Ce qui suit est d'une écriture plus récente
mond et François de Rover (c'est ainsi que Raymond est appelé dans l'histoire manuscrite de la maison de ville de Toulouse); ce Raymond fut baron de Fourquevaux et gouverneur de Narbonne et ensuite de Toulouse, où il fut envoyé par M. le maréchal de Joyeuse, lieutenant général pour le roi au gouvernement de Languedoc, de l'an 1562, après que les huguenots se furent saisis de la maison de ville de Toulouse, et qui, l'année d'après, fut honoré du collier de l'ordre du roi, et fait chevalier, avec Louis de Carmain, seigneur de Nègrepelisse, à la réception desquels, en l'église Saint-Êtienne, se trouvèrent le cardinal d'Armagnac, le seigneur de Monluc, les évêques de Tarbes et de Castres et les capitouls. L'ordre fut baillé premièrement au sieur de Fourquevaux, qui rendit de si grands services à l'État dans la ville de Toulouse où il était honoré de tous les corps du parlement et de la ville, et ses conseils suivis, comme font foi les livres manuscrits de la maison de ville.
François de Rovedis ou de Rover, son frère, prit aussi le nom de Fourquevaux et demeura en Dombes, et changea les noms des moulins de Corcelles en celui des moulins de Fourquevaux. Il fut père de Marie, mariée à François Fiot, enterrés l'un et l'autre au grand cimetière de Villefranche qui est à la porte d'Anse, sous une tombe de pierre où sont ces mots gravés : « Cy gisent vénérable Me François Fiot, docteur ez droits, avocat du roy au baillage de Beaujolois et noble Marie de Royer, dite de Pavie et Fourquevaulx, sa femme, laquelle décéda le 29 jour d'août 1564 et ledit Fiot, son mary, le 24 jour d'avril 1585. »
Ce François eut encore une fille, Théode, mariée à noble Claude Saint-Amour, sieur de Foncraine et de La Butinière.
François Fiot fut père de Christophe Fiot, aussi avocat du roi et de Son Excellence audit bailliage, et procureur général de S. A. en la souveraineté de Dombes; de Claude Fiot, procureur, père d'Etienne Fiot; de Jean, religieux Carme; d'Angèle, femme de Jean-Baptiste Morin, père d'Antoine Morin, fameux médecin.
Christophe Fiot a eu Laurent Fiot, procureur du roi audit bailliage, père de François Fiot, avocat à Lyon, et de damoiselle Marguerite Fiot, dame de Mongré, femme de Laurent Bottu, écuyer, seigneur de La Barmondière, conseiller et secrétaire du roi et de ses finances, procu-
reur de S. M. et de S. A. R. au même bailliage. Il ne faut pas oublier de dire ici que Christophe Fiot était en une si haute estime de probité dans Villefranche qu'il fut demandé au roi, par les échevins, manants et habitants de ladite ville pour exercer la charge d'avocat du roi, vacante par le décès de Paul Regomier, le 27 août 1587, décédé à tel jour, étant lors lieutenant général Jean Gaspard, sieur de Bionnay et Haute Chanal; Etienne de la Roche, lieutenant particulier, et François Poget, procureur du roi et de S. A. R. ; le curé, le gardien des Cordeliers, le capitaine et les échevins de la ville, et plus de trente des notables habitants qui ont signé.
Depuis ce temps-là, le fief de Fourquevaux a passé en d'autres mains et je trouve un dénombrement du 11 avril 1540, rendu par Jeanne * Machard pour les cens et rentes qu'il avait acquis des enfants de feu noble François de Royer, en son vivant baron de Fourquevaux; et un autre dénombrement, du 12 avril 1540, par Gaspard Michelet, pour un pré assis près la ville de Trévoux, joignant la rivière de Formans, sur le chemin de Trévoux à Tanay, et, pour un autre pré sur ladite rivière, joignant le chemin tendant de Trévoux à Villefranche, lesquels prés furent aux seigneurs de Fourquevaux, et un dénombrement rendu, le 12 avril 155 r, par Me Claude Chollier, greffier de Beaujolais, pour les moulins de Courcelles ou de Fourquevaux, un autre du 28 août 1584, un autre de Me Aymé Chollier, greffier au bailliage dudit Beaujolais, du 21 août 157 1, et deux actes de foi et hommage rendus les 9 juillet et 9 août 1594, par Me Claude Chollier, pour les moulins, prés et terres appelés les moulins de Corcelles ou de Fourquevaux.
Il fallait encore que le seigneur de Juis y eut quelque droit, puisque je trouve un autre acte de foi et hommage rendu, le 10 juillet de la même année, par Claude Champier, écuyer, gouverneur et lieutenant général de M. le Duc en ses pays de Dombes, pour la seigneurie de la Bastie et de Corcelles.
Au 372e feuillet du VIII volume des enregistrements du trésor, il y a lettres patentes de mademoiselle Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier et souveraine de Dombes, du 6 mai 1612, par lesquelles elle accorda plusieurs exemptions et privilèges 2 au sieur de Fourquevaux et à ceux qui seraient par lui employés à la manufacture de toutes