L, T, C, B : soutenus; J : tenus
ladite justice être inaliénable et dérogeante à la transaction de 1560, où il est dit et convenu que la haute justice du pays de Beaujolais demeurera en qualité royale et sera exercée par les officiers pourvus par sa majesté à sa nomination ; sur quoi M. le Duc écrivit aux officiers de Beaujolais la lettre que j'ai insérée à la fin du chapitre de la justice.
Le fief de Varennes était de la maison de Beaujeu comme il appert du premier volume du livre cote A, fol. 6, où il y a un contrat de vente faite, le jeudi après Pâques 1322, par Hugues Marescalli, écuyer, et illustre et puissant seigneur Guichard, seigneur de Beaujeu, du fief lige avec hommage manuel que Gaufridi Marescalli, père dudit Hugues, avait acquis de Guy Villon et sa femme, lequel fief s'étendait sur certaine grange et maison appelée de La Varenne et autres héritages déclarés dans ledit contrat; confirmation de ladite vente, avec promesse de rendre les cent livres que ledit seigneur de Beaujeu avait payées pour ladite acquisition, si le nommé Pierre Sicotti, Etienne Sicotti ne se trouvait pas sujet dudit fief, vendu audit seigneur de Beaujeu, en date du samedi avant la fête de sainte Catherine de l'année 1322.
La prévôté et justice de Varennes fut vendue, l'an 1537 et le 21 novembre, par M. le cardinal de Tournon qui avait pouvoir du roi de ce faire, à Guillaume Barjot, écuyer, qui en bailla le dénombrement, le premier mars 1539, pour la terre et seigneurie d'Avenas et ce qui en dépend, avec la prévôté de Varennes qu'il disait avoir acquis du roi en l'an 1537, à faculté de rachat perpétuel; plus, pour le droit de justice es paroisses de Quincié et Marchampt et de Maleval avec quelques cens, dus audit lieu qu'il disait avoir aussi acquis de S. M., audit an 1537, à la même faculté de rachat.
Ledit sieur Barjot ayant fait cession de ladite vente de la seigneurie de Varennes à M. Antoine Escoffier, lesdits sieurs commissaires qui avaient pouvoir de S. M. d'aliéner son domaine, lui en passèrent contrat de vente, le 24 novembre 1543, ce qui fut ratifié par lettres du roi données au mois de mai suivant, l'an 1544; le rachat fut lait par M. le duc de Montpensier, le 30 juin 1564, des prévôtés et seigneuries de Beaujeu et Varennes, pour les réunir à son domaine de Beaujolais, la revente desquelles seigneuries lui avait été faite par M. Philibert Barjot, seigneur de La Palu, procureur du roi au bailliage de Maçonnais.
M. le cardinal de Tournon, commis et député du roi pour l'aliénation de son domaine, avait fait la vente des justices haute, moyenne et basse, cens et services des paroisses de Quincié et Marchampt, situées en la prévôté de Beaujeu, et du tènement de Maleval, assis en la paroisse des Etoux, le 6 octobre 1537, à Guillaume Barjot r, sieur de La Palu et Advenas, avec lettres du roi en vertu desquelles cette vente avait été faite, desquelles choses aliénées. La revente en fut faite à M. le Duc, le dernier mai 1563, par Guillaume Barjot, fils du susdit Guillaume Barjot, sieur de La Palu, en son vivant procureur du roi au bailliage de Mâcon ; ensuite de quoi il y eut un contrat d'échange passé, le 24 novembre 1572, à Paris, par M. le Duc qui donna à notre Guillaume Barjot, sieur de La Palu, maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi, de la justice ordinaire basse de Quincié, avec les cens, servis et rentes qui lui étaient dus dans les paroisses de Quincié et de Marchampt, à l'exception du tènement de La Varenne, dit Nagu, assis en ladite paroisse qu'il se réservait pour demeurer sujet à lui en toute justice, et, en contre-échange, ledit sieur de La Palu transporta, à mon dit seigneur, le demi-quart qui lui appartenait, et qui avait appartenu par indivis audit feu sieur Barjot, son père, en la prévôté de Claveysoles, Saint-Bonnet-de-Troncy, Saint-Nizier-d'Azergues, Claveysoles, Les Sauvages, Courcelles et Brosses, dîmes de Lurmay, Laye, de Saint-Laurent et la garde des petits fonds dont le surplus appartenait audit seigneur duc, avec l'acte, du 22 novembre 1572, de la prise de possession desdites justices au profit dudit sieur de La Palu.
Le sieur de Saint-Julien-Baleurre, en son livre des Antiquités de Mâcon, croit que cette maison de La Palu est sortie de la maison de Varas en Bresse; mais il y a plus d'apparence que ce soit du château de La Palu, en la paroisse de Quincié. Il dit que les Barjot en étaient seigneurs et que Guillaume Barjot, secrétaire du roi, fut père de Claude et de Guillaume Barjot, desquels le premier fut maître des comptes du roi en la chambre de Dijon et père des deux présidents au grand conseil ; le second fut seigneur de La Palu et de La Salle qui eut, entre autres enfants, Guillaume et Philibert Barjot; l'aîné, seigneur de La Palu, était maître d'hôtel ordinaire du roi Charles IX, et les mémoires