‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 68 sur 171 · CES COMTES LEUR DEMANDAIENT · texte numérisé non relu

CES COMTES LEUR DEMANDAIENT

Auparavant que les seigneurs de Beaujeu eussent aucune chose au delà de la rivière de Saône, du côté, comme on dit, de l'Empire, il est certain qu'ils n'eurent jamais rien à démêler avec la maison de Savoie ni même après l'acquisition du bourg Saint-Christophe, de Meximieux et de leurs adhérences, car les ayant eus par mariage de la maison de Baugé qui était souveraine en Bresse, personne ne leur demanda ni fief ni hommage, bien est vrai que les archevêques de Lyon prétendaient y avoir droit et s'en accommodèrent avec Humbert de Beaujeu, comme j'ai fait voir au premier chapitre de cette troisième partie.

Quelque temps après, Louis de Beaujeu ayant épousé Léonore de Savoie, fille de Thomas, prince de la Morée, comte de Maurienne et de Flandres, etc., et qu'on lui eut promis 7.000 livres viennoises pour sa dot, dont Amé V, comte de Savoie, fils dudit Thomas et frère de Thomas III et de ladite Léonore, fit son obligation de 3.000 livres au profit de Louis de Beaujeu, l'an 1373, pour supplément de ladite dot % et que pour sûreté de laquelle Thomas de Savoie, troisième du nom, frère de ladite Léonore, lui eut engagé les châteaux et seigneuries de Cordon, Virieu en Bugey et Châteauneuf, en Valromey, le comte de Savoie en demanda l'hommage à Louis de Beaujeu, sur quoi l'abbé de Savigny ayant été élu arbitre, il y eut transaction et acquiescement sur sa sentence arbitrale entre ledit Amé V et la dame son épouse, d'une part, et Louis de Beaujeu et Éléonore de Savoie, sa femme, d'autre part, laquelle entre autres clauses fut dit, le 3 des noues de novembre 1286, que ledit seigneur de Beaujeu ferait les foi et hommage

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