‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 159 sur 216 · L : Gonet, J : de Gotat de Ozoles · texte numérisé non relu

L : Gonet, J : de Gotat de Ozoles

de Villeroys, archidiacre en l'église de Maçon et curé de Montbrison, Jean de Dalmas, chanoine des églises de Mâcon et de Vienne, Etienne de Montgiraud, sacristain de l'église de Beaujeu, Nicolas de Montchalvet, chanoine de Mâcon et doyen de Semur en Brionnais, Gilles, archiprêtre de Bosc, chanoine d'Avallon et dudit Semur en Brionnais et curé d'Ozoles, et Humbert de Busseuil; les trois autres restant, il réserva de les nommer en temps et lieu et leur affecta, pour lui et ses successeurs à l'avenir, les églises paroissiales de Dun-le-Roi, de Saint- Igny-de-Vers et de Proprières, et encore celle de Saint-Bonnetd'Aigueperse, lesquelles deux paroisses de Saint-Bonnet et de Saint- Igny étaient du patronage de la collation de ladite église de Sainte- Marie-Magdeleine; il leur donna encore le dîme de La Visselière, en la paroisse de Gébules, lequel dîme avait été autrefois du sieur de Robert de Layer, chanoine de Beaujeu, pour lequel dîme on devait dire trois messes par semaine, en l'église de l'hôpital Beschard, pour le salut de son âme, et lequel dîme était lors tenu par le susdit Pierre d'Autun, prêtre, se réservant toutefois et a ses successeurs l'institution des curés desdites quatre paroisses : Dun-le-Roy, Saint-Igny, Proprières, celle de Saint-Bonnet étant unie au doyenné, et des visites que lui ou ses successeurs et archidiacres et archiprêtres ont le droit de faire en temps et lieu, et encore la visite de ladite église collégiale, tous lesquels revenus et dîme seraient divisés entre les chanoines pour égale portion, pourvu toutefois que l'office ordinaire ne vînt à vaquer dans lesdites paroisses, de toutes lesquelles prébendes le doyen en aurait une avec la cure de Saint-Bonnet et tous les revenus d'icelle et, quant à la collation des autres trois chanoines, affectés sur lesdites trois cures de Dun, de Saint-Igny et de Proprières, elles appartiendraient à ses successeurs évêques d'Autun, quand vacance adviendrait, et pour les autres ce serait au doyen et chapitre dudit Aigueperse d'y pourvoir de plein droit, et auquel doyen appartiendrait le soin et la correction des chanoines, à la réserve des amendes en cas d'excès qui seraient des évêques d'Autun, et ne seraient les doyen ni chapitre obligés d'assister au synode, si ce n'était qu'ils eussent d'autres paroisses que les quatre susdites, si seraient bien les cures, et les doyens y enverraient pour celle de Saint-Bonnet, et quant à la résidence annuelle des chanoines, elle serait de quarante jours consécutifs, à commencer depuis le

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troisième dimanche après Pâques, auquel jour il y aurait chapitre général, et ne seraient tenus qu'à une assistance par jour ou à matines, ou à la grand' messe ou à vêpres, et, quant au doyen, il serait obligé de résider six mois continuels. Le susdit seigneur évêque ordonna sagement, pour fonder des revenus à l'avenir, que chaque chanoine de sa première institution fonderait un anniversaire pour lequel il assignerait vingt soudées de terres en fonds ou donnerait vingt livres viennoises qui seraient converties en l'achat de quelques fonds, qui demeureraient affectés et hypothéqués au chapitre pour cet effet, et que pour les autres chanoines avenir ils fonderaient le double, c'est-à-dire quarante soudées de terre, de revenu annuel, ou quarante livres viennoises, pour l'acquisition desdits fonds. Il ordonna encore que les fruits de la prébende de la première année de chaque chanoine appartiendraient au chapitre pour les affaires communes de leur communauté, comme aussi les fruits de ceux qui ne feraient point de résidence, et de ceux qui mourraient ab intestat, et que chaque chanoine venant à mourir serait tenu de laisser un lit garni audit hôpital, et, afin que les quatre prêtres et les deux clercs, qui étaient auparavant cette érection audit hôpital, ne vinssent à être frustrés de leurs aliments, le susdit seigneur évêque ordonna qu'ils serviraient au chœur pour chanter et que, tant qu'ils vivraient, chacun d'eux aurait, pour son entretien, cinq ânées de blé, savoir trois ânées de seigle, six bichets de froment et deux bichets de légumes et, chaque jour qu'ils assisteraient à matines, deux deniers viennois ; à la grand'messe un denier et à vêpres autant, pourvu qu'ils assistassent à toutes ces heures; que s'ils venaient à manquer à une, ils ne recevraient rien de tout cela; au moyen de quoi ils quittèrent tous droits qu'ils avaient à prendre sur ladite maison et hôpital et, avenant le décès des susdits six prêtres et clercs, le doyen et chapitre seraient obligés de fournir, en la place d'iceux, six vicaires pour desservir ladite église. Le reste se verra mieux dans le reste ' de ladite fondation qui sera aux preuves.

Le même jour et an, Louis, seigneur de Beaujeu, dans la seigneurie duquel est ledit bourg d'Aigueperse, voulant coopérer au bon désir du susdit seigneur évêque et augmenter de tout son pouvoir le service de Dieu, voulut gratifier de ses bienfaits l'érection de ladite église en

i. L, T, C, B, J, V : l'érection.

collégiale et donna, pour ce sujet, aux chanoines, toute justice, juridiction et tous autres droits et émoluments que lui et ses successeurs pourraient avoir dans ledit lieu d'Aigueperse, selon les termes prescrits dans l'acte de ladite donation, avec la connaissance de toutes matières civiles et criminelles, sentence définitive et exécution d'icelles par un prévôt qui serait mis et nommé par lesdits doyen et chapitre, lequel prévôt connaîtrait et jugerait jusqu'à peine inflictive et mutilation de membre, mais rendrait le criminel aux officiers dudit seigneur de Beaujeu, nu en chemise, pour faire exécuter sa sentence hors les limites de ladite franchise; et, quant aux biens meubles confisqués, ledit seigneur et chapitre partageraient également et, pour les immeubles de censive ou de tasque, ils demeureraient audit chapitre ; il leur assigna encore soixante-dix soudées de terre proche ladite église, tant pour satisfaire aux légats pies faits à ladite église par les seigneurs Humbert et Guichard, ses prédécesseurs, et par la dame de Mont-Saint-Jean, que pour la dévotion qu'il avait à leur faire du bien, pour le repos de son âme et de ses prédécesseurs, etc. Au moyen de quoi le susdit seigneur évêque lui accorda la collation de quatre simples prébendes, lesquelles, au cas qu'elles vinssent à augmenter, le susdit seigneur aurait toujours le patronage et la collation du tiers nombre desdites places, lesquels prébendiers mis et institués par ledit seigneur de Beaujeu seraient tenus de lui jurer foi et serment de fidélité et service. Le reste se verra mieux dans l'acte qui sera aux preuves. Quelque temps après, savoir l'an 15 12 et le 10 décembre, Jacques Hurault, évêque d'Autun, leur donna la cure de Vareilles pour dire, tous les jours, prime, tierce I et none.

Par ce que dessus, il est aisé à voir que la justice du bourg d'Aigueperse appartient au chapitre ; et celle de Saint-Bonnet-d'Aigueperse ou des Bruyères au sieur marquis de Rebé, à cause de son château de Chavagny-le-Lombard, qui est dans la même paroisse et éloigné d'icelle d'un quart de lieue, dans un petit hameau.

Il y a un dénombrement rendu, le 24 mars 1539, par Jean de Marzé, pour sa maison forte de La Bruyère, située en la paroisse de Saint-Bonnet-d'Aigueperse.

Et un autre rendu, le 22 avril 15 54, par Antoine de Salornay, écuyer,

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