SA VIE ET SES TRAVAUX LXV
écrivit, en 1675, une histoire du Parlement de Provence, dont la bibliothèque Méjanes, à Aix, possède une copie. Il avait aussi préparé de longue date une histoire de Sisteron qu'il termina vers la même époque; malheureusement le manuscrit semble perdu.
On ne connaît ni le lieu, ni la date de la mort deLouvet. Quelquesuns de ses biographes indiquent l'année 1680; mais, d'après les récentes recherches de M. Eysseric, il vivait encore en 1684. Il avait repris son premier métier et remplissait à Sisteron les fonctions de suppléant du régent du collège en 1682-83, et celles de régent de seconde en 1683-84 *.
Louvet n'est pas mort à Sisteron 2, les registres de cette ville ne contiennent aucune mention de son décès. Le dépouillement des registres de sépultures des paroisses de Marseille et d'Aix, fait par M. Berthelé, n'a donné aucun résultat. Dans quel lieu le pauvre savant a-t-il fini ses jours? Probablement dans quelque petite localité de Provence où l'avait appelé la recherche de nouveaux documents. Car il faut bien supposer que, malgré son âge assez avancé, 67 ans, il
1 . « Payé au sieur Lovet vingt-cinq livres pour ses gaiges d'un thiers de l'année qu'il a tenu le collège au lieu et place de Messre Raymond, prebtre ; raporte le mandat et aquit des vingt cinq juilhect et trois septembre 1683, n° 183... 25 1. » (Arch. mun. de Sisteron CC 409.)
« Payé à Me Pierre Louvet, second régent, dix-huit livres quinze sols, ou vrayement à Jean-Pierre Louvet, son fils, pour le dernier cartier de régent auxdites escoles ; raporte le mandat et aquit du sept septembre 1684, cotte n° Ie XXII... xvm 1. xv s. (Id., CC 410.)
Il est possible que Louvet ait vécu plusieurs années encore. M. Eysseric qui a bien voulu me communiquer la mention du décès de « Marguerite Achard, femme de Pierre Louvet », arrivé le 9 février 1697, ajoute la remarque suivante : « Cet acte a son importance en ce qu'il laisse croire que Louvet a survécu à sa femme contrairement à l'opinion de M. de Laplane. Si Marguerite Achard eût été veuve, elle aurait été qualifiée veusve et non femme ainsi que j'ai pu le constater par les actes précédant ou suivant le décès de la femme de Louvet. » (Lettre du 6 mai 1895.)
2. On lit dans les Notes et documents de Péricaud, année 1680, p. 63 : « Mort, à Sisteron, où il demeurait depuis plusieurs années, de Pierre Louvet, né à Beauvais vers
1617 » Comme Péricaud, quelques lignes plus bas, cite Y Histoire de Sisteron par
M. de Laplane, il est probable qu'il a puisé ce renseignement dans cet ouvrage, n'indiquant pas d'autre source que la Biographie Didot.