L : Poymiers; T, B, V : Poymié; C : Poimié
2. Le ms. C ajoute : « Note de 1757. En 1749, M. Mognat, ancien échevin de la ville de Lyon, acquit des héritiers Presle la terre, seigneurie et château de L'Ecluse.
Le Pizay appartient aujourd'hui à M. Sabot de Pizey, conseiller à la cour des monnaies de Lyon.
Contrat de vente par les sieurscommissairesdeM.leduc deMontpensier, le 21 février 1604, au sieur Garadeur de L'Ecluse, des cens, servis, droits de justice et autres droits seigneuriaux sur les paroisses de Dracé, Taponas et Saint-Jean-d'Ardière, dépendants de la prévôté de Belleville, à l'exception des cens, rentes, servis, pensions, droits de justice, guet et garde et autres droits seigneuriaux dus sur les héritages situés en deçà de la rivière de Saint-Jean-d'Ardière, qui demeurent à M. le duc de Montpensier. Signé Gaudet, notaire royal.
Note de 1777. Jasseron appartient aujourd'hui à M. Joleaud de Saint-Maurice, conseiller au parlement de Dijon.
IV. Taponas, 29 e paroisse. — Bon pays et des meilleurs du diocèse de Lyon et annexe de Saint-Jean-d'Ardière, et partant du patronage de MM. de File-Barbe qui en sont décimateurs; la seigneurie est au seigneur de L'Écluse en toute justice.
Vente faite, le 26 février 1604, par les commissaires de M. le duc de Montpensier, à Me Benoît Aujas, contrôleur pour le roi au magasin à sel, et procureur dudit seigneur à Belleville, des cens, servis, rentes, lods et autres droits seigneuriaux dus à mondit seigneur à cause de la rente et seigneurie de Belleville, sur les maisons, granges, prés et terres dudit Aujas, assises à Taponas, déclarées au contrat.
Laye, fief appartenant au sieur de Ponceton, seigneur de Franchelins, est en cette paroisse; cette maison de Ponceton est ancienne dans le Beaujolais comme appert du livre baptistaire de Villefranche qu'il fut parrain d'Alexandre Garnier, le 25 juin 1582. Un Jean de Ponceton, prévôt de Villefranche, en 1453 * ; un Guillaume de Ponceton, secrétaire du duc, auquel il fit hommage, le 10 mars 1494 % de la terre de Laye près Belleville, et des deux tierces parties du dîme de Franchelins; un Guillaume de Ponceton, seigneur de Franchelins, procureur général en Beaujolais qui, le 24 avril, fit donation aux échevins de Villefranche, d'une terre contenant deux bichonnées, en la paroisse de Béligny, jouxte la rivière de Mourgon, pour faire un hôpital pour les pestiférés K
V. Saint-Lagier, 30e paroisse. — Très bon pays et de bon vignoble, du diocèse de Lyon, de la collation du chapitre de Saint-Paul qui y dîme pour un sixième et le curé pour autant, et le seigneur de Saint- Lagier pour deux tiers; l'abbé de Belleville y a des rentes nobles.
Cette seigneurie appartient, en toute justice, à Me Antoine Chardoney, seigneur dudit lieu et de Cercié, comme héritier et descendant de la maison de Laye 4, étaient qualifiés dans le pays hauts et puissants seigneurs, comme appert d'un acte de vente des cens et servis de
1. G : fol. 58 du Ier registre. — 2. G : fol. 371 du 2e registre. — 3. Le ms. C ajoute la même note que pour Saint-Jean-d'Ardières : « Contract de vente par les commissaires de M. le duc de Montpensier... » Note qui se termine : à mondit seigneur de Montpensier. Signé : Garadeur, Villeneuve, Maissan, Charreton et Gaudet, notaire royal. — 4. L, T, C, B, J, V : qui en était possesseur depuis longtemps et ces seigneurs de Laye.
248 HISTOIRE DU BKAUJOLAIS
Courcelles, passé par noble et puissant Guillaume de Laye, au profit de noble Guigue de Mont-d'or, au prix de 360 livres, au mois de juin
L'an 1309, il y eut procès pour raison de la chasse aux bois et garennes de Brulie, entre noble Etienne de Laye d'une part, et Etienne Dufour de Saint-Lagier ', disant que la chasse lui appartenait; il fut jugé par les arbitres que ledit Dufour ni autres n'avaient aucun droit de chasse audit lieu, le mardi devant la fête de Saint-André, apôtre.
L'an 1339 et le lundi après le dimanche de Reminiscere, il y eut un contrat d'échange entre haut et puissant seigneur Edouard, seigneur de Beaujeu, et noble et puissant seigneur Etienne de Laye, chevalier, pardevant Perrot de Vaux et Jean Martreys de Belleville, notaires royaux, au sujet que ledit Etienne de Laye donne, vend, cède, transporte par manière d'échange, tout ce qu'il possédait à Horons, proche Villeneufve, en Dombes. soit en rentes, servis, justices, seigneuries, domaines quelconques, avec mère et mixte, impère et toute juridiction ordinaire, haute et basse qu'il avait sur les hommes et tenanciers de ladite ville d'Horons, en compensation de quoi Edouard, seigneur de Beaujeu, lui cède, remet et échange, pour lui et ses successeurs à perpétuité, tous cens et rentes qu'il avait au lieu de Saint-Lagier et de Cercié, avec tous autres droits seigneuries, domaines, terres labourables, prés, pâturages, vières, bois, chasses, ensemble mère et mixte impère, toute justice ordinaire et autre quelconque, haute et basse, sur lesdits lieux, hommes et tenanciers, avec pouvoir d'établir des foires et des marchés, d'y bâtir villes et bourgs, clos et fermés et toute autre chose que le lecteur pourra mieux voir dans l'acte qui sera aux preuves; présent Hugues de Marchampt, Antoine de Laye, chevaliers, et autres.
Quelque temps après, ceux de la paroisse d'Oudenas qui sont dans la justice de Saint-Lagier, étant compris dans les tailles des seigneurs de Beaujeu, formèrent plainte par-devant le bailli de Mâcon et sénéchal de Lyon de ce qu'au préjudice de ladite transaction, et encore depuis, un autre échange fait, l'an 1432, entre Edouard de Beaujeu, seigneur d'Amplepuis et de Linières, et Antoine de Laye, seigneur dudit Saint- Lagier, les officiers du seigneur de Beaujeu les comprenaient dans leurs
1. L, T, C, B, J, V : d'outre, disant ledit sr de Saint-Lagier que la chasse...
impositions et cotes des tailles, sur quoi ils obtinrent dudit bailli et sénéchal défenses auxdits officiers de ne les plus inquiéter ni molester à l'avenir, sous peine d'amende envers le roi, tel qu'il plairait à S. M., comme appert de son ordonnance donnée à Lyon, sous le scel royal du bailliage de Mâcon, le 21 juin 1459, signé Buliod. Ces actes se verront aux preuves dans toute leur étendue.
Cet Etienne de Laye avait épousé Isabelle Dousaye, fille de noble Louis Dousaye, chevalier, et veuve de noble Palatin de Riotiers, seigneur de Saint-Héluire, son premier mari.
L'an 1350, le même Edouard, seigneur de Beaujeu, fit donation du fief dudit Saint-Lagier au profit du même Etienne de La}^e, le mardi après la Septuagésime.
L'an 135 1, Olivier de Laye, chevalier, était sénéchal de Toulouse et d'Albi, capitaine et gouverneur général en tout le Languedoc.
L'an 1394, vivait noble Jean de Laye, chevalier, seigneur de Saint- Lagier, comme appert d'une enquête faite sur la démolition du pilori de Proprières par le châtelain du Château-Neuf en Maçonnais.
L'an 1459, Etienne de Laye, seigneur de Saint-Lagier, confirma et ratifia les droits dudit lieu Oudenas et Cercié, ensuite d'une enquête faite parles officiers de Mâcon, le 21 juin de la même année, touchant une taille que les gens du seigneur de Beaujeu avaient mise sur les habitants de Beaujolais, et y avaient compris les habitants dudit Saint- Lagier, Cercié et Oudenas qui ne devaient rien, tant en suite de ce premier échange, de l'an 1339, que d'un autre fait, le 22 août de l'an 1432, entre Edouard de Beaujeu, seigneur d'Amplepuis et de Linières et de Saint-Saturnin-les-Tours, avec noble Antoine de Laye, seigneur dudit lieu de Saint-Lagier, querellant et se plaignant de la basse justice dudit lieu de Saint-Saturnin qu'il disait lui appartenir; pour l'échange de laquelle Edouard de Beaujeu lui avait quitté toute la justice d'Oudenas et tout le domaine qu'il y possédait.
Ces seigneurs de Laye avaient un bailli audit lieu de Saint-Lagier, comme appert des actes du greffe et d'une information faite par Aimé de Clusel, écuyer, sieur de la Colonge, bailli et juge es causes d'excès et criminelles en la terre et juridiction de Saint-Lagier, au pays de Beaujolais, pour noble et puissant seigneur noble Philibert de Laye, chevalier, seigneur dudit lieu et de La Faye, de Selonges, instant et à la
requête de honnête homme Pierre Légier, procureur général et fiscal dudit sieur, en ladite terre et seigneurie de Saint-Lagier, à rencontre de noble Philibert Nagu, soi disant archer de la garde du roi, sous la garde de M. de Cursol, l'an 15 n, le 24 avril après Pâques.
L'an 155 1 et le 5 avril, il y eut un dénombrement rendu par noble Françoise de Saint-Amour, mère et tutrice de noble Louis de Laye, son fils, baron de Saint-Lagier, pour ladite seigneurie.
Ce fut à ce seigneur que Louise de Bourbon, mère de Louis le Bon, à qui, par la transaction de l'an 1560, le roi François II avait rendu le Beaujolais, écrivit cette lettre dont la suscription est telle :
« A Monsieur de Saint-Lagier « Monsieur de Saint-Lagier, il a pieu au roy laisser à moy et à mon fils, par manière de provision, les comtés de Forez, seigneuries de Beaujolois et pays de Dombes, ensemble les duchés de Chastelleraud avec leurs apartenances, comme vous pourrés plus amplement entendre par les lettres du traitté sur ce faite par ledit seigneur; reste à en prendre possession actuelle, pour laquelle y a commissaires qui assigneront jour, auquel vous prie treuver s'il vous est possible et vous me ferés
bien grand plaisir qui sera pour la fin de , priant le
Créateur vous donner ce que désirés. De Champigny le 23 jour de may 1551.
« La bien vostre Louise de Bourbon. »
Le fief de La Pillonière, possédé par le sieur de Damas, seigneur de La Bastie-les-Tours, est dans cette paroisse, comme appert d'un procès qu'il y eût, l'an 163 1, entre Claude de Chardoney, écuyer, seigneur de Saint-Lagier, et damoiselle Lucrèce de Martel, veuve et héritière d'Antoine de Damas, vivant seigneur de Lestours, La Bastie et La Pillonière, qui avait pris en main, pour Jean Mandy et Claude Pillard, ses grangiers et vignerons, auxquels le sieur de Saint-Lagier demandait corvées à bœufs et à bras et de faire guet et garde et aller aux assises audit Saint-Lagier, ainsi que les autres justiciables. Il y eut compromis de s'en remettre au jugement des arbitres, du 19 octobre 1632, lesquels arbitres nommés de part et d'autre, par leur sentence rendue le 1 5 décembre en suivant, condamnèrent lesdits Mandy et Pillard à faire les corvées, guet et garde, contribuer aux réparations et assister aux
assises à la* forme de la sentence arbitrale, le 23 juillet 15 17, et encore condamnèrent ladite défenderesse à reconnaître de nouveau, au profit dudit seigneur de Saint-Lagier, les cens et servis mentionnés en la reconnaissance faite par le défunt sieur de La Bastie, le dernier novembre 1602, pour les fonds par elle tenus et possédés, payer les arrérages des cens et servis échus depuis la Saint-Martin de l'année 1 63 1 , continuer tant et si longuement qu'elle sera tenancière desdits fonds sujets auxdits services, la déchargeant elle, comme dame du fief de La Pillonière, ses domestiques et fermiers dudit fief demeurant en ladite maison, autres que colons partiaires, des droits de corvées, guet et garde et réparations, et de la reconnaissance et payement de servis demandés sur ladite maison et mas de La Pillonière, déclarant ladite maison, droits, biens et fonds en dépendant autres que ceux qui sont de la directe dudit Saint-Lagier ou d'autres directes, être fiefs dépendant et mouvant de ladite seigneurie de Saint-Lagier; en conséquence, ils ordonnèrent que ladite défenderesse en ferait foi et hommage audit sieur de Saint-Lagier et donnerait l'aveu et dénombrement dudit fief dans trois mois, comme aussi enverrait aux assises l'un de ses domestiques demeurant en ladite maison de La Pillonière ou ses fermiers, pour marque et reconnaissance de la justice dudit seigneur de Saint-Lagier, etc.
VI. Corcelles, 31e paroisse. — Du diocèse de Lyon, en un très bon pays de la collation du prieur de Saint-Jean-d'Ardière, dépendant partie de l'abbaye de l'Ile-Barbe, par l'aliénation de ladite abbaye, partie du seigneur de Courcelles et l'autre partie au seigneur de L'Écluse.
Le prieur a son dîme préparé par tiers, et les deux seigneurs de Courcelles et de L'Écluse chacun un tiers, et le curé a part encore au dîme avec les moines de l'abbaye qui sont aujourd'hui sécularisés.
Le seigneur du lieu, en toute justice, est noble Lazare Tircuyer, écuyer, qui l'est encore en partie de Lancié et Fleurie et de partie d'Ouroux, et il y a un dénombrement, du 2 juilet 1601, par Lazare de Tircuir r, pour lesdites maisons et seigneuries de Courcelles d'Arcise, et de La Roche; la maison de Tircuir acquit cette seigneurie des seigneurs de la Madelaine de Ragny et la justice des prédécesseurs de Mademoiselle.