T : monteux ; J : montagneux
gneurs et dames de Bourbon, que ledit Croset avait acquis de dame Anne de France et de Charles de Bourbon, et ledit seigneur de Lignières y avait toute justice.
8° Thisy que ledit seigneur de Lignières avait acquis, l'an 1522, de M. Charles de Bourbon, en toute justice, sur quoi était dû, aux Cordeliers de Charlieu, sept ânées deux bichets seigle à ladite mesure et douze livres viennoises valant treize livres, six sous, huit deniers tournois, et 26 livres au capitaine dudit château et, au receveur, quinze livres, lequel, outre ses gages, de toute ancienneté ne rendait compte sinon dix deniers pour géline, et, pour chaque conil, trois blancs.
90 Lay et Chamelet, en la même qualité, sur quoi faut entendre que ledit seigneur prétendait la baronnie de Beaujolais lui appartenir et autres biens délaissés par ses prédécesseurs, par droit de substitution, lesquels détenait et occupait madame Anne de France et Charles, duc de Bourbonnais, sur quoi, ledit seigneur de Lignières étant venu à accord et transaction avec lesdits prince et princesse, ils lui transportèrent, en récompense des droits par lui prétendus, entre autres biens, la terre et baronnie d'Escole \ laquelle depuis fut évincée par la dame princesse de La Roche-sur- Yon, en vertu d'un arrêt de la cour de parlement de Paris, et M. le procureur général, comme successeur desdits seigneurs et dame de Bourbon, condamné à rendre, audit seigneur de Lignières, une ou deux places de semblable valeur et estimation que ladite baronnie d'Escole, et depuis ledit temps en ça, en récompense de ladite terre et baronnie d'Escole ainsi évincée après les dues évaluations faites, d'un côté et d'autre, par commissaires députés, le roi avait cédé et transporté lesdites places de Lay et Chamelet audit seigneur de Lignières, en toute justice et autres droits quelconques, en quoi faut entendre qu'une grande partie de la rente ne portait ni lods, ni ventes, mais seulement se payait par manière d'une taille, laquelle vulgairement on appelait la taille baptisée; et audit Chamelet, il y avait une chapelle fondée d'ancienneté par les seigneurs de Beaujeu, pour laquelle on payait quatre livres, six sous huit deniers annuellement; et encore ledit seigneur payait, tous les ans, à Villefranche, la somme de 14 livres au roi, à raison de la plus-value.