G : coffre 4, cote D, 1™ liasse
des rentes de l'hôtel de ville de Lyon, qui est à présent seigneur de Fétan .
Contrat du 25 février 1604, par lequel M. le Duc céda, affranchit et délaissa à Antoine Jaquet, écuyer, maître de la poste de Lyon, sieur de la maison et fief de Fétan, assis en la paroisse et châtellenie de Trévoux, les cens et servis dus à Son Altesse sur les fonds appartenant audit Jaquet, pour demeurer lesdits fonds francs, quittes et exempts de tous droits et censive directe vers mondit seigneur, comme aussi M. le Duc vendit, audit Jaquet, les cens et servis à lui dus, en droit de directe, par les nommés Canet, dit Caresme, Gutain Sado, dit Molard l.
Fief de Fourquevaux. — Ce fief s'appelait autrefois les moulins de Corcelles, et l'on voit, au trésor de Villefranche, sur les 108e, 109e, 110e et 111e feuillets du IIe volume des enregistrements2, comme M. Charles, duc de Bourbonnais, par ses lettres de l'an 1433, confirmées par autres de l'an 1447, donna, en récompense de services, à M. Simon de Rovedis de Pavie, son médecin 3, la pension annuelle de
1. G : coffre 7, cote G, 9e liasse. — 2. G : vol. des enregistrements, cote n° 11. — 3. Le ms. J porte ici en note marginale : Des mémoires de famille donnent à Lancelot de Beccaria, père de Simon de Pavie, une femme appelée Charlotte de Royers, et il épousa cette demoiselle, à la charge par lui de porter ses armes qui étaient trois roues d'or en champ d'azur, et ce nom-là s'est perpétué pendant plusieurs générations. Jean de Pavie, qui acheta de son beau-frère, Jean Palquier, la baronnie de Fourquevaux, fait ajouter à son écusson celui de sa grand'mère, qui était cette Charlotte de Royères. Cet écusson est placé à un coin d'une tour du château de Fourquevaux. Des mémoires de famille donnent aussi à Simon de Pavie, père de Jean et fils de Lancelot, une femme nommée de Saint-Amour. La famille de Royères et de Saint- Amour a donné différents sujets pour comtes de Lyon en 1100. L'abbé Le Laboureur, dans un livre intitulé les Maîtres de Vlsle Barbe de Lyon, article de la famille d'Eustache Dodieu, où est dit que Izabelle Dodieu, fille d'un Guillaume Dodieu, mort en 1483, après avoir été consul et échevin de Lyon, épousa Pierre de Pavie ou de Rovedis, de la maison de Fourquevaux. Ce Pierre de Pavie était fils de Simon et frère de Jean, conseiller au parlement de Toulouse. François de Pavie, fils de Jean, se maria en premières noces avec Rose de Magnen, dont il eut Reymon de Pavie. Cette femme étant venue à mourir, il se maria avec Anne Merlate; il eut de cette femme quatre filles : i° Marguerite de B. de P. de R., mariéeà Lyon le 21 janvier 1530, avec Guillaume Guiliquin, docteur es droits, juge de Montagnet au pays de Beaujolais; 20 Anne; 30 Marie, et 40 Béraude de
vingt ânées de froment dues par chacun an sur les moulins de Courcelles, avec toutes les appartenances desdits moulins, assis sur la rivière de Formans, au mandement de Trévoux, ensemble une maison et jardin assis en ladite ville de Trévoux; autres lettres de Jean, duc de Bourbonnais, du 4 juin 1473, confirmatives de la précédente donation, faite par ledit feu seigneur, son père, audit de Rovedis, avec les vérifications et enregistrements d'icelles, ensuite desquelles sont encore autres lettres dudit seigneur, données les mêmes mois et an, par lesquelles il donna, à sondit médecin, natif de Lombardie, le pouvoir de tester de ses biens qu'il avait en Dombes.
Ce Simond de Rovedis était fils de Jacques, qui le premier vint en ce pays et eut un fils, Jean de Rovedis, dit de Pavie, qui suivit Jean de Bourbon, gouverneur de Languedoc, au moyen duquel il fut reçu conseiller au parlement de Toulouse, le 15 janvier 1467, et baron de Fourquevaux audit diocèse; il vivait encore en 1487, comme appert d'un acte latin du 15 novembre, où il est nommé Jean de Rovedis alias de Papia, conseiller au parlement de Toulouse, d'un compromis et transaction entre lui et Guillaume, Benoît et Pierre Collet frères, de la paroisse de La Bruyère, touchant un pré appelé le Pré Neuf, certains arbres, saules et noyers, situés entre un sien pré et le pré desdits Collet que chacun d'eux disait lui appartenir. Il eut deux fils, Ray-
Pavie, religieuse au couvent de la Dézerte à Lyon. Il eut de ce mariage deux fils, Jean et Guichard, à qui Rémond, leur ci-dessus frère, donna pour leurs droits les biens situés dans le Lyonnais, Beaujolais, Dombes et Bresse. On n'a aucune trace de ces deux frères, qui apparemment sont morts sans postérité; s'ils laissèrent des biens, il est probable qu'ils enfouirent (?) aussi les titres. Il y a apparence, cependant, qu'une Péronne de Pavie, qui épousa un Roset, qui avait la terre de Loubatière, près d'Ayda, était fille ou de Guichard ou de Jean, gouverneur de Narbonne. François de Salornay, seigneur de Champarnay, épousa, l'an 1494, Anne ou Agnès de Saint-Amour, fille de Claude de Saint-Amour et de Théode Pavie *. Il serait question de trouver le contrat de mariage de Claude de Saint- Amour avec Théode de Pavie. Pierre de Salornay, seigneur de Serière, et depuis seigneur de Champerny, par le testament de François de Salornay, son oncle, s'allia par mariage avec Philiberte de Saint-Amour, le 23 avril 1497. Cette Philiberte est fille de Claude de Saint-Amour, seigneur de Foncraine et de Villiers, et de Théode de Pavie. Chercher ces deux contrats de mariage, chez M. de Salornay, à Lyon, et chez M. de Saint-Amour. Chercher des actes qui prouvent que Jean de Pavie était fils de Simon.