L, T : Greville ; J : nommé Grenille
dit seigneur et oncle que son bon droit lui soit gardé et ferez faire telle provision audit George, au nom d'elle, que si d'aventure on lui faisoit quelque novité, qu'il puisse avoir la possession et jouissance desdites places dessus nommés, jouxte la forme dudit testament et dernière volonté de sondit feu mari, et, quand il vous plaira quelque chose, moy mander et moy faisant savoir je le ferai de bien bon cœur, à l'aide de Dieu, auquel je prie, Madame, qui vous doint bonne vie et longue. Écrit à Genève, le XX jour de février. Votre humble neveu, Amé. »
Quelque temps après, procès étant intervenu, l'an 1500, au conseil de M. le Duc, en la cause de la damoiselle Duyson, veuve du sieur de la Bastie-Balvey, et Me Philibert de la Platière et autres défendeurs, en laquelle cause ladite damoiselle et le seigneur de Londres, ayant débattu la souveraineté de Dombes et interjeté appel en la chambre de l'Empire, auraient été arrêtés en la ville de Trévoux, et depuis, à la prière du duc de Savoie, M. le duc de Bourbonnais ordonna qu'en se dédisant ils seraient élargis, ce qu'ils firent le n août 1503, et ce qui autorise bien la nullité des prétentions du duc de Savoie.
IX. — Pour répondre maintenant à ce que Bodin a écrit au chapitre ix de sa République que les seigneurs de Beaujeu s'érigèrent en souveraineté, sous la protection du vicariat de Savoie, duquel ils s'avouèrent et puis après s'en exemptèrent; je ne disputerai point de l'aveu, puisqu'il est certain qu'ils tenaient quelques terres des comtes et ducs de Savoie qu'Edouard avait données à Guichard le Grand pour le dédommager de la perte qu'il avait faite pour lui de ses châteaux de Miribel et autres en la bataille de Miribel J où il fut fait prisonnier combattant pour le comte de Savoie; dire maintenant qu'il n'y ait eu de l'injustice du côté du Savoyard, en ce que voulant évaluer la perte qu'avait faite M. de Beaujeu à son occasion, il l'assujettit à un nouvel hommage auquel il n'était aucunement tenu avant la perte de ses états; c'est ce que je ne puis désavouer, et, quant à l'exemption dont parle Bodin, je trouve que les seigneurs de Bourbon firent très sagement puisque le duc de Savoie n'avait aucun droit de le leur demander ni comme seigneur de Baugé qui n'avait jamais eu droit de supériorité sur la maison de Viliars, ni comme comte de Savoie qui ne devait pas