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audit seigneur de Savoie pour les terres qu'il tenait en Valromey, une fois sa vie durant seulement, hoc pro una persona tantum, itaquod nullo modo istud homagium ultra personas predictorum dominorum extendatur, ita et eo modo duret et valeat quandiu ipsi ambo fuerint in humanis et quod altero decedente dictum homagium sit finitum.
Quoique le sieur Guichenon ' dise que le premier jour de février 1276 le même Louis de Beaujeu, étant à Vienne en Dauphiné, se fût départi desdites seigneuries et généralement de ce qu'il possédait en Bugey et Valromey en recevant de lui la dot promise, ce qui ne peut être, vu qu'il y a au trésorune promesse du 1 3 des calendes d'août 12S8 2, d'Ame, comte de Savoie, de rendre à Humbert de Beaujeu les châteaux de Virieu, Castel-Neuf, Cordon et La Brandonnière, en lui payant 2.500 livres viennoises pour lesquelles lesdites seigneuries étaient engagées, sur quoi il y eut une requête, présentée par Edouard de Beaujeu, sur l'exécution de ladite promesse.
Amé V dit le Grand, comte de Savoie, ayant épousé, en 1272, Sibille de Baugé, dame de Bresse, et par ce moyen devenu seigneur de ce pays-là, se fit reconnaître les foi et hommage par tous les gentilshommes du pays, et comme le seigneur de Beaujeu possédait quelques biens dans la terre de Villars, le comte de Savoie fut bien aise de l'avoir pour vassal, et firent certains traités et conventions touchant cet hommage, ce qui mut plusieurs différends entre eux, qui sont énoncés dans un livre couvert de parchemin, au trésor de Villefranche, contenant cinq cahiers de papiers où sont plusieurs copies d'articles des différends mus, à cause de ladite foi et hommage faits par Guichard de Beaujeu, avec un fait exposé au long, par lequel est manifesté la surprise du comte de Savoie à la poursuite dudit hommage commençant ledit fait, Carolus, quondam miles.
La bataille de Varey, en 1325, ayant été funeste au comte Edouard de Savoie et malheureuse à Guichard de Beaujeu, qui, tenant le parti du comte, fut fait prisonnier du dauphin, auquel il quitta pour sa rançon les terres qu'il avait en la Valbonne, le comte se trouvant obligé à lui réparer la perte qu'il avait faite, lui bailla d'autres terres en Bresse, qui furent Coligny et Buenc, sous l'hommage, quoiqu'il ne le
1. G : Hist. de Savoie, fol. 31. — 2. G : coffre 1, sac coté n° 11.
iéé HISTOIRE DU BEAUJOLAIS
dût pas faire, puisque les places perdues par le seigneur de Beaujeu ne lui en devaient aucun, néanmoins il ne laissa pas de l'y obliger même pour les châtellenies de Lent, de Thoissey et de Montmerle, au moyen de 40.000 livres viennoises qu'il lui donna, et comme ledit seigneur de Beaujeu le voulut refuser, il lui fit faire la guerre par son fils Aymon, comte de Bresse, qui le força à ce faire. Il y a au trésor un volume en parchemin des différends qu'eurent ces princes es années 1337, 1338, 1390, 1397, 1398, 1399, et encore une copie de quelques actes des foi et hommage que le duc de Savoie prétendait avoir été faits à Amé, comte de Savoie, en 1244, par Humbert de Beaujeu, de ce qu'il tenait de lui, au delà de la rivière de Saône, tirant vers l'orient, et encore une transaction faite en l'an 13 37, entre Amé, comte de Savoie, et Edouard Ier, seigneur de Beaujeu, avec quelques hommages prétendus avoir été rendus anciennement au comte de Savoie, pour quelques fiefs, terres et châtellenies de Dombes.
Lorsque le duc Jean fut prisonnier en Angleterre, le duc de Savoie fit des courses en Dombes et en Beaujolais, prit Belleville et fit reconnaître les foi et hommage aux gentilshommes et vassaux du pays de Dombes, de quoi il y eut informations faites à la requête de Mme Marie de Berry, duchesse de Bourbonnais, toutes lesquelles choses furent puis amendées par le comte qui commit par ses lettres du 7 octobre 1460 les sieurs de Chaland, de la Palu et autres, pour composer amiablement les différends qu'il avait avec la maison de Bourbon, d'où s'ensuivit un accord et appointement entre les officiers de Dombes et de Bresse, pris en l'année 1469 l, et l'avis donné pour ce fait par M. Pierre de Juis, archidiacre de Mâcon, duquel lesdits officiers avaient convenu comme amiable compositeur, affectionné tant au service de M. le duc de Bourbonnais que des ducs de Savoie et comtes de Bâgé.
Le duc de Savoie n'en voulait pas seulement au seigneur de Beaujeu, mais encore il avait acheté l'hommage du comte de Forez pour les seigneuries de Châtelus et de Fontanès, au prix de 7.000 florins d'or 2, comme il appert d'un acte de signification faite, le 2 janvier 1325, à Edouard, comte de Savoie, par le procureur et à la requête de