‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 92 sur 171 · G : ch. XXIII, fol. 144. — 2. G : ch. XXIII · texte numérisé non relu

G : ch. XXIII, fol. 144. — 2. G : ch. XXIII

et portant un oiseau sur le poing, que ce fût une dame fort religieuse, sage et de grande vigilance sur les mœurs et érudition de ses enfants, qui demeurèrent en sa charge et tutelle, qui fit aussi parachever le premier édifice de l'église des Cordeliers de Villefranche, à quoi le seigneur Guichard de Beaujeu, son mari, avait donné consentement, qu'elle décéda l'an 1226 et qu'elle portait parti de Flandres. Il ne faut pas s'étonner si Severt a suivi la même opinion et, après lui, MM. de Sainte- Marthe, dans la Généalogie de Portugal. M. Le Laboureur, dans son livre des Masures de TIsle-Barbe, est de ce nombre, qu'elle était fille de Ferrand de Portugal, comte de Flandres, à raison de quoi elle a été réputée (dit-il) de la maison de Flandres, des uns sœur de Philippe, mort l'an 119 1, et des autres filles de Baudouin, empereur de Constantinople, et dit avoir appris ceci d'une charte de la chambre du trésor de Beaujolais qui marque que Guichard, son mari, ayant amené les premiers Cordeliers que nous ayons eus en France les recommande à sa femme Sibille, fille de Ferrand, jusqu'à son retour de la cour où il allait rendre raison de son voyage de Constantinople et d'Italie l ; il est vrai qu'il ne se trompe pas touchant cet acte qu'il dit avoir vu dans la chambre du trésor de Beaujolais, quoiqu'il n'y soit pas, mais bien chez les RR. PP. Cordeliers qui me l'ont communiqué et que l'on verra aux preuves; j'en ai vu un autre dans les archives du chapitre de Baujeu, presque semblable, hormis à la date qu'il met, l'an 1205, et celui de Villefranche étant de l'an 12 10, mais posé qu'elle eût été fille, je ne dis pas de Ferrand de Portugal mais de la comtesse Jeanne, ne lui aurait-elle pas succédé en ladite comté, comme ladite Jeanne avait succédé à son père Baudouin, tué en une bataille contre les Bulgares, l'an 1206; ses enfants, seigneurs de Beaujeu, n'auraient-ils pas disputé la comté de Flandres contre les enfants de Guillaume de Dampierre, qui avait épousé Marguerite de Flandres, sœur de ladite Jeanne, qui lui succédèrent, ce qu'ils n'auraient pas fait si notre Sibille eût été fille de la comtesse Jeanne ; outre qu'il appert, par tous les historiens, que Jeanne, comtesse de Flandres, n'a point eu d'enfants de ses deux maris, Ferrand de Portugal, qui fit la guerre cà Philippe II, et qui fut pris à la bataille de Bouvines et mené prisonnier à Paris, ni de Thomas de Savoie,

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