‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 154 sur 216 · J : droits · texte numérisé non relu

J : droits

Ponthus de Genost de Saint-Amour épousa, le premier février 1494, dame Gabrielle Almand, veuve en première noces de noble Pierre de Chameyre et sœur de noble Jacques Almand, écuyer, sieur de Lers ! sur le Rhône, du diocèse d'Avignon 2. Il fit son testament le 17 février 1523 et donna à l'hôpital de Ronceval « un lit de plume, garni de couetre, cuissin, six linceuils entiers, trois de trois toiles et trois de deux, et une couverte de laine du pays » ; et à sa sœur, dame Antoinette de Saint-Amour, abbesse de Sainte-Claire de Lyon, une ânée froment ras, tous les ans, et à Françoise, sa fille du second lit, trois mille livres, et fait son fils Charles son héritier.

Charles épousa, le 18 juillet 1524, damoiselle Gilberte de Monspey, fille de noble et puissant seigneur Jacques de Monspey, chevalier seigneur de Béost, de Quirieu et de Chastenay ; c'est ce Charles qui vendit le Moulin-au-Comte et le péage de Mâcon.

Jean, son fils, épousa damoiselle Magdelaine de Chiernal qui firent un testament mutuel, le 13 mai 1597, par lequel ils font mention de François de Saint-Amour, leur fils, et de Jeanne, mariée à Antoine de La Fontaine, écuyer, sieur de La Véze en Bresse et de Marguerite, mariée à Claude de Peyrieu, sieur de La Cours 3, père de celui qui suit, en sorte que le père et le fils épousèrent la tante et la nièce, sans enfants. Antoinette, leur autre fille, fut femme de noble Claude Charreton, sieur de La Charmille; Jean, leur père, fit son testament le 12 octobre 1572, dans lequel il fait mention de toutes sesdites filles et de Jacques qu'il fit son héritier universel. Jean avait un frère, Gilbert de Saint-Amour, commandeur de Malte, il lui fit cession de tous ses droits.

Jacques de Saint-Amour épousa, le 15 octobre 1598, Béraude de Drée, fille de noble Guillaume de Drée, seigneur de La Serre 4, la Bescherie, Saint-Marcelin, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, capitaine de cent hommes d'armes de ses ordonnances, sous la charge de M. le maréchal de Retz. Il fit son testament le 16 septembre i6i3,par lequel il fait son héritier Lazare de Saint-Amour5, son fils,

1. L, T, D, C, B, V : Saint-Lers. — 2. G : Autun. — 3. L, J : La Court; T, D, C, B : La Coust. — 4. L, T, D : seigneur de Serrée ; C, B : la Serrée. — 5. C ajoute :

« Nota. Cette famille de Saint-Amour a été éteinte en 1782 par le décès de

de Saint- Amour, mort sans postérité ; les biens de cette famille et entre autres la terre de Villié et celle du Sou, près de Villefranche, ont passé, en vertu d'une donation, sur la tête de M. Mignot de Bnfoy, sieur du Châtelard. »

auquel il substitue sa première fille Claude et, à elle, Bénigne, et ensuite Marguerite. Claude fut mariée à noble Vincent de Peyrieu, seigneur de La Cours et d'Esmeringes; Marguerite à noble Claude Fautrière, sieur de Corcheval en Charolais ; Bénigne fut religieuse à Sainte-Marie d'Autun; Béraude, leur mère, fit son testament le 10 mars

Lazare de Saint-Amour, épousa, le 29 novembre 163 1, Sybille de Salmart de Ressis, fille de noble Geoffroy de Salmart, seigneur de Montfort, Ressis, etc., de laquelle il a eu Antoine, Catherine et Françoise religieuses d'Alix en Lyonnais; Jeanne, femme de noble Jacques de Naturel, seigneur de Valetine; autre Jeanne, religieuse à Sainte- Marie de Charolles ; leurs père et mère sont encore vivants.

Antoine, fils de Lazare, a épousé feue Gilberte de Mite des Marets, fille de noble Sébastien. Il n'en a qu'une fille, Sybille.

XIII. Lantignié, 38e paroisse. — Pauvre pays du diocèse de Mâcon, et de la collation de MM. du chapitre de Beaujeu qui en sont décimateurs pour une partie et le chapitre de Saint-Vincent dudit Mâcon pour les deux tiers du surplus et le curé pour l'autre.

Est de la justice de Mademoiselle et de la prévôté de Beaujeu.

Il y a deux maisons fortes sans fiefs, La Sale et Thulon, dont je n'ai rien vu dans les dénombrements rendus, et partant il faut qu'ils aient été érigés depuis l'an 1601.

La Sale appartient, en toute justice, au vol du chapon, au sieur Philibert Berthet, seigneur de Gorze, de La Sale et de Combres, conseigneur de Germolles qui demeure à Cluny.

Thulon appartient au sieur des Prés, du nom de Thibaud, seigneur des Ardillats.

Il y a encore le mas de Monthieu l, avec un fort haut bois de sapin, qui appartient à M. le président Dubost.

XIV. Chesnas, 39e paroisse. — Pays de bois et vignoble, du diocèse de Mâcon, de la collation du chapitre de Saint- Vincent qui en est décimateur pour deux tiers et le curé pour l'autre. Il appartient, en toute justice, à M. de Châteautiers Foudras, seigneur de Matour 2.

1. J : le mas Mathieu. — 2. L, C ajoutent : « Notes en 1748. Le produit de cette

XV. EsmeringeSy 40e paroisse. — Pays de vignoble, du diocèse de Mâcon et de la collation de Cluny, et le curé est seul décimateur dans toute la paroisse.

Le fief s'appelle La Court1 qui appartenait, en 1539, à noble Jean de Sainte-Colombe qui en fit le dénombrement le 19 2 février pour sa maison, granges et pourpris de La Court en la paroisse d'Emeringes.

Autre dénombrement, du 15 avril 15 51, pour les mêmes choses, par Benoist de Peyrieu, écuyer, mais, depuis, la justice dudit fief et de ladite paroisse fut acquise, Tan 1602, par le seigneur de Saint-Mauriz Chevrier.

XVI. Jullié, 41e paroisse. — Bon pays de vignoble, du diocèse de Mâcon, dépendant de Cluny qui y dîme in integrum et donne portion au curé qu'on appelle le petit dîme.

Il y a un prieuré de la fondation de M. Gayot, trésorier de France en la généralité de Lyon, qui en est nominateur et collateur par la remise que lui en fit l'abbé Charrier, obéancier de Saint-Just de Lyon, aux conditions d'établir un prieuré dans Jullié, qui a coûté 16.000 livres.

La seigneurie est au sieur Charrier, procureur du roi en ladite généralité de Lyon, comme seigneur de La Roche, maison basse, mais noble et seigneuriale.

paroisse ne consiste aujourd'hui qu'en vins qui sont les plus estimés de la province et s'enlèvent toutes les années pour Paris.

Cette terre fut vendue, le 22 octobre 1701, par haut et puissant seigneur, M. Louis de Foudras, comte de Châteauthiers, chevalier, seigneur de Matour, La Bussière, Saint-Pierre-le-Vieux, Pont-à-Malix, Naix, Chénas, La Tour du Bief et Fief et autres places, à M. George-Antoine Charrier, chevalier, seigneur de La Roche, Jullié, Julliénas, Vaux, Saint-Jacques-des-Arests, La Charmes et autres places, conseiller du roi, lieutenant particulier en la sénéchaussée au présidial de Lyon, au prix de 88.500.

Guillaume Charrier, président en la cour des Monnaies de Lyon et lieutenant particulier de ladite ville, possède aujourd'hui cette terre qui lui a été remise par George Antoine Charrier, son père; elle vaut plus de 8.000 I. de rente, y compris le Fief.

La justice de cette terre est fort grande ; elle s'étend sur la montagne de Rémon ; la rente noble est considérable par rapport à la valeur des fonds qui y sont chers et précieux.

La maison qu'on nomme Le Fief est située au bas de la montagne de Rémon ; elle appartenait autrefois aux Chanoriers qui n'y avaient point de justice ; elle fut comprise avec les fonds en dépendant dans la vente faite par M. de Châteauthiers à M. Charrier. »

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