‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 191 sur 216 · T, C : du · texte numérisé non relu

T, C : du

dances, es paroisses de Saint-Cyre-de-Valorges, de Machezal et d

Sainte-Colombe, à cause du fief duquel il disait avoir toute justice, excepté la haute.

Geoffroy de Salmart, seigneur de Ressis, fut condamné à payer à l'acquit des dettes de M. de Montpensier, es mains du trésorier de feue madame 207 livres 15 sous 11 deniers, l'an 16 13. Voyez la généalogie de Bourbon, en Jean IL

VIL Saint-Just-la-Pendue, 94e paroisse. — Du diocèse de Lyon, moitié en Beaujolais où est le clocher et moitié en Forez ; pays bon à blé. La cure est de la nomination du seigneur archevêque qui perçoit partie des dîmes, le seigneur de L'Aubépin une autre, le seigneur du lieu, seigneur de Chevenoux une, et le seigneur de Sarron, une autre; le curé a sa portion congrue.

L'origine de ce nom de Saint-Just-la-Pendue vient (selon la tradition) d'une femme qui y fut pendue et demeura trois jours cà la potence, au bout desquels elle tomba et vécut encore et postea, dit la tradition, fait filios et filias bonœ indolis, ceci ayant été trouvé écrit sur une pierre de tombe, où elle fut pendue, l'an 80 ou environ, appelée les Pins Pirougette ' ; cela sent un peu le roman.

La justice est des anciennes aliénations, appartient au sieur François de Sainte-Colombe, comme dépendant du château de L'Aubépin, duquel dépendent encore deux autres paroisses, Croisel etFourneaulx. Le seigneur de Ressis y a presque autant d'étendue de justice, mais non pas si grand nombre de feux que le seigneur de L'Aubépin ; le seigneur de Mongalland y a encore 12 ou 15 feux en justice, au quartier appelé Combres. Le seigneur du lieu, à cause de son château de Chenevoux et encore comme acquéreur de la part du seigneur de Saint-Cire-de-Valorges, y prend la plupart des dîmes et s'afferme par communes années 340 livres. Le seigneur archevêque de Lyon y en a la valeur de 180, et le seigneur de Sarron a la valeur de 100. Le seigneur de Saint-Cyr voulait prendre annuellement 8 bichets à la mesure de Lay, sur chacun desdits seigneurs décimateurs, mais, à pré-

1. L : L'Espins Piroguette ; T, V : l'Espinpiroguette; C : Lespins Piroguette ; B : L'Espins-Pirouguette ; J : les Pins Pirouguette.

sent, il prend so livres sur la portion seulement dudit seigneur de

Sarron.

Il y a une chapelle sous le vocable de Notre-Dame de Liesse.

Dénombrement, du 25 février I5 5L P^1" noble Girard de Semu,r' pour le château de L'Aubépin et avec la justice moyenne et basse qu il disait avoir au village de Saint-Just.

Le château de Combros est en cette paroisse. Voyez le paragraphe 88.

VIII. Sainte-Colombe, 95e paroisse. — Du diocèse de Lyon, de la nomination du seigneur abbé d' Ainay, bon pays à blé, sur les confins de Beaujolais et de Forez, c'est-à-dire moitié de l'un, moitié de l'autre, néanmoins le clocher est en Beaujolais. Le dîme appartient à l'abbé d' Ainay à la valeur de 250 livres ou peu plus, sur quoi le curé prend 50 ou 60 livres, pour partie de sa portion congrue ; la plus grande partie de la paroisse qui est de Forez est de la justice du roi et de la châtellenie de Néronde; ce qui est de Beaujolais appartient, en toute justice, au seigneur de Sainte-Colombe, dont la maison, la paroisse et le château qui n'est guère éloigné du bourg portent le même nom ; dans la paroisse, il y a deux églises, l'une dédiée à sainte Colombe, et l'autre à saint Julien, où est le tombeau élevé desdits seigneurs qui seuls portent le nom de Sainte-Colombe et qui ont donné des comtes à Saint-Jean de Lyon. Ils ont leurs moulins banaux, comme appert par les arrêts obtenus de la cour de parlement. Ils possèdent comme j'ai dit et ont possédé sans aucun trouble, depuis plus de 400 ans, la justice haute, moyenne et basse, comme appert par les fiefs rendus tant aux rois qu'aux barons de Beaujeu ; sous Antoine, seigneur de Beaujeu, Philippe de Sainte-Colombe était son maître d'hôtel. Le seigneur de Ressis y a encore justice en presque autant d'étendue que le seigneur de Sainte-Colombe mais non pas en nombre de feux.

Il y a dans le trésor de Villefranche deux dénombrements : l'un du 3 et l'autre du 8 mars 1539. Celui-ci par Etienne de Sainte-Colombe, écuyer, pour sa maison forte de Sainte-Colombe, où il disait avoir toute justice haute, moyenne et 'basse, cens, rentes, servis et autres droits seigneuriaux, l'autre est par George de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur de Villette, pour le château de Villette, assis au comté de Forez, et pour les cens et servis et rentes qui lui appartenaient au pays de Beaujolais dans le mandement de Joux.

Il y a quatre foires au bourg de Sainte-Colombe et la dernière accordée par François Ier, qui confirme les trois précédentes, à Marseille, Tan 1533, signé Bayard.

La maison de Sainte-Colombe porte d'argent écartelé d'azur, cimier une colombe d'argent, becquée et membrèe de gueules ; supports deux lions d'or accolés d'argent et d'azur, la devise avs-j yz't^z, sans fiel, les aînés écartellent de celles de Nanton dont ils portent le nom avec celui de Sainte-Colombe depuis l'an 1570; Nanton porte de sinople à la croix d'or.

I. — La généalogie de cette maison se pourrait étendre beaucoup au delà de l'an 1300; néanmoins, je me suis contenté de la prendre en ladite année et la commencer par Girard de Sainte-Colombe, fils d'Evrard de môme nom, qualifié dans un acte latin miles et dominas Sancte Columbœ, lequel Girard épousa, l'an 1300, Catherine de Montheu, fils d'Etienne de Montheu, écuyer, seigneur dudit lieu de Montheu, comme il appert d'un échange fait entre Regnaud de Forez ' et ledit seigneur de Montheu, en 1300, duquel mariage sortit :

IL — Guillard de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu, qui épousa Catherine de Charsalat, fille de Guillaume, écuyer, seigneur de Saint-Priest-la-Roche et La Bury, ledit Guillard rendit deux fois hommage aux comtes de Forez pour les biens qu'il possédait dans le comté de Forez; la première au susdit Regnaud, présent curateur de Jean, comte de Forez, Fan 1330, par lequel fief et hommage ledit Guillard se dit fils de Girard de Sainte-Colombe et, la seconde fois, par une sentence de maintenue et prestation de foi et hommage, donnée par le chancelier et les maîtres de la chambre des comtes de Forez, l'an 1340, par laquelle sentence ledit Guillard est maintenu dans ses biens, rentes directes, et autres droits seigneuriaux, et principalement dans la moitié des dîmes et directes dans le mandement de Sury-le-Bois qui se prenaient par indivis avec ledit comte de Forez, et est aujourd'hui de la même manière avec Sa Majesté et le seigneur de Sainte-Colombe, lequel donna en échange la terre et seigneurie de Soutournon; de ce mariage sortirent deux fils, Girard et Josserand.

1. L, C, B ajoutent : « curateur de Jean, comte de Forez, et ledit seigneur de Forez et ledit seigneur de Montheu, etc., en 1300, duquel mariage sortit; J : Renaud de Forez et ledit seigneur de Montheu.

III. — Girard de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu, se maria avec Jeanne du Gros, fille d'Alegret du Cros, écuyer, seigneur de Curèze, de l'autorité de son père Guillard qui lui donna son château et maison forte de Sainte-Colombe avec tous ses droits, émoluments, rentes, directes et dépendances avec toute justice haute, moyenne et basse, mère et mixte impère, l'an 1390, en présence de très haute et très illustre princesse Anne, dauphine, duchesse de Bourbon, jà comtesse de Forez, dans son château de Clepé en Forez, laquelle princesse donna, à Jeanne du Cros, deux cents livres de rente annuelle, par sondit contrat de mariage duquel ne sortit point d'enfants.

Josserand de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu, eut trois femmes : la première était Marguerite de Poliergues, de laquelle il n'eut point d'enfants ; la seconde, Jeanne de Biguette, qui lui en procréa deux, Jean et Antoine; la troisième était Gine de Laye, sans enfants. Par son testament, il fit ses deux enfants du second lit ses héritiers et donna à Jean la seigneurie de Saint-Priest-la-Roche, et à Antoine, la seigneurie et château fort de Sainte-Colombe et la seigneurie de Bury ; Jean se maria et mourut sans enfants mâles.

IV. — Antoine de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu et de La Bury, ainsi que ses prédécesseurs, se maria avec Guiote de Lorgue, fille de puissant seigneur M. Louis de Lorgue, seigneur de L'Aubépin et de Villars, et de Jeanne du Cros, l'an 1443, et eut cinq fils et une fille : Ier, Artaud; 2e, Louis; 3e, Antoine; 4e, Georges; 5e, Julien; 6e, Colombe, fille; il rendit le fief et hommage à Pierre de Bourbon, comte de Clermont et de La Marche, seigneur de Beaujeu, de tous ses biens nobles et droits seigneuriaux et premièrement de son château fort de Sainte-Colombe et de la justice haute, moyenne et basse dépendant dudit Sainte-Colombe, et fut le dénombrement mis et enregistré à Villefranche, en la chambre des comptes, le 12 mars 1477, signé Gayand.

Arthaud se maria avec Françoise d'Albon et mourut sans enfants, au château de Monaster, chez sa sœur Colomba.

George fut chevalier de Rhodes, comme appert de la lettre qu'il écrivit à ses frères, datée du 17 juillet 1500, et par le traité qu'il fit avec ses frères pour sa pension annuelle et fut après commandeur de Salins, en Franche-Comté.

Julien fut religieux de Saint-Benoît.

Antoine fit branche dans la maison de l'Aubépin qui était seigneur de Pinay et Bellegarde en Forez.

V. — Louis de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu et de La Bury, devint l'aîné par le décès de son frère Arthaud, et se maria avec Amédée de Salamard, fille de Bertrand, écuyer, seigneur de Ressis, en 1480, duquel mariage sortit un fils nommé Etienne et une fille appelée Jacqueline, laquelle fut mariée, en premières noces, à Jean de Vernet, écuyer, seigneur de La Bussière et, en secondes noces, à Claude de la Noirie, écuyer, seigneur dudit lieu, comme appert par l'acte du 12 mai 15 18; il fit les foi et hommage à Pierre, duc de Bourbon, comte de Forez, des biens seigneuriaux qu'il possédait audit pays, à Montbrison, le 16 août 1490.

VI. — Etienne de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu et de La Bury, se maria avec Huguette de Nagu, fille de Hugues, écuyer, seigneur de Varennes, de Laye et autres places, et de Françoise de Saint-Romain, le 7 octobre 1529, au château de Varennes, en présence de François de Sainte-Colombe, son frère, chamarier de l'abbaye de Savigny et de Hugues de Nagu, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur des Echelles, en Dauphiné, frère de ladite Huguette de Nagu. Il fit hommage au roi comme dès lors comte de Forez, pour ses biens et droits seigneuriaux qu'il possédait en Forez, et de même au prince de Beaujeu, pour les biens seigneuriaux et autres biens nobles qu'il possédait en Beaujolais, laissa deux fils, Philibert et François, et deux filles, l'une mariée à Hippolyte de Varennes, écuyer, seigneur de Rapetou, et l'autre religieuse à Salles. François fit branche dans la maison du Poyet et fut fort connu de François Ier, étant à la suite de Sa Majesté qui lui fit plusieurs grâces, et lui accorda une autre foire, le jour de Saint-Claude, avec la confirmation des trois précédentes.

VII. — Philibert de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu de La Bury et de La Goittière, se maria, au château de Noble, en Bourgogne, avec damoiselle Claude de Nanton, fille de M. François de Nanton, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de Piseys, Noble, Estours, Asnières, Replonges et autres places, et de Jeanne de Marsilly Cipière, le 12 septembre 1570, en présence de François de Sainte-Colombe,

son frère, et autorisé de frère Hugues de Nagu, son oncle naturel, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur des Echelles, en Dauphiné; ledit Philibert mourut assez jeune, blessé d'un coup de pied de cheval à la tête, en revenant de l'armée, et fit son testament le 12 août 1574, fut enterré dans l'église de Saint-Julien, au bourg de Sainte-Colomhe, au tombeau de ses prédécesseurs. Il ne laissa que deux enfants, un fils appelé Regnaud et une fille, Philiberte, qui mourut fort jeune, au château de Piseys, en Beaujolais.

VIII. — Regnaud de Sainte-Colombe Nanton, écuyer, seigneur dudit lieu, Pisay, Tanay l} Saint-Ennemond, La Bury et La Goittière, fut guidon de la compagnie des gendarmes du maréchal de Tavanes, et épousa Claude d'Albon, fille de puissant seigneur M. Bertrand d'Albon, seigneur de Saint-Forgeulx, Avoge, Cury et autres places, chevalier de l'ordre du roi, frère d'Antoine d'Albon, archevêque de Lyon, gouverneur de Lyon, pays Lyonnais, Forez, Beaujolais, Auvergne, haute et basse Marche ; le mariage se fit au château de Saint-Forgeulx en Lyonnais, en 1598, lequel Renaud prit le nom de Nanton par le testament de M. François de Nanton susdit, son grand-père maternel, qui lui donna la seigneurie de Pizay, Tannay et cinq cents écus de rente annuelle, à la charge de porter le nom et armes de Nanton et de donner annuellement six vingt écus aux pauvres, et fit exécuteur de son testament solennel M. le lieutenant général de Beaujolais et les recteurs de l'hôpital de Villefranche, en donnant à chaque pauvre un écu, et, en cas que ledit Regnaud de Sainte-Colombe Nanton ou ses successeurs manquent à payer annuellement ladite somme de six vingt écus, pour le supplément des arrérages qui se trouveront être échus, il donne pouvoir auxdits lieutenant et recteur de se saisir desdites seigneuries de Pizay et Tannay, préférant néanmoins les pauvres de Pizay et Saint-Ennemond à tous autres. Il laissa six enfants mâles et sept filles : 1, Claude; 2, Regnaud; 3, François; 4, Louis; 5, Claude II; 6, Guillaume; 7, Claude2; 8, Marie; 9, Jeanne; 10, Antoinette; 11, Catherine; 12, Marthe, et 13, Hilaire.

Claude, l'aîné, mourut <à Paris, l'an 1623, d'une blessure qu'il reçut dans un combat qu'il fit contre du Halost de Montmorency, cadet du

1. L, T : Taunay ; C, B, J : Tannay. — 2. L, C, B : Claudine. Hist. du Beaujolais. 24

nommé Bouteville, étant cornette dans la compagnie des chevaulégers d'illustre prince Louis de Bourbon, comte de Soissons, et mourut dans l'hôtel de Mercceur, à Paris, chez M. le duc de Vendôme qui le fit enterrer dans les Capucins, à Paris, et accompagner son corps par les princes de Mercœur et de Beaufort, fils du susdit duc de Vendôme, qui étaient pour lors fort jeunes.

Regnaud fut chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, à Malte, et capitaine d'infanterie dans le régiment de Saint-Forgeulx, au voyage de Cazal, en l'an 1530, et est présentement commandeur ' de Montferrand en Auvergne.

François fut comte de Lyon, prieur et seigneur de Montrottier et Tarare, et mourut précenteur en l'église dudit Lyon 2.

Louis est encore présentement prieur et seigneur de Crouzieux et grand vicaire 3 de l'abbaye royale de Savigny, en Lyonnais.

Claude, le cinquième fils, mourut dans la ville de Javan, en Piémont, prise sur le duc de Savoie, étant enseigne dans la compagnie de son frère, le chevalier susdit.

Guillaume, le dernier des fils, suivra ci-après.

Claude, fille aînée, fut mariée à M. François de Menthon, écuyer, seigneur et baron de La Gellière et d'Airias, en Bresse, chef de la maison de Menthon en Savoie d'où est sorti saint Bernard de Menthon, lequel fit construire l'abbaye appelée aujourd'hui le grand mont Saint-Bernard.

Marie est religieuse de Saint-Benoît, prieure et dame de Lagnieu en Forez; Jeanne n'est point mariée; Antoinette est religieuse et sousprieure 4 audit Lagnieu ; Catherine est religieuse à Sainte-Ursule de Lyon ; Marthe, religieuse et sacristaine audit couvent de Lagnieu ;

Hilaire est mariée avec Me de Monjouvent, écuyer, seigneur de

Chalon et de Boa 5 en Bresse.

IX. — Guillaume de Sainte-Colombe Nanton, écuyer, seigneur dudit lieu, Pizay, Tannay, Saint-Ennemond, La Bury et La Goittière, fut enseigne de la mestre de camp du régiment du commandeur de Saint- Forgeulx, son oncle, et est marié avec damoiselle Diane de Vaurion,

1. L, T, D, C, B, V : présentement est gouverneur. — 2. L, T, D, C, B, J, V : l'an 1664. — 3. L, T, D, C, V : prieur. — 4. T. D, J, V : supérieure. — 5. T : Bour; D : Bourg.

fille de M. Antoine de Vaurion, écuyer, seigneur dudit lieu et de Méré, et de Benoîte de Rébé, nièce de feu Claude de Rébé, archevêque de Narbonne ; ledit mariage fut fait à Chavagny-le-Lombard en Beaujolais, le 7 septembre 1656, et a sept enfants fort jeunes, trois mâles : Antoine, Regnaud et Claude; les quatre filles sont : Claude, Isabelle *, Benoîte, Antoinette et Hilaire, dans l'espérance d'en avoir d'autres.

IX. Chirassimont et Machezai, 96e paroisse. — Sont compris sous une même paroisse à cause que Machezai est annexe de Chirassimont, comme La Mure de Claveysoles, Saint-Cyre-de-Chatoux de Vaux, La Chapelle-de-Mardore de la paroisse de Mardore, etc. C'est un pays bon à blé, du diocèse de Lyon, et de la nomination du seigneur archevêque qui prend dîme sur deux ou trois fonds qui sont autour de l'église de Chirassimont. Les autres appartiennent au prieur de Saint-Irénée de Lyon ; et, à Machezai, les seigneurs de Sarron et prieur du bourg de Thizi les perçoivent par indivis.

La justice appartient, presque pour les deux tiers, à la maison de Ressis Salemart, seigneur de Monfort, qui demeure près Vienne. Autrefois, la justice moyenne et basse appartenait audit prieur de Saint- Irénée, duquel le seigneur de Ressis l'ayant acquise y a joint la haute, par acquisition faite de M. de Montpensier de l'autre partie de la justice du côté de bise, avec le long du grand chemin de Tarare à Roanne, depuis le grand Saint-Syphorien jusqu'à demi-lieue par-dessus. Le bourg de La Fontaine dépend de la châtellenie de Lay. Il y a encore quelques autres seigneurs justiciers en des endroits de ladite paroisse, comme ledit seigneur de L'Aubépin sur 7 à 8 feux à Bursières; le seigneur de Sarron sur 15 ou 17, vers les Champs; le seigneur de Saint-Cire-de- Valorges sur la maison Burgey, et le sieur de Pomey, à cause de sa seigneurie de Rochefort, a justice au mas de Champagnon et Les Mollets.

Machezai fut vendu au sieur baron de Joux, le 13 novembre 1606, comme j'ai dit ci- dessus, en George de Villeneufve, bailli de Beaujolais, dépendant de la châtellenie de Lay.

Il y a lettres d'érection de quatre foires au lieu et village de Machezai, en la châtellenie de Lay, au mois de juin 1555.

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