D, T, C, V ajoutent : de Claudine Merle ci-dessus
de Lyon, prévôt de Saint-Pierre de Mâcon, abbé de Jars et de Novillv ; 4° Jeanne, religieuse.
Philibert a fait admirer sa générosité au siège de Saint-Jean-de- Losne, contre les vains efforts du général Galas, et en plusieurs lieux de la Franche-Comté et de l'Allemagne, eut, en première noces, Marie d'Albon sans enfants et, en secondes, Diane d'Achon de Saint-André, de laquelle il eut Claude, marquis de Rébé, qui a fait paraître sa valeur dans la Catalogne et dans le dernier siège de Valence, en Italie, et qui, de Jeanne d'Albret, sœur du maréchal d'Albret et de Mme l'Abbesse de Prouille en Lauraguais, a eu Claude Hyacinte de Rébé, aujourd'hui vivant.
Il ne faut pas passer ceci sans dire que le susdit Claude de Rebé, archevêque de Narbonne, a fondé une chapelle de cent écus de rente, à dire messe tous les jours dans la chapelle dudit château de Rébé; j'ai traité de Sa Grandeur au chapitre des hommes illustres du pays de Beaujolais.
Les armes de Rébé sont écartelées au premier d'or a trois merles de sable ébecqués et épattés, c'est-à-dire sans bec et sans pattes l, au 2 et 3 d'or à la fasce ondée de gueules et sur le tout de gueules, à trois chevrons d'argent qui est de Fa verges.
Pour l'explication de tout ce que dessus, il faut savoir comme j'ai dit que la maison de Rébé était premièrement de Malvoisin, puis Merle et, en troisième lieu, Faverges et, en dernier lieu, Rébé.
Jean de Merle, abbé de Cruas, en Vivarais, dernier possesseur de la maison, branche et famille des Merle, était seigneur du château de Rébé et, comme sa sœur Claudine Lemerle eut été mariée à Jean de Faverges, puîné de cette maison, et qu'elle en eut eu plusieurs enfants et entre autres les deux premiers du nom de François, il donna son château de Rébé et appartenances au jeune François, à condition de porter le nom et armes de Rébé.
Ce François, qui prit le nom de Rébé et éteignit le nom de Faverges, épousa Angèle de Ronchivol de Pramenou, de laquelle il eut Claude et Jacques, seigneurs de Genouilly .
La maison des Merle était possédée par ceux de Rébé du temps de
1. L, T, D, C, B, V : à trois merles de sable becquetés et pattes au 2 et 3 d'or à la fasce ondée de gueules.
Louis XI, il y eut un Louis de Merle, seigneur de Rébé, Chenevoux, en Forez et Marenne, en Lyonnais, qui conduisait l'arrière-ban du Beaujolais dans l'expédition que fit Louis XI de la réduction de Bourgogne et fut enterré aux Jacobins de Dijon.
M. de Rébé d'aujourd'hui est seigneur de Chavagny-le-Lombard qu'il a eu, avec Amplepuis et Ranchal, duquel Chavagny dépend Saint-Igny-de-Vers pour la plus grande part, et Saint-Bonnet-des- Bruyères, et a grande part dans Matour, Montsoux, Saint-Christophela-Montagne, et est encore seigneur de Monrenard en Beaujolais, dans la paroisse de Pouilly-sous-Charlieu, en toute justice.
La maison de Rébé s'est toujours fort attachée au service de la couronne comme il appert par la relation du siège de Thizi, paragraphe 98, pendant les troubles et de la religion et de la Ligue, et encore lors des remûments de Languedoc sous le gouvernement du duc de Montmorency, l'an 1632 ; l'archevêque de Narbonne, de cette maison, empêcha la province d'entrer dans la révolte où ledit seigneur la voulait précipiter I ; il signala encore mieux son service lorsqu'il fallut faire lever le siège de Leucates au comte Serbellon 2, l'an 1636.
Dans la paroisse d'Amplepuis, il y a un marché public tous les mardis de chaque semaine, et cinq foires par an, par lettres patentes du roi, données au mois de mai 1657.
Dans la même paroisse, il y a quatre fiefs : Rochefort, Bregades, Montagny et Moncharvet.
Pour le premier, il y a un dénombrement, du 4 mars 1539, rendu par Anne de la Mer, écuyer, pour sa maison forte nommée Rochefort, assise à Amplepuis. Cette maison fut autrefois aux sieurs de Sarron, seigneurs des Froges 3, et fut vendue à Claude, fils de François, puîné de Rébé, et, par lui, au sieur d'Auserre qui l'a vendue au sieur de Pomey, tenancier moderne.
Dénombrement, du 26 février 1539, par M. Antoine Marchand, châtelain d'Amplepuis, pour sa maison de Bregades, assise en ladite paroisse.
Dénombrement, du 22 mars 1539, par M. Brian de Pomay, prêtre,
I. G : Mercure Français, tome XVIII. — 2. T, D : Saberllon. — 3. L, T, C, B: de Froges.
})2 IIISTOIRK DU BHAUJOLAIS
pour son bien à lui délaissé par feu M. Etienne de Pomay, son père, notaire à Amplepuis.
Dénombrement, du 6 mars 1539, par dame Jeanne de la Roche, abbesse de Bonlieu, pour les cens et rentes qu'elle possède, à cause de son abbaye, dans le pays de Beaujolais, à Amplepuis.
Dénombrement, du dernier mars 1540, par Jean de Montagny, pour sa maison de Montagny, assise en la paroisse d'Amplepuis, laquelle est venue à la maison de Rébé par donation d'Hugues de la Roche, écuyer ', faite à Zacharie de Rébé, frère aîné de Claude, archevêque de Narbonne.
Quant à la maison de Moncharvet le fief, dénombrement rendu, Tan 1540 et le 25 août, par M. Pierre de Vuarti, chevalier; appartient aujourd'hui à M. de Pomey.
IX. Rono, 82e paroisse. — Annexe d'Amplepuis et du même diocèse, pays montagneux qui porte néanmoins quelques vignobles, est de la même collation que la paroisse d'Amplepuis et appartient au même seigneur.
Dans cette paroisse sont le château de Pierrefîtte, la maison de Champron du nom de Vichy, la maison forte d'Ornaison et la maison de Montagny.
Pour la maison d'Ornaison, il y a un dénombrement, du 5 mars 1 5 5 1 , rendu par Jacques d'Ornaison, écuyer, conseigneur dudit lieu, pour la moitié indivise avec damoiselle Charlotte d'Ornaison, sa sœur.
X. Les Sauvages, 83e paroisse. — Du diocèse de Lyon, pays montagneux et fort froid; appartient à M. de Pomey, de Lyon, comme aussi Rochefort, qui est dans la paroisse d'Amplepuis.
Dénombrement, du 24 février 1539, par Philippe de Blods, écuyer, pour les cens, rentes, servis et droits à lui dus en la paroisse des Sauvages.
Dénombrement, du 22 mars 1539, par Barthélémy Regrey, pour les cens et servis à lui dus en ladite paroisse des Sauvages.
XI. Joux-sus-Tarare, 84e paroisse. — Du diocèse de Lyon, pays bon