‹ Histoire du blason et science des armoiresChapitre 30 sur 39 · ORDRES FRANÇAIS DE CUËVALËRI · texte numérisé non relu

ORDRES FRANÇAIS DE CUËVALËRI

tirer par M. de Chivemy ce quil jugea extraire pour son nouvel Ordre, il lui

^ ^ monument a été oonflervé; et

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Aj^sprit. .e marque de la plus .uier du parti calviniste, .lonneur, les grands du royaume i^és. 11 se déclara chef souverain de A grande-ninîtrise fut unie à la couronne «ce. Le nombre des chevaliers fut limité a y compris huit ecclésiastiques, savoir, quatre cardinaux et quatre qui devaient être archevêques, évèques, ou prélats. Le grand aumônier et ses successeurs y furent incorporés en titres de commandeurs , sans être obligés de faire preuve de noblesse.

Le grand collier de TOrdre était composé de fleurs de lis, cantonnées de flammes d'or, émaillées de gueules, entrelacées de trois chiffres émaiilés d'argent.

Le premier chiflre est un H et un A (lambda) , lettre grecque; ce sont les premières lettres du nom du

te» ORDRES FRANÇAIS DE GHBVALERIB.

Loi-sque ie roi donnait Tordre de Saint-Michel à ceux qu'il voulait honorer de eelui du Saint-Eafait, Sa Majesté é(ait vêtue d'un habit et manteau ordinaire, un chapeau garni de plumes sur la tète, entouré des prindiiaux seigneurs de sa cour, botté et éperonnc, Pépée nue à la main , dont elle touchait le chevalier, ceint d'une épée et prosterné à terre.

Hais quand le roi voulait donner l'ordre de Saint* Michel seulement t il nommait des chevaliers du Saint-Esprit pour donner l'accolade.

Tous les célèbres artistes que le roi décorait du cordon de Saint-Michel étaient auparavant anoblis par Sa M^iesté, et en obtenaient des lettres de no^ blesse*

Il n'existe aucun ouvrage spécial sur Tordre de Saint-Michel. La Bibliothèque lioyale, section des maniiscrits, renferme un grand nombre de titres et de rAles rdatife à cet Ordre et à ses statutis.

Ordre da Saint-Esprit.

Louis d^Ai^ou, roi de Jérusalem et de Sicile, avait

institué à Naples en 1552, le joui l;i Pentecôte, un ordre du Saint-£sprit, parce que ce jour-là était celui de son couronnement. Les Vénitiens posaé* daient Tactc original de cet Ordre et en firent présent à Henri lll lorsqu'il passa par leur ville en revenant de Pologne. Il tint cet acte fort caché; et

Uigiiizeo by LiOOgle

ORDRES FRANÇAIS DE CaEVALERIB. fffl

en ayant fait tirer par M. de Chiverny ce qu'il jugea à propos d'en extraire pour son nouvel Ordre, il lui ordonna de le brûler.

Mais ce précieux monument a été conservé; et après avoir passé de la bibliothèque de Philippe Hnraut, évéque de Chartres , fils de M. de Chiverny, dans celle de M. le président de Maisons, il se trouve aujourd'hui dans le cabinet des Ordres, Bibliothèque Royale, section des manuscrits.

Henri IIÏ avait été élu roi de Pologne et était parvenu à la couronne de France, le jour même de la Pentecôte : c'est ce qui lui fit donner à TOrdie qu'il institua le titre de Tordre du Saint-Esprit.

Son dessein fut d'en faire une marque de la plus haute distinction et de retirer du parti calviniste, par Tespérance de cet honneur, les grands du royaume qui y étaient engagés. Il se déclara chef souverain de cet Ordre. La grande-maitrise fut unie à la couronne de France. Le nombre des dievalîers fut limité à cent, y compris huit ecclésiastiques, savoir, quatre cardinaux et quatre qui devaient être archevêques, évéques, ou prélats. Le grand aumônier et ses successeurs y furent incorporés en titres de commandeurs , sans être obligés de faire preuve de noblesse.

Le grand collier de POrdre était composé de fleurs de lis, cantonnées de ilammes dor, émaillées de gueules, entrelacées de trois chiffres émaillés d'argent.

Le premier chitfre est un H et un A (lambda), lettre grecque; ce sont les premières lettres du nom du

261 ORDRES FRANÇAIS DE aiEVALBRIE.

roi et de celui de la reine son épouse, Louise de liOrrâîne.

Les deux auties chiflres marquaient des noms 4tte le roi laissa à deviner, et dont on a diversement interprété la signiffcation. Depuis, on y substitua des symboles plus conformes à la valeur et à la religion de nos rois ; et c'est le seul changement qu'on ait fait à ce collier.

lloïh <les cérémonies, les chevaliers portaient une croix d'or émaillée de blanc, attachée à un cordon bleu qui pendait sur la poitrine, comme les commandeurs actuels de Tordre de la Légion-d' Honneur portent leur décoration attachée à un ruban rouge. Le cordon bleu se portait comme aujourd'hui la grande croix de la Légion -d'Honneur, en baudrier de droite à gauche.

La première promotion des chevalieris du Saint- Esprit se fit le janvier 1579 aux Grands- Augustins de Paris. Le nombre des ecclésiastiques fut rempli; celui des chevaliers laïcs ne fut porté qu'à vingt-sept, afin de laisser une espérance plus prochaine à ceux qu'on voulait gagner par L'appât d'un honneur si distingué.

Ce fut à la pioniotion de 1584 qu'Arnaud Gontaut de Biron, obligé de produire ses titres de noblesse pour être reçu chevalier dans cet ordre du Saint-Esprit, n'en présenta que cinq ou six fort anciens, et qu'il dit au roi ; Sire, voilà ma noblesse id comprise.., La voici encore mieux, ajouta-t-il en montrant son épée.

ORDRES FRANÇAIS DE CRBVALERIE. m

' ' Outre les immenses recueils manuscrits composés par les généalogistes de POrdre et qui se trouvent au département des manuscrits delà BibliothèqueRoyale, il y a nombre d*ouvrages imprimés sur Tordre du

Saint-Esprit; entre autres , le neuvième volume de V Histoire des grands officiers de la corn orme, par le P. Anselme et ses continuateurs» in-folio;

Le Catalogue des chevaliers , commandeurs et officiers de i ordre du Saint-Esprit, avec leurs noms, armes el. qualités, dqnàs l'imtitatim; in-folio ^ Bài-^ lard, Paris, 4760;

Et V Histoire de l'ordre du Saint - Esprit , par M. de Saint- Foix, historiographe des Ordres du roi, Paris, 1767.

Ordre di 8«liil*Uils.

Cet Ordre royal et militaire fut créé en avril 1693

par Louis XIV, pour récompenser les ofliciers de ses troupes qui avaient donné des preuves de leur valeur.

Le roi est chef souverain, grand-maitre de l'Oindre. Tous les princes du sang y étaient admis. 11 y avait vingt-six grand-croix en broderie sur Fhabit et cordon rouge, soixante-quatre commandeurs, quatre grands ofliciers de l'Ordre, créés en 1719, quatre ofliciers commandeurs', et huit autres officiers de TOrdre*

Aucun ne peut être pourvu d^uné place de cheva-

M4 ORDRES FRANÇAIS DE GflBVAUBB.

lier dans Tordre de Saint-Louis, sli ne fait profession de la religion catholique, apostolique romaine, justifiée par Parchevèque ou Févèque diocésain; s'il n'a servi sur terre ou sur pendant vingt ans, et s'il n'est actuellement encore au servioe» Cepen* dant le roi peut accorder la croix à un jeune officier qui dans une affaire se distingue d'une manière ^datantCb «.

Tous ceux qui composent Tordre de Saint-Louis portent une croix d'or sur laquelle il y a l'image de saint Louis. Ce saint est cuirassé d*ar, couvert de son manteau royal , tenant de sa main droite une couronne de laurier, et de la gauche, une couronne d'épines et les clous de la Passion en champ de gueules; un petit cercle d'azur est sur la tète du saint, avec cette légende: Ludovicus magnas insti-- UtU 1695. Au revers est un médaillon de gueules; on y voit une épée flamboyante, la pointe passée dans une couronne de laurier, liée de Técharpe blanche; sur un autre cercle d'azur qui l'environne, se trouve la devise en lettres d'or : BelHeœ viriuiis prœmmm.

Louis XVI, par son édit de 1779, opéra dans Tordre de Saint-Louis des réformes qui furent jugées si avantageuses, que l'on a consacré cet événement par des médailles. Oa y voit d'un côté l'effigie du roi, et de l'autre, le ruban de l'Ordre entouré de ces mots: Lnd. magnus instituit 1693, Lud, XVI miustravit 1779.

Les grand-croix la portent attachée à un ruban couleur de feu, qu'ils nieUenl en écharpe; ils ont de

OBOftES FRANÇAIS DE CHKVALEBK. Mi

plus une croix en l)rodefk dV sur le justaucorps

ou sur le manteau.

. Les commandeufs portent seulement le ruban en édiarpe avec la croix, qui y est attacbée.

Les simples chevaliei s la portent sur la poitrine t attachée avec un petit ruban couleur de len.

INrt te Héittt-Blttitn. .

Louis XV a créé par ordonnance du 10 mars 1739

Fordi e du Mérite-Militaire en faveur des officiers nés dans les pays où la religion protestante est établie.

Il y a deux grand-croix, Tun Allemand et Tautre Suisse, et quatre commandeurs, dont deux Allemands et deux Suisses. Le cordon de cet Ordre est bleu foncé, sans être ondé. La croix est d*or; sur un côté est une épée en pal, avec la légende: Pro virltUe belUca; sur le revers, une couronne de laurier et cette légende: Ludovicu» XV imlitmi 1759.

En 1814-, Louis XVIII oidoima que la décoration de Tordre du Mérite -Militaire serait attachée à un ruban tout à fait semblable à celui de Tordre de Saint -Louis.

Mra It la Légiiia'd*lnBiir.

Linslitution de Tordre de la L^ion-d^Honneur date du 19 mai im

m OROftSS FRANÇAIS DE CUËYjyÙERffi.

L*in«a|Kur&Uon en eut lieu le 44 juttlellSM; dans

l'église des Invalides. Un décret impérial avait statué fur la décoration des membres de la Lé^on^d'Honneur, laquelle se eompoeâit de grands ofGciers, dë commandeurs, dWiciers e( de chevaliers. Peirde tem()8 après» il fut créé un cinquième grade, su|)é^ rieur aux premiers, celui de grand-oordon.

La croix consislaiL dans une étoile à cinq rayons doubles « dont le centre, entouré d'une couronne de chêne el de laurier, présentait d'un côté la tète de reFn|)(Mcui , avec celte légende: Napoléon , empereur des Français; et de Tautre, l'aigle français tenant la foudre, avec cette légende : Humeur e< patrk.

La décoration est en or i)()ui les grands officiers, les commandeurs et les ofllciers, et en argent pour les légionnaires.

. Le ruban est rouge moiré.

Â.répoque de la Restauration, Louis XVIII se plaça à la tète de la Légion-d'Honneur, dont il se déclara le grand-mai Ire. 11 changea les ornements de la croix, et substitua au grade do grand-cordon

celui de grand-croix. -

L'effigie de Henri IV reniplaea celle de iSapoléon, avec cette légende : Henri I V, roi de France et de Navarre. A Faigle on substitua trois fleurs de lis» L'exergue resta la même. La croix fut surmontée de la couronne royale.

La révolution de 1830 donna encore à la croix de la Légioii-d' Honneur de nouveaux insignes; les fleurs de lis se virent détrônées par des drapeaux tricolores.

aiATRIÈMË PARTIE

raicÉBÉi

D'UNE NOTICE SUR Ik NOBLESSE ET SES ANCIENS nUVILËfiSS SUR LES RO» D'ARMES BT LES JUGES D'ARMES

Lorsque les hommes formèrent une société, les distinefions qu^on leur accorda furent la récompense du mérite (physique d^abord, intellectuel dans la suiie . on du moins des services rendus à la nation , h la pairie, et généralement reconnus de tous. Par là l'amour de la gloire produisait d*excellenu citoyens : plus tard , l'enlliousiasme ayant fait passer les distinctions de l*homme qui avait bien mérité de la patrie jusque sur ses llls^ dans ^espérance d*exciter teur émnlatiên , ite formèrent ce qu^on appela la noUeue d'origine ; mais il arriva souveni que, jouissant de ces honneurs par leur naissance, ils mirent en oubli le proverbe : Noblesse oblige, et négligèrent de rendi e à la société les services qu'elle aiiendail d'eux. Cette noble&se d'origine était inconnue aou Franks, sous les rois de la première race et longtemps sous ceux de la seconde; cependant il y avak dans rÉUt des classes distinctes; mais les familles étaient toutes du même ordre : les prérogatives étaient persoimelles et non point héréditaires.

Si quelque citoyen se distinguait par des actions éclatantes à la guerra ou par un méi iie supérieur, alors le roi

le élisait leude, fidèle ou antruêtion* Nous avons déjà vu le sens de oes déaoïiiiiiatiolu.-

On ne U^avepoîatdm leianciens écrivains les cérémonies qu'on pratiquait à la réception d'un leude. Ils nous apprennent seulement qu'il prétait serment de fidélité entre les mains du prince. II était tiré de la classe commune des citoyens pour entrer dans un ordre supérieur , dont tous les membres, revêtus d'une nobleêêe personnelle, avaieul des privilèges particuliers ; tels que : 1* d^occuper dans les assemblées générales de la nation appelées le Champ-de- Mon, ensuite le Chan^iMle-Mai, une place distinguée; 9f de former le conseil toujours subsistant de la nation, ou cette cour de Justice dont le roi était président, et qui réformait les jugements rendus par les ducs ei les comtes; 3** de ne pouvoir être jugés, dans leurs différends, que par le prince, etc.

Leur noblesse, qui ne se transmettait pas par le sang» lai»* sait leurs enfants dans la classe commune des dtojrens, jusqu'à ce qu'ils eussent mérité par des services personnels d'être

eux-ïiiémes admis à prêter le serment de fidélité au roi pour être reçus au nombre des leudes. Cette sage politique excitait de l'émulation et donnait de l'ardeur aux. moins actifs*

Mais Tamour de la gloire eommença à s'afTaiblir lorsque la dignité de leude ne fut fdus attachée à la valeur ou au mérite, et que les plus ridies et les plus adroits h plsiire y furent associés; toute émulation même fitt éteinte quand des esclaves que leur lualtre venait d'aifraocliir y furent scandaleusement élevés.

Le don d'une épée ou d'un cheval que le nouveau leude recevait autrefois du prince, et qui nattait infiniment son cœur en lui rappelant les sendoes édatanls par lesquels II avait mérité ce présent ou cette marque de dlstinetlon, ne toucha plus sa cupidité ; le roi se trouva contraUit d'y substituer une partie de ses domaines.

Ou sait combien la faiblesse des rois mérovingiens et

BIBLIOGRAPn DE L'ART HteALMQUB. m

celle des successeur s de Charlemagne encouragèrent les usur* patioos des seigneurs; nous avons vu la nohleuê française née après la bataille de Footanet (841) se mettre en poir session héréditaire de tontes les terres et de tous les droits qui avaient appartenu na pouvirfr royal, et enfisinteravec la féodalité une noblesse héréditaire.

Dès lors l'État fui divisé en deux ordres bien distincts : ceiui des Français twhles, et celui des Français qui n'étaient pas nobles.

Nous avons aussi dit que la biérarchle féodale oonpprit quatre degrés de nokleue .* le premier, celui des princes du iasig/ le second, celui de la haute noUeese/krirm^ siéme, celui de la noMesse ordinaire j le quatrième, celui des hommes nouvellement affranchis.

Mais on peut ]ps réduire à deux : la noblesse de race et la noblesse de naissance : ceux dont les ancêtres ont tou* jours passé pour nobles, et dont on ne peut découvrir Torigine , sont nobles de raée j ceux dont les ancêtres ont été ambUe sont nobles de naiwsssee j car Tacte d'ano* blissemeni prouve qu'ils ont été roturiers.

La noblesse de race n'est fondée que sur la possession, et si le litre paraissait, il la détruirait. 11 y avait en France des charges considérables qui, quoiqu'elles ne fussent pas des- charges de la couronne, donnaient cependant rang parmi la hspite noblesse rtelles étaient celles des première genÉilshommee de la dbambre du roi, celles des oapitaineê des gardes du corps du roi, etc. I«a haute nohlessocom» prenait aussi les chevaliers de Vardre du Saint-Esprit, et tous ceux qui commandaient la noblesse, comme les marérhau-x de France, gouverneurs des provinces, les lieutenaïUs gésséroMx, etc. 11 y avait également certaines familles illustres qui , par leur nais^moe, mais sans posséder de gi!ande8 charges, avaient rang parmi la haute noblesse.

En Normandie, ceux qui étaient dans Tordre de la noblesse ordinaire étaient appelés nobles, et dans la plus

re BIBLIOGRAPHIE DE L'ART HERALDIQUE.

grande partie des autres provinces du royaume « iUu'élaieal qualifiés que é^éntyerê* Gomme beauooiip de personnes confondent asses ordinairement le titre de ekepoUer me celui d'éeuyer. Il est bon de Mre remarquer que la qualité

de chevalier était au-dessus de celle &eeuyer, qui n'était qu'un simple gentiiboraïue, et qu'il y avait de la différence de l'un à Taiitre.

Le titre de chevalier, exprimé en latin par celui de milei, oommença à paraître snr la fin de la seconde race« et fut donné comme une espèce de dignité à quelques sel* gneurs dans certains aetes; mais ce ne fnt que sons les premiers rois de la troisième race qne ces éhévoUêre conimencèrent à former un corps dans l'État et dans les armées. Alors îl y eut une espèce de jurisprudence qui réglait leur rang, leurs droits, leurs prérogatives, l'âge, les qualités et les autres conditions povr parvenir à cette dignité.

Ce qu'on appelidt mîlivt sons PltflIppe-AngMte était un homme qui avait Mi preuve de noblesse par de bens titres ,

et (le valeur par de belles actions, et ù qui la ohevalerie avait été conférée avec certaines cérémonies- Ce n^était pas assez de la naissance pour parvenir à la chevalerie, c'est-ànlire des preuves de nehleêse, de nom et d'armmriêê (dent nos rois cependant dispensaient quelquefois) ; Il ftHalt eneore avoir l'ège de m^|orlté, c*est-èdire ^dngt-un ans, parce qne le titre de chevalier suppo* sait le service , et que celui à qui on le donnait devait déjà avoir fait preuve de son courage.

C'est ce qui fait (jue dans nos historiens on trouve une quantité de seigneurs de la première qualité qui a^oat que le titre d'écuyers. GuiUaiHne le Breton (poète contempo* rain de PhHIppe-Augnste) , parlant du seigneur de Tonrellei qui s^éiait signalé à la baialHe de Bouvîaes, dtt de Ini :

Qui fleil nDtset oilsine dlgnoi et Mtù.

BdMLIOGlurâlB DÉ L'ART HÉRALDIQUE; 171

Ce sGignrur dn Tourelle éinit, à la vérilë, d'une haute naissance, mais il n'était pas encore cbevalier. Nos rois âccenittittit quelquefois la dispense d'âge , surtout aux enfauts des prfnoes. Joinville rapporte que sanit Louis fil dievalier le fils du prlnoa d'Audoche, qui n'avait que seize ans. II se trouve quantité d'autres exeifeples semblables.

Pour les e'cuyen, ils étaient de deux sortes. Les uns poi laient ce nom à cause de la qualité de leurs fiefs; et il y en avait beaucoup de cette espèce, surtout en Angleterre. Écuage est appelé en latin scutagiunif c'est-à-dii e ietvi' tium esenoffU/ et totl twai quê Hen$ sa terre par éeuage tieni par eereiee de ekeva/ie.

Les autres écuyers étaient généralemeDt tous les gentilshommes qui fsisaient le serviee auprès des chevaliers avant de parvenir eux-mêmes à la digniié de chevalier. On les appelait en latin xcutarii , ^eutiferi , armiqcri. Leurs CoBCtioRS étaient d'être assidus auprès des chevaliers et de leur rendre certains services, surtout à l'armée et dans les tournois. Voilà Torigtee et la différence des chevaliers et des écuyelv.

La noblesse se prouvait par contrat de mariage, extrait

baptistère, partage, testament, transaction et autres actes en bonne et due forme. I>es étrangers nobles chez eux réiaîeni en France

Ceux qui n'étaient pas nobles de naissance ne pouvaient dtre anoblis que par le roi. L'anoblissement s'acquérait ou par des lettres de noblesse que Sa M^esté accordait à des personnes distinguées par leurs services on par leurs talents, ou par les provisions d'une charge qui anoblit. Telles étaient les charges delà couronne, celle de secrétaire du roi, celle de conseiller au parlement de Paris et autres cours supéiieures de la même ville, etc. Mais alin que la noblesse de TofTicier put passer à ses enfants , il fallait qu'il eût possédé la charge, pendant vingt ans ou qu'il en fût revéui lors- de sa mort.

m nBUOGBAFHIB I» VàKt MBALDIQUE»

L'ëchevinage de plusieurs villes douuall droii ausâi à la noblesse; on rappelait noblesse de la cloche, parce gue les assemblées où se nommaient les échevins étaioat ordinairement convoquées an son de la docbe.

Les premières lettres d^anoUissemeni furent données iiar Philippe le Hardi en Inwr de Raoul Torlèm (127Q). Charles Y aeeorda la noblesse à tous les bourgeois de Paris: elle leui- fuL couUiiDée par Charles VI, Louis XI, François I*" et Henri II ; mais Henri III restreignit ce privilège eo 1577 aux. seuls prévôts des marchands et aux. échevins. Il fut aupprimé en 1667 , rétabli en 1707 , sup-* primé de nouveau en 1715 et rétabli enlin en 1716, et a duré jusqu'à la révolution.

Avant Tordonnance de Blois en 1570, le roturier qui achetait un fief noble devenait noble ; mais, par Tartide 268 de cette ordonnance, Henri III supprima ce privilège.

La profession des armes anoblissait ceux qui l'exerçaient. Cependant Henri lY , quoiqu'il dût tant à ses braves capitaines, dédara par son édit de 1600 qu'eUe cesserait d^ano^ bllr, et qu'elle ne serdt pai censée avoir parfoltement anobli la personne de ceux qui ne ravalent exercée que depuis Pan 1563, c'est-à-dire depuis Pépoque des guerres de religion eu France. I^uis XV rétablit ce droit par son édît de 1750; la révolution Ta naturellement aboli, comme toutes les autres distinctions.

Par ce qui vient d'être dit, on volt que les dislinctiona ont formé la noblene pârmmmlb, et que de cdie-ci est sortie la nahleng hérédiimrê, cette n^bne de fum H

origine qui a commencé au premier leude, Adèle où anlrustion. dont Toiigine n'était souillée d'aucune tache de serviiude; car alors raniiquité faisait seule les nobles, ou plutôt les nobles étaient, ceux qui se distinguaient par des services rendus à leur patrie.

Quand les barons ei cbevalters » après la découverte des pandectes, prirent le parti de se retirer du pariement et

«BUOGRAPHlfi DE L'ART HÈRALDIOUE. S78

d'siNUidonner nue de Umn film anciennes et illustres prérogatives, celle déjuger les pcuplcg ce qui arriva sous Philippe le Bel et ses fils, les premiers Valois ), les If^gistes restèrent seuls, et la robe dès lors reçut une considération qu elle sut garder. De là vint la dis(inction qu'on ne connaissait point, de la nobletêe itépée et de la nohleù$ de rahe*

ta noblesse se perdait par le trafic , par Pexercice d'une profession mécanique, àTexcepiion du commerce maritime.

fiefs, quoique héréditaires, ne communiquaient point leur noblesse aux roturiers qui les possédaient.

On comptai i en France, avant la révolution, environ soixante-dix mille fiefs ou arrière- fiefs ^ dont trois mille ou environ étaient des fiefs titrés, tels, par exemple, que les prindpantés, les duchés, les marqolsatt, les comtés, les vleomtés et les baronnies.

On comptait aussi en France quatre mille familles, ou cnvirou , d'anciemie noblesse, et environ (jnaire-vingt-dix mille familles nobles. Leur principale obligation était le service militaire.

On voulait engager Louis Xil à secourir Benoit Scaliger , iaea d'une ncienne maison de ce nom, ù laquelle les Vénitiens avaient été Vérone et quelques autm places. « Cette maison, répondit Louis Xlf, est très^ncienne , j en conviens*, mais ce n*est pas avec des noms, des titres et de vieux parchemins qu'on fait la guerre. »

On disait un jour à ce même prince que les Gascons alTectaient de se donner pour (gentilshommes^ ce prince s'écria : « Gentil6hommes ! mais c'est assex d^une épée pour plusieurs de ces gentilshommes ! »

Dn-de ses gardes du corps eut querelle avec un des premiers seigneurs de la cour , à la noblesse duquel il comparait la sienne, et ce garde dit hautement qu^t s*en tiendrait à ce qu'il avait dit, l'épée à la main. Louis XII en fut instruit, les fit venir tous les deux et demanda à Despense

(c'était le nom du garde du corps) de quelle famille il éiait |K>ur oser se comparer à ua homme qui sortait d'une des meilleures maisons de France. Le garde du corps répondit : « SirOf ma maison vaut bien la sienne, et monsieur n'en disconviendra pas, » dit-il en se tournant ducdté du seigneur de la cour. Puis il reprit (continuant de parler au roi) : « Apparemment que Votre Majesté descend de Noé ! eh bien, Sire, je descends d'im de ses cnfanls. »

Louis Xll ne put s'empêcher de rire de ce système généalogique % il prit la main à tous les deux, et dit au seigneur qn*il loi défendait de se battre contre un homme qui avait l'homieur d^appartenir de si près à la maison royale*

La réponse du garde du corps a été copiée bien des fois , ou du inoins imitée par plusieurs de ses succcsscuis en repartie. On attribue une pareille réponse à un de nos ambassadeurs près de l'hiiippe II , roi d'Espagne.

Henri IV aimait beaucoup la noblesse de France , et un ambassadeur d'Espagne lui ayant marqué sa surprise de ce qu'il était environné de beaucoup de gens de qualité et de condition, ce prince loi répondit : « Si vous m'aviez vu un jour de baudlle, Ils me pressent bien davantage ! »

La noblesse française est sans contredit en ancienneté et en gloire la plus illustre de l'Europe ; l'Allemagne prétend l'emporter sur elle en pureté : rien ne saurait nous donner une idée de Timportauce qu'attachent les nobles allemands à hi filiation, et de Thorreur ipi'ils éprouvent pour les mésalliances.

Âmelot de la Houssaie dit (tome n de ses mémoires, page 363) qu*à la porte de la salle où s'assemble le chapitre de Trêves , on voit encore un vieux tableau presque effacé qui représente un fils naturel de l'empereur Conrad m demandant un canonicat de cette église (de Trêves); le prévôt ou doyen lui répond au nom du chapitre : Dcmme» te fiUum itnperatariê eêie eredimu», proha Is etêê virin* que nohUem, (Seigneur, nous ne doutons pas que vow ne

BIBLlOtiKAPUIË DE L'AUi UERALDIQUE. in

«Ofez fite 4to ^empereur} mais proiifw^nouB que vous êtes noble dflf don oèlés.) fl iMt, pour être admis dans certains diapitreB d-AHe-

magne, faire preuve de seize quartiers de noblesse paternelle et materneUe , sans mésalliance: en France, depuis que la haute noblesse n'a pas dédaigné les unions financières» il est peu de maisons qui eussent pu faire les preiifes otossaires ponr fèoniir des chanoines à ces cbapitres.

Les idées espagnoles sur la noblesse sont en apparence aussi sévères que celles des Allemands ; mais dans leur esprit

il suffit d^être Espagnol pour être noble, surtout parmi les Castillans, qui se croient une espèce d'hommes supérieurs aux autres.

Quand M. de Vendôme fit signer les chefs de la noblesse espagnole en faveur de Philippe V, plusieurs ajoutèrent à leur signature, mble comme le roi. Le duc de Vendôme les laissa faire, ne Youtant pas préjudicler aux affaires du prince pour lequel il agissait ; on dit qu'il perdit pourtant patience lorsque Pun d'entre eux, allant encore plus loin que les autres, ajouta à la qualité de noble comme le roi, ces mots : y unpoco mas, et un peu davantage. « Apparemment, seigneur cavalier, lui dit le duc de Vendôme, TOUS ne révoques pas en doute la noblesse de la maison de Bourbon, la plus ancienne de TEurope. — Non, seigneur duci reprit l'Espagnol; mais Philippe Y est Français , et j*ai rhonneur d*étre Castillan. ^

Dans tous les pays et de tous temps la noblesse a Joui de certains privilrges. En France, les nobles étaient exempts de taille personnelle, pourvu qu'ils ne fissent valoir par leurs mains qu'une de leurs métairies ; ils étaient aussi exempts du logement des gens de guerre. Le concordat leur avait abrégé le temps d'étude pour devenir graduée-nommée ils n'étalent point sujets aux francs -fiefs; ils pouvaient seuls être admis aux écoles militabres et dans la maison du

176 BiBUOGEUFHIE DE L'ART HÉRALDIQUE.

roi; outre cela, la plupart des coutumes donnaient an nobles des avantages que les roturiers n'avaient pas. Il a donc Importé, b chaque époque , de pouvoir vérlfler

les préteniions de ceux qui se disaient nobles, et voulaient, en cctlc qualilé , jouir des privilèges ullacbés à la noblesse. Du temps de la chevalerie, c'étaient les rois d'armes que ce soin regardait, ainsi que nous Tavons établi déjà, et audessous d^eux les hérauts d'armes* Le roi d*armesde France doit être, dit un anden manuscrit, un noble, sage et vail< lant chevalier. Il avait sous ses ordres d'autres rois d*armes provinciaux , des maréchaux , des hérauts et des poursui* vants d'armes ; et sa principale fonciion éiaît d'avoir par etcript la cvrj/ioistance de tous les vobles , tant princes que seigneur* et autres pour lors vivons, et de leurs noms, sumamê, hhutom, timbres, nobles- fiefs, afin que le roi soit eouvent informé de la nableeee de $ûn royaume.

Voici ce qui se pratiquait à la réception de ce premier roi d'armes, Moitfjoic. l e jour choisi pour ccae cérémonie» qui éiait ordmairemeul celui dVine f^Me soîcnnellc, le récipiendaire se rendait au palais où le roi etaîi pour lors. Les valets de chambre du prince Tattendaicnt dans Tappartement qui lui était destiné: on le revêtait des habits royaux, comme la personne du roi mémo; lorsque le monarque était près de se rendre ù Téglise ou à la chapelle de son palais pour entendre la messe, le connéiable de France, ou, à son défaut, les maréchaux , confluisaienl Tclu, précédé des hérauts et rois d'ai mes de dilléreuics provinces, qui pour lors se trouvaient à la cour; ils le plaçaient vis-à-vis du grand autel, sur une chaise couverte d'un tapis de velours , au-dessous de Toratoire du roi, à Taspeciduquel 11 se levait de sa chaise et se mettait à genoux devant lui , prononçait le serment que le connétable ou le premier maréchal lui dictait.

Après le serment « le connétable lui était le manteau

royal , prenaii une cpée des maios d'un chevalier, la présentait au roU qui s en servait pour conférer Tordre de dievnlerie au récipiendaire, s1l n*était pas dievalier. Le connétable prenait ensuite la colle d'armes portée par un autre chevalier au bout d'une lance; il la donnait au prtace, qui en révélait lui-môme Tclu eu lui disant :

« Messire tel... par celte coiic et blason couronné de nos ai nies , nous t'élablissons pcrpt'iiiellcmenl à roflRcc de roi d'armes. » En lui posant la couronne sur la télé, qui lui était présentée avec la même cérémonie, il prononçait ces paroles : Notre roi d'armes, par cette couronne, nous te nommons par nom Mont joie, qui est notre roi d'armes, an nom de Dieu, de notra Dame sa benoîte mère, et de monseigneur saint Denis, notre patron • Les hérauts et poursuivants d armes rcpéiaient alors par trois fois : Mont- Joie sahfi Denis. Le loi rentrait dans son oratoire. Le roi d'armes se plaçait sur la chaise , où il demeurait assis pendant tout le scnice divin, tandis que des rois et hérauts d'armes tenaient le manteau royal étendu contre le mur, derrière lui.

Le roi d'armes, après roflice, suivait le roi au palais, où les tables étaient dressées pour le festin. Il prenait place au bout de la seconde table; et pendant le repas il était servi par doux ( Ciiycrs et avait une coupe dorée quelquefois, mais rarement. Le roi d'armes était admis à la table du roi lorsqu'il était de naissance prétendre un pareil honneur; Il ne s^en trouve que deux exemples dans notre histoire. Le premier est celui de Robert Dorsin , sous Dagobert , et le second de François de Roussy , roi d'armes sous Philippe- Auguste. A la fm du repas, le roi faisait apporter une coupe dorée qui avait servi à tnessire Moftijoie, et y mednit en or ou en argent la somme dont il voulait le graiificr; on prenait ensuite les épiées et le vin du congé, el le roi d'armes, avant de se retirer, pré* sentait au roi celui des hérauts qu'il prenait pour son

maréobal d'annes. Mo^jaie , paré de la cou» d'ariMS tt lâ ooaroone tn léle, renMl à son hôtel , im^oon «coMé du flonnéfible od des maréohaim, al dal héramt al paorsuivania. Ua des valais de chaiabra do roi raltaiidail daas

son appartement, et lui préacntait de h pan du prioce uue courunue ei un habillemeat complet de ehevalier.

Les roîs d'armes se soutinrent pendant plusieurs siècles «ur lia ton de dignité. Daos la suite, ieur ignoranoe les défrada, et leur charge perdit alors toul aoa hnira. Ils cesaère»! A'élre les jegea de la neblaïae» et leun ftwetîoua furent réduites à précéder le oerlége rojal lare des cérémenies puhK<fae8.

En 161 4 , la noblesse assemblée aux étals {généraux lenns à Paris demanda à Louis XIII, pour empr( her l'usurpation des armoiries , qu^il fût établi Mft juge d'armes , lequel dreêteraii deê regiêêrét uitherÊ0i9 dêi fàmUkê nobleê de êmU le royaume.

Ce monarque eut égard à cette Juste requête de hi noblesse de son royaume, et eréa en litre d*elBee, par ëdit

du mois de juin 1615, un juge d'armes, pour eti être ore et à l'avenir pourvu, un gentilhomme d'ancienne race, expert et bien connaissant au fait des armes et dêi blazons, lequel serait ordinairement à la suite de Sa Maiœté,,, voulant en ouire que iee appeUaHanê qui interoiendraieni des êonêeueee e$ jugemenio dudii Ju§e dt armée rêetorHeeent nuememi par - dewami êee uho^ ehaus de Pramee, juges nés de la noblesse.

Ce sont les ternies de ce premier édit de cri^ation de la charge déjuge d'aunes de la noblesse de France.

Louis XiV, voulant porter les choses encore pins loin, créa, par un autre édit du mois de novembre 1696, une grande maîtrise générale et souveraine à l^ria, et des matirises parlieulières dans les provinces, composées d^nn grand nombre d^ofBciers, pour connaître des différends et couLesiaiiuiis qui nallraieut à 1 occasion des armoiries j et

bibliographie: de L art héraldique. S79

par le même édit , Sa Majesté snpprioui lH>l&ee de juge d'armes de 4a nobleMe de France.

Mail comme le roi avait aocordé» par édit da mois de mars de la même année, cioq cents lettres de noblesse pour être distribuées par tout le royaume, il fut ordonné, par aiTcL du conseil d'Ltai du 18 décembre suivant, que Tancien juge d'armes réglerait les armoiries de ces nouveaux anoblis, et que l'adresse des lettres de noblesse continuerait de lui être faite comme avant la suppression de la charge.

Mais depuis 9 Sa Majesté ayant supprimé par édit da mois d'aoàt 1700 les offices créés par celui de novembre 1006, qui n'avaient point été levés, elle rétablit la cbarge de juge d'armes de la noblesse de France par un autre édit du mois d'avril 1701 ; il fut enregistré en la chambre descompips Cl en la cour des aides de Paris, pour eu jouir par celui <|ui eu serait pourvu aux mêmes honneurs , droits et autorités ci devaui; et par un ariét du conseil d'État du 0 mars 1700, elle déclara formellement que son intention , en rétablissant cette charge, avait été de lui rendre les mêmes droits, attributions et prérogatives dentelle était antérieurement investie.

François de Chevrier, des vicomtes de Saint-Maurice en xMâconnais , chevalier de l'ordre du Roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre , est le premier qui ait ^ic pourvu en 1615 de la charge de juge d'armes de la noblesse de France.

Depuis , die est restée jusqu'à la révolution dans la famille d'Hozier, dont le nom est devenu, pour ainsi diro, synonyme de généalogiste.

Mentionnons encore l'intègre et vertueux Cherin, qui, lorsque Sa Majesté, pour admettre dans ses cai rosses un favori dont la noblesse ne remontait pas h 1399, terme exigé, lui intimait de passer outre, n'a jamais manqué de meure en téte de la généalogie acceptée: P. 0. (par ordre).

«80 BmUOGRAPHlB DB L'ART BÉIIALDiQOE.

Aujourd'hui H n^cst nullement que&iioa de priviiéges, de droits honorifiques ; la noblesse , comme j'ai commencé à le dire au début de cet ouvrage, n'est pins qu'un prestige ; mais n'importe-l-U pas anx éludes historiques et arcbéologiques, ce que Je crois avoir suffisaoune&l démontré» qu'on ne dédaigne pas un ordre d'enseignement dont on peut tirer tant de pro6t, et qui pour les esprits sérieux offre lant d attraits? En outre, pour ceux qui se peuvent rat tacher à quelqu'une de ces nobles familles dont le plus beau privilège fut toujours de verser son sang pour la France , ne sera-ce point une digne curiosité, un mouvement louidrie, qui les portera à redierdier ce que firent leurs sSean , pour les mieux imiter , et à s'instruira dans un art qui seul les peut rendre aptes à eu étudier Thistoire ; j*ai donc cru qu'une bibliographie des ouvrages concernant le blason et les armoriaux généraux de France, ne serait ni sansulililé ni même sans cliarme. Elle n'ombrasse que les principaux traités ; car, s'il eût fallu donner une éauméralion complète des généalogies partielles imprimées ou manusorites que renferment nos archives ou nos bibliotlièqoes publiques, on gros volume n'eût pas été suffisant.

Traités des Armoiries et des Blasons des pks illustres familles. Traité du Blason, dédié à Philippe-Auguste, manuscrit.

C'est le plus anripn livre qui aîl été composé sur celle mnlïprf; Il esl orné de superbes eniumlQures, et se trouve aux manusciiis de la Blbiluthèque Royale.

Traité des armoiries ; Traité des rois d'armes et hérauts ;

in-folio ï manuscrits.

Ces traita loot cnuervés an département des nuuiiucrili de la ttblloUiAqqe Royale, fimda Bfleone, m» 37 t.

Uigiiizeo by LiOOgle

BIBUOGBAPBIE DE L'ART HÈRALDiQUK. fSl

Traité du comportemeot des armes, par Seeile ^ bërault, adreité au roy Alphonse d'Aragon ; fondation de la chu» pelle des hérauhs du roïaume de r t auce , fondée en Pégliso de Saint-Antoine le Petil, à Paris, en 1306, avec autres pièces; in-folio.

Ce traité est conaenré à la Bibliothèque Royale, fonds Raluie , a> 7.

Traiie d'armoiries, tiré d^un ancien manuscrit anonyme, avec l'explication des termes, par Delaut-Mariolet.

Ce traité est imprimé avec les Doms , qualilés , charges , etc. , des chevaliers du Saint-Esprit, créés par le roi Louis XIV en iWZi \dA', Bordeaux, 1666.

Armoriai , on Livre du blason enluminé , manuscrit.

Bitiiiothèque Royale, fonûs Baluze, mm. 1S7.

Le grand Blason d'amoiries, composé, Tan 1544, par Jean le Feron, avocat au parlement; manuscrit.

La Croix du Maine, dans sa bibllollièque , cite cet ouvraee Jean le Feron a publié en 156& les armoiriei et blasons des grands ofQciers de la cùuiunae.

Le Blason des armes, in-lS, Paris, Nyvertj lettre gothique.

JLes Blazons des couleurs, livrées et devises, In-lS, Lyon *, lettre gothiqne.

Le Blasoa des armoiries , auquel est montré la manière de laquelle les anciens et les modernes ont usé en icelles ; par Hierosme Bara, Parisien, in-4*, Lyon, Ravot, 1511.

Le même, avec plusieurs additions, In-folio, Lyon, lôSl, 1Ô90.

De rËtat et Comportement des armes contenant finstitu* lion des armoiries et méthode de dresser les généalogies ,

par Jean Scohier, Daumontois, chanoine de Berghes; infolio, Bruxelles, 1597^ in-4'', Bruxelles, 16*29; iu-foUo, Paris, 1630.

De rittsUluUoD des âmes et Uaioiia, par Andieo Favyn.

Ga diMoiin «t conwnri dini ton Tkéi»r9 ^hwmewr H d$ dteoaltri$, ete.j iiM*, Parte, 1S20.

Le mêmt augmenté. In-folio, Parts, Boutonné, 1680.

Traité des armes et armoiries, et les alliances de plusieurs familles de France, par Claude Marois, de Tordre des Frères Prêcheurs.

Ce traité est imprimé avec aon Parfait gtntifhimme, In-S", Troyei, 16S1.

Origiiifs ei pratiques des armoiiies à la gauloise, par * PhiUberi Mouel, jésuite; Lyon, 1631*l6ô9.

Introduction au blazon des armoiries, en faveur de la noblesse, in-^"", Paris, Bellaine, 1631.

Le Roy d'annes, ou l*Art de bieo former, charger, briser, timbrer, parer, expliquer et blazonnerles armoiries, par Gilbert de Yarennes, jésuite; in-folio , Paiis, 1635.

Seconde édition, revue et augmentée, in-folio, Paris , Brion, 1640.

Cet auteur est mort en J6G0.

La Vraie et parfaite science des armoiries, ou Indice armoriai; par Louvant Geiiot, avocat au parlement de Bourgogne; ia-folio, Paris, Bellatne, 1635.

Le même ouvrage, publié par Pierre Palliotj in*folio, DQon, Palliot, 1660.

Palliot l'a augmenté de six mille écussons.

Sommaire armoriai, in-4*, Paris, 1638*

• Recueil de plusieurs pièces et (igures d'armoiries, omises par les auteurs qui ont écrit jusquMci de cette science, avec figures, par Marc Vulson de la Colombière; in*foUo, Paris, 1639.

La science béroîque, traitant de la noblesse, de Torigine

Uigiiizeo by LiOOgle

HBLIOGRAraiB DB VKWS HÊBALDIOUB. IS»

des armes, de Tare do bUizon, simbol, timbre, boalels

et autres ornements de l'écii, de la devise, du cry de guerre, de l^écu pendaoi, des pas et autres prises des anciens chevaliers , des formes différentes de leurs tombeaux, et des marques extérieures deTécu de nos roys, roynes et enfanta de France, et officiers de la coai*onne et de In maison du roy; par le même; In-folio, Paris, Gra> molsy, 1644*

Seconde édition, revue et augmentée, in -folio. Pans, 1660*

La Goloiiiliière est mort en 165S. Le MTant H. Weiii l'appelle le naf eràiteor de la adenee do Uason.

Abrégé méthodique de la science héraldique, par J.- Claude Faure ; in-^"" , Ghambery , 1647.

Le Mercure armoriai, par Charles Segoing, avocat au parlemeut et au conseil; in-4'', Paris, 1648.

- Le Trésor héraldique, ou le Mercuio ai rnorial, ou sont démontrées toutes les choses nécessaires pour le blason; enrichi de ûgures et du blason des maisons nobles et considérables de France; in-folio, Paris, 1657.

Le même, retouché par (Jean Royer, sieur) de Prade; in-4o, Paris, 1672.

Discours sur Porigine des armes, in-4^ , Lyon, 165S.

C'est le premier ouvrage que Claude-Franroîs Menestrier a publié sur ce sujet. Si l'on en croit l'auteur, « il y a peu de bons livres sur l'art du blazon au-dessus de qtjarante ou cinquante ans (c'est ainsi qu'il parlait en 1703, page 8i du lume I«f de sa bibliothèque curieuse)^ ajant que des peintres , des graveurs , des imprimeurs et des Ubnih«8 ignorants qoi se ftvwDt «vîtes d'écrire 8ur cette matière, ou quelques Tiens bénnltt 4'annes, qui s*éloient eontentét de barbouiller des armoiries. •

On peut voir eependant, par rémunération des tralléa précédenls^ que d'autres antears qoe ceoi dont parle le P. Henestrier, aTaient travaillé sor le blason ; oo y compte des avoeats au parlement et

iSi bibliographie; dë l'art héraldique.

Blême de «a confrères de la codété de Jësiu; malt le P. Veneitrier B*eitlme que ce qui eort de sa plume.

Discours sur Toriglne des armes, contre le P. Mencstrier, par Claude le Laboureur, anneu prévôt de Tils Barbe,

Origine du blason , in-4*' , Lyon , 1659.

Le Promptuaire armoriai et général, divisé en quatre parties , par Jean Boisseau » l'un des enlumineurs du roi ; In-folio , Paris, 1659.

Le Blason en plusieurs labiés et figures, avecnn petit dictionnaire des termes, par Pierre dn Val. géograpbe du roi ; in-12, Pai is.

Le Traité singulier du blazon , par le P. Anselme de la Viei^e Marie.

Ce traité est imprimé à lu lele cie son Théâtre d honneur, Paris, I6G4.

Abrégé méthodique des principes héraldiques, ou du Véritable art du blason, par Claude-François Mcnestricr, jésuite; in-1 2, Paris, 1661.

Le même abrégé, avec une requête à monseigneor le dauphin contre Pauteur du livre qui suit , comme n'ayaut rail que le copier; in-12, Lyon, 1663, 1670, 1680.

La Méthode royale et historique du blason, avec l'origine des armes des plus illustres États et ramilles de PEurope; in*l3, Paris, 1671.

L'Art héraldique, ou Manière d'apprendre le blason, par Jules , baron , écuyer , avocat au parlement i ia-12 , Paris , 1672, 1678, 1682.

Quatrième édiiiou , augmentée par Tuuteuri iD-l2, Paris, 1688.

Cet auteur eat mort es 1601.

BlBUÛGRAPfilE DE L'ART HÉBALDiQUB. US

Le même livre, neuvelle édilioD, augmentée par Ambroise Playçné. A. E. P., in-lS, Paris, 1697-1705.

Ces leltres inilialeâ sii-iiillent avocat au parlcmeot et professeur émérite de rhétorique à l'universilé de Paris.

Le même livre, nouv^Ie édition , considérablement augmentée; in-12, Paris, Ofimont, 1717.

Quuique ce livre pnrie le ùiéine tlire que le précédent, Il y a cependant tant de changemenU. que M. Playgné, qui les a fa u, a jugé I propos d'en 6ter le nom da premier auteur qui y avait travaillé.

La Pratique des armoiries, ou le Véritable art du blason, ou de Fusage des armoiries, par Claude-François Menestrier, jcsoiie; in-12, Paris, 1671; Lyon, 1671-1672; Paris, 1673.

Les Recherches du biason , ou seconde partie de PUsage des armoiries, par le même; in- 12, Paris, 1673; Lyon, 1680.

L'Ârt du blazon justifié, ou les Preuves du véritable art du blazon , par le môme; în-12, Paris, l67l«

La Méthode roïale du blazon , ou l'Abrégé de cette mé> tbode , en une feuille, Paris, 167ô.

De rOi ii^ine des armoiries et du blason , par Claude- François Mencsiricr, jésuite ; in-12, Lyon , Amaulr)- , 1679.

Ce traité est le premier des dix parties qui devaient composer le grand et fameux ouvrngc que le P. Menestrior avait fail espérer depuis si longtemps sur le blason, et qui devait épuiser celte matière.

Origine des ornements des armoiries, par le même, in-12.

Paris, 1680.

Discours de Porigine des armoiries, par Jean le Laboureur; in-4*, Paris, Couteron, 16S4.

Tableau de Thonneur, ou Abrégé méthodique de la science du blazon, par Jacques CheviUard, généalogiste du roi; une feuille in-folio gravée.

Nouveau Traiié de la s( ieuce du lilaioa, fKir F. TnidoB, grmnr; ia-lft, PariSf 1689.

Abrégé nouveau et méUiodique du blason, pour apprendre

ce qu'il y a de plus corieax dans cette fdence;

Lyoo» 1706.

Lional PiaBdll. neeemordtlt Valette, piMciM te FtaBM à hjm, Mt rautoor ét ce pelll onmge.

Les Prncipe» du blason, is-folio, Paris, Morem, 1700.

Le même ouvrage augnienié et publié sous ce titre : Prineipeê du hiaum, où Ton explique toutes les règles et tous les ternies de cette science^ iii-4*, Paris, Simart, 1715.

Cet oumie eit de Loolt de CooreOlon de Denieaii, de rAcadémle PiancalM.

Traité du blason, par Dapuy-Demportes, Paris, 1754; d Toloraes tn-12.

Dictionnaire héraldique ^ par Gastelier de La Toor; Paris, 1777; ln-8*.

Manuel héraldique, par L. F. D.} limoges, 1016; ln-8«, pl.

Manuel du Uasou, par Borel d^Hanterive; Paris, 1040; In-lSt, pl.

BiBLiOGAAPHlE DE L'AAT HÉRALDIQUE.

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