aijastase ne laissait après lui que trois neveux sans ta- Ms, sans crédit; ils n'inspiraient de confiance ni de crainte ^ aucun parti, et ils tombèrent dans Toubli dès que leur Oûcle cessa de vivre. L'eunuque Amantius, ministre d'Ana- ^^, dans les derniers temps, gouvernait l'État sous le nom "^soui^iaître : n'osant aspirer à l'empire, il voulut l'acheter

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pour un ^utre, et fixa son choix sur Théocritc, patricien dont le dévouement et la faiblesse lui garantissaient la coaservation de son pouvoir. Justin fut chargé par lui de g»» gner les sénateurs, les soldats et le peuple. Il commandai^ alors la garde ; et, dans les pays soumis au despotisme, oft^ voit presque toujours le trône renversé ou usurpé par ll> force destinée à le défendre. L'ambitieux arfiné, qu'on place si près de la couronne, n'a, si on peut s'exprimer ainsi, qoi. le bras à étendre pour la saisir.

Justin, nourri dans les camps, s'était concilié l'affectiM des troupes, dont il avait partagé les périls et les travaux; ■ elles aimaient sa bravoure, sa force, son regai'ë ficTH*^ teint coloré, sa vie aventureuse, et même sa grossière ^orance. Il se servait de l'or que lui prodiguait Amantius pour, faire de grandes largesses aux officiers, aux principaux sénateurs, au peuple ; mais ce fut pour lui-même qu'il soUicifil, leurs sufiFrages; et, d'un consentement presque unanime, ils l'élurent empereur.

Le comte Jean s'était mis sur les rangs pour lui disputer la couronne ; mais son parti, trop faible, ne put empêcher ni même retarder l'élection.

Dans un moment où l'empire se voyait attaqué de tous côtés par les Barbares, on aurait pu regarder comme néccs* saire le choix d'un empereur guerrier. Justift devait sa fortuife à ses exploits, mais quand il monta sur le trône, il était âgé de soixante-huit ans, et la vieillesse avait refroidi soa | courage.

Si le nouvel empereur manquait de lumières, il possédait au moins la première qualité d'un prince, l'art de connaltr* les hommes et d'en tirer parti. Gomme la science militaire était la seule qu'il eût étudiée, il ne se chargea que de ^a^ mée, et confia l'administration de l'empire au questeur Produs, homme intègre, expérimenté, savant et généralement estimé.

La femme de Justin se nommait Lupicine ; d'esclave ill* ^ était devenue sa concubine, son épouse^ et enfin impéra*'

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