L, T, C, B : Eugendes
son diamètre du midi au septentrion, et le clocher au milieu, il n'y a guère moins d'étendue au levant, et n'y a que le couchant un peu resserré du côté de Neaux; elle contient dix ou douze villages de dix ou douze feux, plus ou moins.
La châtellenie s'étendait autrefois sur la ville et faubourg de Lay, sur la paroisse de Saint-Syphorien et sur celles de Sainte-Marguerite de Naoux ou Noaux, Boisset, Fourneaux, Saint-Just-la-Pendue, Sainte- Colombe, Nulise, Vendranges, Croiset, Chirassimont, Machezal, Saint- Cire-de-Valorges, Chambost-de-Longuesaigne et quelque parcelle de la paroisse de Saint-Cire-de-Favières.
J'ai fait voir, en Humbert V, comme il fit le fief au duc de Bourgogne pour la ville de Lay, et il y a, dans le trésor de Villefranche, lettres de déclarations de Louis de Bourbon, du 6 novembre 1400, au profit dudit sieur duc de Bourgogne, pour le fief de Lay.
Lay ayant été donné, par madame Anne de France et Charles de Bourbon, à M. Philibert de Beaujeu de Lignières, pour supplément des prétentions qu'il avait sur la baronnie de Beaujolais, comme j'ai fait voir au paragraphe 81 d'Amplepuis, ledit sieur de Linières ayant Fait sa femme, Catherine d'Amboise, son héritière, après la mort de ladite Catherine arrivée en 1549, le roi prétendit devoir succéder aux biens paraphernaux ou qui avaient été donnés pour supplément audit seigneur de Lignières, mort sans enfants ; c'est pourquoi il y eut commission donnée, le 15 s janvier de ladite année 1549, par les officiers, gens du conseil de Beaujolais, pour mettre le roi en possession des villes, terres et châtellenie de Lay, Ouroux et Chamelet, ce qui fut fait les 5, 6 et 9 desdits mois et an.
Les commissaires du roi vendirent depuis Lay, le 7 juin 1558, à noble M. Jean FourneL, lieutenant général civil en la sénéchaussée de Lyon, avec la seigneurie et terre de Pouilly en Beaujolais, et de Sainte- Colombe et Charlieu, en Lyonnais, appartenances et dépendances, pour le prix de huit mille livres avec pact de rachat perpétuel qui fut fait de Lay, par M. le duc de Montpensier, le 15 janvier de l'an 1561.
La justice haute, moyenne et basse du grand Saint-Syphorien appartient à S. A. R., à la réserve de deux ou trois feux qui sont de la justice
du seigneur de Sarron, du côté du village de Lorme, et encore de Belair, de la justice de son propriétaire, toutes deux des dernières acquisitions.
Dans cette paroisse, il y a plusieurs fiefs : de Peyselay, de Mongaland, de Butery, de Vareilles, de Fournillon r, Combres, etc.
Dénombrement, du premier mars 1539, par noble Antoine de Peyselay, pour son château et maison forte de Peyselay, en la paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay.
Dénombrement, du 9 mars 1539, par damoiselle Claude de Flachard, pour sa maison de Mongalland qu'elle avait édifiée de nouveau en ladite paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay, avec ses dépendances, ensemble pour trente nommées de vignes en la paroisse de Vaux et, en icelle, un cellier, un pressoir et une chambre au-dessus ; plus, pour quelques dîmes en ladite paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay; plus, pour sa justice de Combros, en laquelle elle disait avoir tout droit, réservé au roi la punition corporelle, à cause de sa baronnie de Beaujolais qu'il tenait alors.
Autre dénombrement, du 2 juin 1601, par noble Damiens de Pons, pour lui et Antoinette du Bois, sa femme, pour ladite maison de Mongalland avec un petit domaine en dépendant, assis à Saint-Syphoriende-Lay, et pour le droit de justice qu'il prétendait au susdit mas de Combros, en la paroisse de Saint-Just-la-Pendue, avec la rente en justice de deux écus quarante et un sous annuels.
Dénombrement par noble Jean Fournillon, seigneur de L'Espinace et dépendances, en la paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay, et pour le fief de Butery et ce qui en dépend, assis en la même paroisse, le 7 juillet 1541, avec un autre acte pareil de Pierre de Noble, seigneur de La Cloistre, frère dudit Jean Fournillon ; pareil cahier des biens nobles tenus par Jean de Fournillon, tant en ladite paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay qu'es paroisses de Naoux, Fourneaux, Pradines, Perreux, Vandranges et Coutouvre, du 23 avril 1552. Autre de damoiselle Marie de Chaselon, veuve dudit Fournillon, du 20 décembre 1600.
Dénombrement, du 3 novembre 1540, par Me Claude Patarin, premier président au parlement de Bourgogne, pour la maison de Vareilles