‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 180 sur 216 · L, T, C : D'Ormod ; B : Dormod · texte numérisé non relu

L, T, C : D'Ormod ; B : Dormod

de Chavagny-le-Lombard, chacun par moitié et égale portion des cens, servis et droits de justice, et autres droits seigneuriaux dus à S. A., en et sur la paroisse de Grandiïs, dépendant de la châtellenie de Chamelet, et à la réserve des ban et arrière-ban, foi et hommage et ressort d'icelle \

Arrêt du parlement de Paris, le 21 juillet 16 18, au profit de mademoiselle de Montpensier, contre ledit Etienne de Rébé, écuyer, seigneur de La Gardette, appelant d'une sentence des requêtes du palais par laquelle il avait été dit que faute d'avoir par ledit seigneur de Gondras et de La Gardette satisfait aux clauses portées par le contrat, il serait déclaré résolu et que Mademoiselle rentrerait en possession et jouissance des cens, rentes et autres droits vendus, de laquelle sentence ledit seigneur de La Gardette 2 s'étant porté pour appelant, il fut dit par cet arrêt qu'il avait été mal appelé et ledit seigneur de La Gardette condamné aux dépens.

Touchant le fief de La Gardette, il y a eu un dénombrement, le 18 mars 1539, par damoiselle Isabeau de Monmort, usufruitière de La Gardette, assise en la paroisse de Grandriz, avec le moulin, etc. Autre, du 18 juillet 1 541 , par Jean de Meyse, écuyer, seigneur dudit lieu de La Gardette, chevalier, homme d'armes, sous la charge de M. le comte de Sancerre et de damoiselle Aimée de Botéon, sa mère, pour ladite maison forte de La Gardette et ce qui en dépend.

Dénombrement fait, le 25 mars 1539, par François de Grandriz, bourgeois de Villefranche, des cens, rentes et servis qu'il tenait en fief de la baronnie de Beaujolais es paroisse de Chambost, de Chamelet, Lestra, Grandriz, La Mure et autres paroisses.

Autre, par le même, du 7 juillet 1 541 . Autre, par Jean de Grandriz, du 19 janvier 1 5^2. Autre, du 2 juillet 1601, par damoiselle Philiberte de Rhodes, veuve dudit Jean de Grandriz.

VIL Saint-Bonnet-de-Troncy , 80e paroisse. — Du diocèse de Mâcon, en un pays bien froid et qui ne porte que quelque blé ; le chapitre de Saint-Pierre dudit Mâcon est patron de la cure et le seigneur de Gondras décimateur d'une partie, par acquisition, et le chapitre de Beaujeu d'une autre partie, savoir es masages du Mena de Champale et

1. C : de justice. — 2. L, T, C : de Gondras au lieu de la Gardette.

Botonges; le même seigneur a quelques masages qui sont de sa juridiction dans ladite paroisse, savoir : le masage ou voisinage du Mena, des Cham pales, Combry et des Renards ; le reste est de Mademoiselle et de la châtellenie de Beaujeu.

VIII. Le bourg et paroisse d'Amplepuis, 81e paroisse. — Pays sablonneux, bon à blé et conils, du diocèse de Lyon et de la collation du grand célerier de l'abbaye royale de Savigny ; la paroisse est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, appartient, en toute justice, au seigneur marquis de Rébé, par acquisition faite des seigneurs de Linières, du nom de Beaujeu.

Cette paroisse et seigneurie fut donnée en apanage et en partage par Guichard le Grand, seigneur de Beaujeu, à Guillaume, son second fils de Jeanne de Châteauvilain, par son testament, du 18 mai de l'an 133 i, qui est aux preuves de cette histoire.

Edouard, son fils, le posséda et, après lui, François, et ensuite Jacques de Beaujeu, seigneur de Linières, qui laissa Philibert, son fils, héritier et baron d'Amplepuis et de Linières. Ce fut ensuite d'un contrat de partage fait, en juillet 1345, entre les susdits Guillaume, Robert et Louis de Beaujeu, frères, par l'avis de leur mère, Jeanne de Châteauvilain, par lequel partage le château d'Amplepuis advint à la part dudit Guillaume pour en jouir sa vie durant seulement, d'autant qu'il était destiné à être d'église ; mais, comme cette envie lui eut passé et qu'il se fit du monde, il épousa trois femmes (comme j'ai dit ailleurs), et eut de la dernière, Marguerite de Gorze, Edouard, son fils et héritier universel, père de François, père de Jacques, père de Philibert dernier de cette maison, qui épousa Catherine d'Amboise, comme j'ai dit en son lieu, et la fit héritière de tous ses biens.

L'an 1539, le roi, par ses lettres données à Compiègne, le 15 octobre, ayant ordonné que tous ceux qui possédaient fief et arrièrefief en Beaujolais eussent à en faire la déclaration et le dénombrement par-devant le bailli ou son lieutenant, le susdit Philibert de Beaujeu, baron de Linières, passa procuration, le 29 mars 1540, à Me Guillaume Giliquin, pour déclarer, au nom dudit seigneur de Linières, tous et chacun les revenus des terres et seigneuries qui lui appartenaient, ce qui se fit le 7 avril 1540, premièrement pour le château d'Amplepuis,

en toute justice au diocèse de Lyon, pays montueux ' ; 2° pour Rono, Saint-Jean-la-Bussière, Cublize, Saint-Just-d'Avray, Les Sauvages étant de la juridiction d'Amplepuis et semblablement es paroisses, de Valsonne, Saint- Apollinard, Saint- Véran et Chamelet hors la juridiction.

Sur quoi il avança, disant que de toute ancienneté il se fait un anniversaire audit lieu d'Amplepuis, fondé par les seigneurs et barons de Beaujeu, tous les jeudis avant Pâques fleuries, où il se fait une aumône générale, auquel lieu sont dites plusieurs grandes et petites messes, et, à tous prêtres y venant, était donné six blancs et, à tous ceux qui disaient les grand'messes, cinq sols et autant au prédicateur, à l'issue de laquelle on donnait une grande quantité de pain aux pauvres qui a monté jusqu'à quatre ou cinq ânées de blé.

3° Il possédait, en la qualité que dessus, la terre et seigneurie de Ranchal et de Thel, avec toute justice.

4° Il possédait encore, en la qualité que dessus, le château de Chavagny, situé en la paroisse d'Aigueperse, en toute justice et encore, en ladite paroisse, une grange appelée Les Mésolières, laquelle avait été acquise par Jacques de Beaujeu, son père.

5° Il possédait encore le château des Tours, consistant en une vieille tour et quelques bâtiments, situé en la paroisse de Saint-Etienne-la- Varenne, en toute justice.

6° Il possédait encore la terre et seigneurie de Coux et d'Alloignet, laquelle il avait acquise de feue dame Anne de France, duchesse de Bourbonnais, et de Charles de Bourbon, par accord et transaction faite entre eux, en récompense des droits que ledit seigneur de Lignières avait et prétendait, tant en la baronnie de Beaujolais qu'en plusieurs autres biens, à cause de la substitution contenue es testaments et dispositions des seigneurs de Beaujeu ses prédécesseurs, laquelle terre il tenait en toute justice, en laquelle étaient comprises la forêt d'Ajoux et toute la châtellenie consistant es paroisses de Saint-Mamert, Ouroux, Saint-Jacques-des-Arêts, Trade, Saint-Christophe-la-Montagne, Montsous, Les Ardillats et Chanelettes.

7° Montmelas que ledit seigneur de Lignières avait acquis de feu Philippe de Croset, en son vivant trésorier audit pays pour les sei-

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