ET DÉPENDANCES
SOMMAIRE. — /. De Saint-Syphorien ou de Saint-Saphorien-de-Lay et des fiefs de Peyselay, de Mongalland, de Butery, de Vareilles, de Fournillon et de Combres. — //. De Naoux et du fief Valorges. — ///. De Vandr anges et de Cucurieux. — IV. De Nuli^e. — V. De Croisel. — VI. De Saint-Cire- de- Valorges et de VEspinasse et du château de Ressis. — VIL De Saint-fust-la-Pendue et du château de V Aubèpin. — VIII. De Sainte-Colombe. — IX. De Chirassimont et de Mâcherai. — X. De Fourneaux et des parcelles, Vernant et Sarron et des châteaux de Su^y et des Forges. — XI. De Thi%y et du Bourg de Thi^y. — XII. Du siège et des articles de la reddition de Thi^y et de la démolition du château et des fiefs de Traçettes et La For es t. — XIII. De Marnant. — XIV . De Mardore et de La Chapelle-de-Mardore, du château de Corcenay et des fiefs de Chalatofray, Montanelles, Martorey, La Colonge et Le Montet. — XV. De Thel. — XVI. De Ranchal. — XVII. De Saint-Vincent-de- Rain. — XVIII. De Cubli^e et du château de Magny, et des fiefs de Meyré, Batailly et Montet. — XIX. De Saint-Jean-la-Bussière. — XX. De Saint-Victor. — XXI. De Combres et de La Farge. — XXII. De Montaony et du fief Lapra. — XXIII. De Cours et des châteaux d'Estiegue et de Montruchet. — XXIV. De Sevelinges. — XXV. De La Grès le et des fiefs de La Giraudière, Laplace et Boyé. — XXVI. De Boyé. — XXVII. UArcinge et Escoche.
I. Saint-Symphorien-de-Lay, 88e paroisse. — La ville de Lay, située sur une éminence, était autrefois close et ceinte de bonnes et hautes murailles et tours de défenses pour la main, ce qui fait croire que
c'était une forteresse et lieu de garnison comme il a paru pendant les guerres civiles ; maintenant les murailles s'en vont en ruines et ont plusieurs brèches. Elle est à trois lieues de Perreux et sur le grand chemin de Paris à Lyon. Ses ruines ont donné accroissement au bourg de Saint-Syphorien qui porte le surnom de Lay où a été transféré la paroisse, n'y ayant aujourd'hui qu'un vicaire à Lay qui dépend du curé de ladite paroisse de Saint-Syphorien. Ce terroir est un pays bon à blé.
La paroisse de Saint-Syphorien est partagée en deux, quoique inégalement, en grand et petit Saint-Syphorien. Le grand est composé de trois membres principaux : la ville de Lay, le bourg de Saint-Syphorien et la campagne; elle ne souloit avoir dans son enclos qu'une petite chapelle sous le nom de Saint-Eugène ' et, à présent, de Saint-Clair, depuis, y ayant eu une nef ajoutée sans autre couverture que du toit, et le nombre des habitants s'y étant accru jusques à six ou sept vingt feux, il a été ordonné, par jugement de l'officialité de Lyon, depuis trois ou quatre ans, que toutes les fonctions curiales s'y feraient à l'avenir, au lieu qu'auparavant elles se faisaient entièrement dans ledit bourg. Dans la ville est le siège de justice de toute la châtellenie, en un auditoire du tout ruiné depuis vingt années, ainsi que les prisons, ce qui a obligé le juge des lieux de tenir les audiences dans sa maison située audit bourg, par l'approbation de M. Nau, conseiller au parlement de Paris, et l'un de ceux des grands jours de Clermont pendant sa commission dans cette province.
Les foires, au nombre de cinq en l'année et les marchés aux jours de lundis, se tiennent dans ladite ville sous une halle assez passable; il y a quelques marchands de draperie, mais la plus grande partie des ouvriers travaille au tissage des toiles, futaines ou serviettes.
Le bourg, qui porte le nom de Saint-Syphorien, comme toute la paroisse, à cause que l'église paroissiale et le cimetière y sont situés et éloignés de ladite ville d'environ 17 à 1800 pas et a de quatre-vingt à cent feux; le grand chemin de Paris à Lyon passe à travers la ville, où il y a bon nombre d'hôteliers et quelques négociants en toiles.
La campagne de ladite paroisse est fort étendue et a deux lieues en