L, T, C, B, V : bichcrées. — 2. L, T, C, B, V : dessous
EUCHARISTICON
Ut futuris sœculis multorum erga pauperes et1 infirmos secunda charilas non tereret propriam in hujus nosocomii fundamentis decreto solemni venerandus vir dominus Nicolaus Gay, civitatis hujus quondam pastor , quo doctissimus eô meritissimus perenni studio primus non otiosé ardere curavit, et ut ignibus emendatoriis spiritus il lis 2 forte additi scopx efficacius emaculentur unica et 3 ad diem divo Antonio sacram propitiatorii sacrifiai 4 solemni litatione hic indicta vivos suffragatores mortuus xternum victurus quot annis ad perpetuum X kal. . . septembris M. D.C.X.L. III. Manus et pedes perrexit, illis rexit, illis direxit.
A l'exemple de ce bon pasteur, noble Laurens Bessié, sieur de La Fontaine, conseiller du roi et assesseur et premier élu en Beaujolais, donna, par son testament de l'an 1637, audit hôpital, une terre à froment, en la paroisse de Jnssans, pays de Dombes, de la contenance de quatre-vingts s bichonnées.
Alexandre Bottu, écuyer, sieur de La Barmondière, conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France, son gendre, a pareillement légué audit hôpital, par son testament de l'année 1650, une terre aussi à froment, située audit pays de Dombes, paroisse de Chalins, avec la somme de 500 livres pour être employée en 6 un fonds de pareille nature.
Élizabeth Bessié, fille dudit sieur Laurens et veuve dudit 7 Alexandre Bottu, a donné, par son testament de l'an 1669, audit hôpital, la somme de 2.000 livres, et encore plusieurs autres biens pour des meubles et linges.
L'an 1645, noble Guillaume Corlin, sieur de Blazet, élu en l'élection de Beaujolais, fit donation de tous ses biens et de sa dite maison de Blazet audit hôpital, par son testament olographe du n avril et, les sieurs recteurs dudit hôpital, pour reconnaître un si signalé bien-
1. Hist. de Vil. : pauperes infirmos. — 2. L, T, C, V illi et Hist. de Vil. : ïllas. — 3. L, T, C, B, J et Hist. de Vil. : unica ad diem; V : unicam ad diem. — 4. Le mot sacrifiai manque dans les mss. C, V. — 5. T, C, V : vingt-quatre. — 6. Hist. de Vil. : en l'acquisition d'un fonds. — 7. Hist. de Vil. : dudit sieur.
fait, lui ont ait ériger sa statue en marbre dans ladite chapelle avec cette inscription gravée en cuivre :
Deus mortali juvare mortalem
Piis manibus domini Guillelmi Corlin d. de Bla^et, in ditione Bellijocensium tributaria, régis consiliarii, hoc eeterne pietatis monument um, erexit mutuo gratix commercio hxc publicx charitatis familia solemnibus tabulis, in universam ejus bonorum substaniiam hxres instituta, ultimum diem in hoc magnificentix sux cumulo expectaturus D. D. Corlin missx singulis diebus in perpetuum celebrandx commissionem instituit, tum récurrente quolibet anno pro animx requie precibus celebrari jussit hisce voluntatis ultimx mandatis suo designantis testamento moderationibus l depositis et hxc ad œternam vitx gloriam via 2 obiit octavo Augusti nano Salutis i6ji.
Il y a 3 une autre inscription gravée en lettres d'or au-dessus de l'entrée de ladite église qui porte que le noble Jean Deschamps, conseiller du roi, élu en Beaujolais, a légué, à ladite Charité de Villefranche, trois mille livres en fonds à blé, outre une autre fondation en l'église par-devant 4 noble Jean du Sauzey, sieur de Jasseron et Pierre Bergiron, aussi élus, ses gendres, qui ont fait poser ladite inscription pour inciter ceux qui la liront à prier Dieu pour son âme.
L'an 1666, les sieurs échevins qui étaient nobles David Dephelines, sieur de La Chartonnière, conseiller du roi, lieutenant particulier et assesseur criminel au bailliage de cette province, Ponthus Bessié. assesseur élu en l'élection, Claude de la Roche, conseiller et avocat du roi, et Pierre Bergiron, aussi élu, y appelèrent des religieuses de l'hôpital de Chalon, pour en avoir le soin et gouvernement; elles sont à présent sept; depuis ce temps-là, ces messieurs ayant donné commencement à un bel édifice et chapelle capable de tenir quarante lits qu'on a depuis fait faire; la chapelle fut bénite le jour de la Madeleine, l'an 1669, parle curé de la ville qui y dit la première messe en solennité, et la cérémonie s'acheva l'après-dîner par une docte prédication que fit messire Claude Bottu de la Barmondière, docteur de Sorbonne.
1. Hist. de Vil. : moderatoribus. — 2. C : vix. — 3. Hist. de Vil. : il y a encore une autre. — 4. L, T, C, V : en l'église par noble Jean.
IjG HISTOIRE DU BEAUJOLAIS
XII. Du bailliage. — J'ai traité, dans le corps de l'histoire générale de la justice de ce pays, comme elle y est exercée, comme il y a six châtellenies ou prévôtés; savoir: à Villefranche, à Belleville, à Beaujeu, à Chamelet, à Lay et à Perreux, outre lesquelles il y a un bailliage à Villefranche, composé : d'un bailli, d'un lieutenant général, civil et criminel; d'un lieutenant particulier, d'un autre particulier assesseur criminel, d'un avocat et d'un procureur du roi, d'un greffier, d'un commissaire enquêteur, de douze procureurs ; outre plus, il y a un prévôt des maréchaux et un maître des eaux et forêts du pays '.
i. LHist. de Vil. ajoute : Les Officiers qui sont aujourd'hui en charge sont : messire Jean Phillippes de Champiers de Rabutin, comte de Chigy, seigneur de Bionnay, bailli de Beaujolais.
Me François Mignot, écuyer, sieur de Bussy et de La Martiziere, conseiller du roi en ses conseils, lieutenant général civil et criminel.
Me Gabriel du Sauzey, écuyer, sieur de La Vénerie, lieutenant particulier.
Me David Dephélines, sieur de La Chartonniere, lieutenant particulier, assesseur criminel.
Me Claude de la Roche, conseiller et avocat du roi.
Messire Laurens Bottu, écuyer, sieur de La Barmondiere, conseiller et secrétaire du roi, maison et couronne de France, et son procureur au bailliage, et de S. A. R.
Me Claude Laurens, notaire royal a tenu le greffe pendant vingt ans, et maintenant ils sont trois qui le tiennent : savoir, Jean Troncy et Hugues Jansson, procureurs en l'élection, et Humbert Gilet, et ledit maître Claude Laurens est secrétaire de la ville.
Me Guillaume Tournier, comissaire enquêteur.
Me François Tournier, conseiller du roi, receveur des consignations et secrétaire de la chambre du trésor.
Il y a douze procureurs audit balliage : savoir, Maîtres Pierre Valossieres, Laurens Gilliquin, François Danguin, François Damiron, Hugues Goyet, Etienne Tournier, Aymé Blondel, Humbert Cusin, Jean de Guz, Jean Niset, Hugues Poyet ; le douzième était Alexandre Damiron, naguère décédé en 1671.
Les notaires royaux réservés par Sa Majesté, et pourvus et nommés par Son A. R. demeurant à Villefranche, sont maîtres François Damiron, Pierre Vallossieres, Claude Laurens, Etienne Tournier, Hugues Goyet, Jean de Guz, Jean Niset, Laurens Potier, Antoine Torret et Hugues Poyet.
Dans la prévôté de Villefranche, Limas, et annexes sont deux châtellenies. Rogneins et Poully-le-Chastel, dont les châtelains font les premières informations et apposent le sceau tant seulement.
Le prévôt de la maréchaussée de ce pays est noble Charles de Carron, sieur de
XIII. De V élection de Beaujolais. — Il y a encore l un bureau d'élection pour la connaissance des tailles, aides, subsides et deniers royaux, qui, dans son commencement, n'était composé que d'un élu, parce que le Beaujolais appartenait partie à l'élection de Mâcon et partie à celle de Chalon; mais, l'an 1401, le roi Charles VI, par ses lettres du 17 janvier, enjoignit, aux élus de Mâcon et de Chalon, de distraire des papiers et registres de leurs élections et recettes, toutes les villes et fermes dépendantes de leursdites élections, dans le ressort et baronnie de Beaujolais, pour être délaissé à un élu et recteur à ce commis par Sa Majesté, par laps de temps on y 2 ajouta d'autres, et puis un président et ensuite un lieutenant, puis un second président et un lieutenant criminel, et nombre d'autres officiers jusqu'à une vingtaine, réduits, depuis l'an 1664, aux deux présidents, un lieutenant, un assesseur, quatre élus et un procureur du roi 3.
XIV. Du grenier à sel. — Il y a un grenier à sel à Villefranche, comme aussi à Belleville, à Beau jeu, à Thizy.
Il avait ses officiers dont le sieur Etienne Turrin était président,
Beaulieu, qui a ses officiers et archers, et entre autres noble Alexandre Bessié sieur du Peloux, grand jurisconsulte et un des fameux avocats du temps.
L'office de maître des eaux et forêts est possédé par noble Charle de Phélines, président en l'élection.
1. Hist. de Vil. : il y a un bureau. — 2. Hist. de Vil. : on y en ajouta. — 3. VHist. de Vil. ajoute : Les officiers sont aujourd'hui messieurs :
Antoine Dubost, sieur de Monthieu, premier et ancien président.
Charles Dephélines, sieur de Ruire, second président.
Jean d'Epinay, sieur de Chavanes, lieutenant.
Ponthus Bessié, avocat et assesseur.
Pierre Gravillon.
Jean de Sauzey, sieur de Jasseron.
Pierre Bergiron, sieur de Fontenailles et avocat.
Charles de Monchanin, sieur de Charney et de Monchervet, chevalier et intendant des ordres de Notre-Dame de Mont-Carmel, et de Saint-Lazare.
Aimé de Bussieres, avocat en parlement, sieur de Chatelard et de Scussoles, procureur du roi.
Le greffier est maître François Damiron, notaire royal, et procureur au bailliage.
Il y a six procureurs, qui sont maîtres Humbert Cusin, Hugues Goyet, Hugues Poyet, Jean Troncy, Hugues Jansson, Guillaume Tournier.
Hist. du Beaujolais. 12
IjS HISTOIRE DU BEAUJOLAIS
mais tous les officiers ' ont été depuis supprimés et le roi a établi un visiteur général des gabelles, un procureur du roi et, en chaque grenier, un contrôleur créé parle même édit de suppression, en l'an 1667.
XV. Des échevins. — Pour l'administration des affaires de la ville, il y a quatre échevins qui demeurent deux ans en charge, comme à Lyon et à Bordeaux ; on en élit tous les ans deux, et ceux qui sont élus demeurent un an avec ceux qui sont devant eux, et un autre an avec ceux qui viennent après.
Comme il n'y a point de syndic dans le pays de Beaujolais, les échevins de Villefranche convoquent et font assembler, en leur Hôtel-dc- Ville, les officiers et les échevins des châtellenies de Belleville, de Beaujeu, de Chamelet, de Lay et de Perreux et autres qui ont droit d'entrer en ladite assemblée, sous l'autorité et présidence de M. le bailli ou son lieutenant général et des gens du roi.
Autrefois ils convoquaient l'assemblée générale des trois états du pays, comme il appert des lettres de Jean, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, à eux adressées sous ces mots : « A nos très chers et bien amez les échevins, bourgeois et habitants de notre ville de Villefranche.
« Le duc de Bourbonnois et d'Auvergne.
« Très chers et bien amez, pour aucunes choses touchans très grandement le bien et utilité de notre pays de Beaujolois, vous mandons assembler les gens des trois états de notre dit pays de Beaujolois en notre ville de Villefranche, au 19 du mois d'octobre prochain venant, ausquels jours et lieu Beaufrère de Beaujeu sera, et feira exposer de par nous les dites choses. Si vous mandons que soyés audit iour ou aucuns de vous des plus suffisans pour ouyr et consentir lesdites choses, et en ce ne devez aucunement faillir. Très chers et bien amez, Notre Seigneur soit garde de vous. Escrit à Paris, le 19 jour de septembre. « Jehan
« Petide. »
Ces messieurs ont de beaux droits, d'autant qu'ils jouissent de l'office de commissaires à faire les tailles de la ville, ce qui les fait considé-