L, T, C, V ajoutent : La Vcrpillière
avec scs appartenances, assise en la paroisse de Saint-Syphorien-de- Lay. Autre dénombrement, du 19 avril 1552, par dame Denise Patherin, pour ledit château de Vareilles avec la grange, jardin, prés et terres qui en dépendent et pour la rente dudit château qu'elle disait être due en quinze paroisses.
Dénombrement, du 20 mars 1539, par M. Jean de Molagieu ', prêtre, prébendier de la prébende du château de Vareilles, pour les biens de ladite prébende qu'il disait être en une maison, cour, jardin, terre, en la paroisse de Chirassimont, des cens et rentes, en la paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay, et un dîme, en la paroisse de Saint-Just-la-Pendue.
Dénombrement, le 18 avril 155 1, par damoiselle Marguerite Coiron, veuve de feu Louis de Fournillon, écuyer, seigneur de La Verpillière, tant en son nom que comme tutrice de damoiselle Claude de Fournillon, leur fille, pour ladite maison, avec les cours, granges, prés, terres, bois, étangs, colombier et garennes joints.
Autre, du 15 avril 1601, par damoiselle Antoinette de Maburges, veuve de feu noble Ennemond d'Urigny, comme mère et tutrice de leurs enfants.
Dénombrement, du 7 mars 1539, par M. Jean de Valmeroz 2 et Claude Revenier, son neveu et donataire de la moitié de ses biens, des biens, cens, rentes et servis, par eux tenus en fief de cette baronnie, tant en la paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay qu'à celles de Saint-Just d'Avray et de Saint-Apollinard.
Dénombrement, du 9 mars 1539, par Jean Thévenon, pour les trois . quarts d'un dîme appelé des Rouzières et de la moitié du dîme appelé des Farges, l'un et l'autre en la paroisse de Saint-Syphorien-de-Lay.
Le 26 février 1519 5, noble homme Regnaud Le Toux reconnaît devoir à madame la duchesse de Bourbonnais, à cause de sa seigneurie de Lay, trois ras d'avoine d'annuel servis, avec les lods et ventes qui pourraient arriver, pour une écluse sise en la rivière.
Le petit Saint-Syphorien, qui a 18 ou 20 feux, est du diocèse de Lyon et pays lyonnais, de la paroisse du grand Saint-Syphorien, et y vient enterrer et, néanmoins, n'est pas de Beaujolais quoi qu'il en soit
1. L, T, C, B : Molagier. — 2. L, T, C : Jean Valremoz. — 3. L, T, C : 15 16.
entouré de toutes parts ; il dépend de la juridiction de Reigni et, par appel, de la sénéchaussée de Lyon, ledit prieur de Reigni en est haut justicier, curé primitif, collateur et décimateur pour la plus grande partie d'environ 1.500 livres. Le sacristain dudit prieuré y dîme aussi, à la valeur de 300 livres. Le monastère de Pouilly-les-Nonains en Roannais y en prend aussi, et tous les susnommés lèvent la 16e de seigle et la 17e de froment ; le prieur de Thizy lève la 21e gerbe, du côté du village de Foines ; le propriétaire de la rente noble de Thélis et le seigneur de Mongalland ont droit de dîme en quelques quartiers, et prennent la dixième gerbe ; les sieurs de Buttery et de Perrenaud en ont aussi à quelques endroits et aussi quelques laboureurs qui jouissent de l'exemption du dîme au côté de Rouzières, Recourbil et Laye, et le mas de Menas en est quitte pour dix bichets de seigle par an, au prieur de Regny.
IL Naoux, 89e paroisse. — Sainte-Marguerite-de-Naoux ou Noaulx est assez grande paroisse, en lieu fort montueux qui ne porte que seigle et sur le grand chemin de Paris à Lyon, du diocèse dudit Lyon ; le prieur de Regny en est curé primitif, collateur et décimateur pour la plus grande partie et le curé pour surplus avec le seigneur de Valorges et de Lavieu ; le seigneur de L'Aubépin'y prend encore, au mas de La Farge, qui les laisse au curé de Croisel pour sa portion congrue.
La châtellenie de Lay appartient à Mademoiselle. Il y a un fief de Valorges appartenant à la famille de Thélis.
III. Vandt 'anges on Saint-Genest, 90e paroisse. — Du diocèse de Lyon et de la collation de MM. de Saint-Jean, est moitié en Forez et moitié en Beaujolais et, dans ce dernier quartier, est situé le clocher; les dîmes en l'un et en l'autre quartier, se perçoivent par le curé à la 22e gerbe, sur lesquels dîmes le seigneur d'Ornaison prend, tous les ans, cinquante bichets seigle à la mesure de Lay ; on l'appelle ordinairement Saint-Genest, parce qu'il y a grande dévotion pour les goutteux, y ayant tous les ans, les jours de Saint-Barthélémy et de Saint-Louis du mois d'août, si grand concours de peuple qui y vont en dévotion que l'on peut dire qu'il est malaisé de voir un plus grand abord ; tous les jours de l'année, il y a des étrangers de toutes les provinces voisines qui y vont rendre leurs vœux et faire leurs offrandes. C'est un pays
montueux qui n'est bon que pour des seigles ; partie de cette paroisse paye la taille en Beaujolais, et l'autre partie à Roanne comme étant du pays de Forez.
Appartient, en toute justice, au seigneur de Cucurieux, Bertrand de Vichy.
Vente faite, par les commissaires de M. le Duc, le 15 janvier 1604, à noble Emmanuel d'Arcy, seigneur d'Ally, des cens, servis, rentes, droits de justice et'autres droits seigneuriaux appartenant à S. A., en et sur les paroisses de Vendranges et de Nullise, dépendant de la chatellenie de Lay, à la réserve des ponts, péages par eau et par terre, et du ressort de la justice par-devant le bailli de Beaujolais.
IV. Nullise, 91e paroisse. — Du diocèse de Lyon, pays à blé, est en Forez, très belle paroisse de l'élection de Roanne, de la nomination du seigneur archevêque qui y dîme avec le curé ; l'église est dans le Forez dont la justice est au roi, et répond à la chatellenie de Néronde. Il n'y a dans cette paroisse que le masage appelé Flandres, ou le petit Nullise, qui soit du Beaujolais, divisé par le grand chemin tendant de Roanne à Feurs, du côté du midi.
La justice de ce qui dépend de Beaujolais est à M. Bertrand de Vichy, seigneur de Cucurieux, le dîme du petit Nulisse appartient au seigneur prieur de Reigny qui donne quelque somme d'argent au curé pour supplément de sa portion congrue.
V. Croisel, 92e paroisse. — De petite étendue, du diocèse de Lyon, de la collation de l'abbé de Saint-Rigaud, appartient à M. le marquis de l'Aubépin, en la justice de l'illustre famille de Sainte-Colombe qui y dîme in solidum, à la réserve de celles qui appartiennent au prébendier de la prébende de Flachal, de la valeur de 17 à 20 livres par an et avec une rente noble de ladite prébende qui s'accense 60 livres.
Le seigneur haut justicier est celui de L'Aubépin, à l'exception de deux ou trois feux qui sont de la justice du seigneur de Mongalland, au lieu de Combros.
Vente faite, par les commissaires de M. le Duc, le 28 janvier 1604, a M. Pierre Pomey, seigneur de Croisel, de tous et un chacun les cens, servis et rentes qui appartenaient à S. A., en la paroisse de Croisel, et autres droits seigneuriaux dus sur ladite paroisse, dépendant de la chatellenie de Lay, à la réserve, etc.
VI. Saint-Cyre-de-Valorges, 93e paroisse. — Du diocèse de Lyon et de la collation de Cluny qui y dîme avec le curé qui a le petit dîme et 100 livres pour sa portion congrue; pays de blé, est sur le coupeau de la montagne de Tarare, entre les paroisses de Joux et de Sainte-Colombe.
Cette paroisse appartient, en toute justice des anciennes aliénations, à la maison de Thélis, seigneur de L'Espinace et dudit lieu de Saint- Cyre, y ayant transaction pour raison d'icelle, entre Guichard le Grand de Beaujeu et N. de Thélis, seigneur de L'Espinace et dudit Saint- Cire ; la tradition porte qu'un seigneur de Beaujeu amena d'Angleterre deux frères de cette famille et leur donna, à chacun, la moitié de la paroisse et tout ce qu'il possédait en ce lieu-là, d'où vient que la maison de L'Espinace est bâtie à l'anglaise.
Il y a un dénombrement rendu, le 6 mars 1539, par Louis de Thélis, écuyer, seigneur de Lespinace, en la paroisse de Valorges, pour son château fort -de L'Espinace avec ses appartenances, où il disait avoir toute justice haute, moyenne et basse. Autre, du 3 juin 1541, par damoiselle Jeanne de Saint-Romain, dame de Valorges. Autre, du 19 juillet 1601, par damoiselle Perrine de Naoux, veuve de Charles de Thélis, seigneur de L'Espinace, pour son château et maison forte de L'Espinace.
Accord fait, le jeudi, fête du corps de Dieu, en 1356, entre Guichard de Beaujeu, chevalier, seigneur de Perreux, d'une part, et Jean de Thélis (de Selliez), chevalier, d'autre part, par lequel ledit de Selliez reconnut être homme et tenir en fief dudit seigneur de Beaujeu les seigneuries de L'Espinace et de Valorges.
Dénombrement, du 8 mai 1557, par M. Jean Charreton de Saint- Cyre-de-Valorges, de la rente par lui acquise du sieur Barthélémy de * de Regray.
Dans cette paroisse est le château de Ressis, place forte à la main, qui possède en moyenne justice la cinquième partie de ladite paroisse, et, comme il est limitrophe du pays de Forez, il y a quelques maisons de ladite paroisse de la justice royale de la châtellenie de Néronde.
Il y a un dénombrement, du 8 mars 1539, par Claude de Salmart, écuyer, pour son château de Ressis, avec ses appartenances et dépen-