INTRODUCTION XI
élèves, le maître approuve, improuve et, vaille que vaille, tranche ex professo.
Mais l'habitude qu'a Louvet de manipuler des documents corrige, en quelque sorte, l'empirique et le superficiel de sa méthode de travail. Il suit, il est vrai, le plan de l'inventaire de David Bellet, mais il feuillette les terriers des pupitres, il lève les couvercles des coffres, il dénoue les liasses, il ouvre les sacs de procédure, déplie les pièces qui lui paraissent importantes, lit leurs cotes qu'il rectifie, prend des extraits, établit des copies et parce que, dans sa hâte d'achever son histoire, il ne prend souvent pas le temps de rédiger, il nous a laissé un livre d'autant plus précieux que, dans nombre de chapitres, la précision des textes n'est point noyée dans les dissertations diffuses dont il est coutumier.
Le manuscrit original de Louvet et le volume des preuves conservés longtemps, dit-on, au collège de Thoissey, sont aujourd'hui perdus. On ne possède plus que des copies de valeur inégale de l'Histoire du Beaujolais et de l'Histoire de Dombes, copies qu'en raison de l'importance du sujet et de la multiplicité des dates avancées et des documents visés, il convenait de contrôler les unes par les autres.
Il a été possible de faire ce contrôle sur huit d'entre elles dont les variantes ou les additions ont été soigneusement notées. Ce travail de collation, qu'on peut suivre à chaque page de la présente édition, dispense de la description minutieuse de chacune de ces copies.
i° Manuscrit G, la plus ancienne, et la preuve peut être faite