DES SOUVERALNETËS, DIGNITÉS ET EMPLOIS
«Ton nuage el portant deux épées nues qui se tiouvaient ainsi placées à gauche et h droite de Péco.
Le chancelier de France portait pour signes de sa dignité un mortier de toile d'or rebrassé d'ber^ mine^ et de plus, deux masses d'or passées en sautoii derrière Técu.
L'amirai portait deux ancres dVr passées en sautoir derrière Pécu. Legénéral des galères n'en portait qu'une passée en pal. On peut en voir un exemple encore aujourd'iiui sur les vitraux de Téglise ou chapelle de la Sorbonne è Paris, pour le fameux cardinal de Richelieu, qui la fit reconstruire.
Les marécbaux se reconnaissent à deux bâtons d'azar semé de fleurs de lis, passés en sautoir.
Deux pièces de canon adossées et placées audessous de Técu dénotent un grand. maître de Taitillerie*
Le surintendant des finances portait deux clefs, Tune d'or, Tautre d'argent, passées en pal à côté de Péeu.
Le grand éeuyer mettait à o6té de ses armes deux
épées royales dans le fourreau, avec le baudrier; la garde de ces épées était d'or, couvertes de ileurs de lis de même; le fourreau et le baudrier étaient de velours bleu , semé de fleurs de Us d'orfèvrerie, les boucles du ceinturon ou baudrier aussi d'or.
Le grand maître de l'hôtel , deux bâtons d'or flemv delisés, passés en sautoir derrière l'écu.
Le grand cbambellan , deux defs d'or passées en sautobr derrière Pécu.
S44 • SQIËNCË UÉRÀLDlQUfi.
Lé graiid panetier, pour marques de sa charge ,
au bas de Fécu de ses armes, la nef dor et le cadenas royal ; c'étaient deux petits meubles où étaient renfermés le couvert et le gobelet du roi.
Le grand écbanson , deux flacons d'argent vermeil doré où étaient gravées et relevées les armes du roi.
Le grand Vmnr portait, dans le principe, deux cerfe qui supportaient Técu de ses armes,* puis , plus tard, deux cors de chasse avec leurs attaches suspendues auHiessous et à côté de Técu.
Le grand louvetier, deux tètes de loup de front, au dessous ou aux deux côtés de ses armes.
Le grand prévôt, deux faisceaux de veines d'or passées en sautoir, liées de cordon d'azur avec la hache d^armes au milieu, que les Romains appelaient consulaire.
Le grand bouteiller occupait, sous la seconde et le commencement de la troisième race , une dignité trèsimportante ; il était un des quatre grands dignitaires qui avaient le privilège de sign^ les chartes importantes; le blason lui donna pour signes distinqtifs deux bouteilles ornées des armes de France.
' ilANIÊBE DE BLASONNER PAR PRINCIPES. .
On nomme Témail du diamp de Técu, emiite la pièce ou meuble qui se trouve au centre.
DBS SOUVBRAINffrÉS, DiGNTte BT niPUHS. S4S
• Une famille porte :
.Armes de GraiLonu
D'or, au lion d'azur.
Une autre porte :
D'wr, au chevron brisé d'azur, aeemnpagné de (rm merkUe» de eabk*
M SCIENCE BÉRALDiQOB.
S1I y a trois pièces on meableg sembiables dans
un écu, ce qui arrive souvent, après avoir nommé rémail du champ, on nomme les trois fMèoes et lear émail. Exemple. Telle iamille porte:
àmm de Becchem.
D'argent , à trois pals de gueules.
S11 y a plusieurs pièces Jongues , posées perpendiculairement à côté Tune de Tautre, la première est à la droite de Técu, la dernière à la gauche.
On doit éviter de nommer * un émail qu'on a | déjà nommé. Une faniille porte cTazur, à la fascc d*or, accompagnée de trois losanges d'or, on dit : a^eompa/gnée dé trois losanges de même»
Une autre porte d'argent , à Vaigle d^azur, aeeom-