‹ Histoire du blason et science des armoiresChapitre 7 sur 39 · IV. Les armoiries de eommunaufé sont celles des · texte numérisé non relu

IV. Les armoiries de eommunaufé sont celles des

archevêchés, évêchés, chapitres, universités, sociétés, compagnies et corporations.

^ XXiX. — Armoiries de Patronage.

V. Les armoiries de patronage sont cdtes que les gouverneurs de province, les intendants, les châtelains, ajoutent à celles de leur famille, comme une marque de leur supMorité, de leurs drcNts, de leur

juridiction.

§ XX&. Armoiries de FaniiHe.

VL Les armoiries de famUle ou nohŒaire'persomelle-hérédilaire , sont celles qui appartiennent à une maison et qui servent à la distinguer des antres.

§ XXXI. — Armoiries d'Alliance.

Vn. Les armoiries û^alUmce sont celtes dont les maisons écartellent leur blason propre, pour désigner les alliances qu'elles ont conclue».

§ XXXIl. — Armoiries de Succession.

VIIL Lea annoirieft-do sueeetikm sont celles que

prennent des particuliers, à la suite d'héritages, de

substitution, de donation « et quils accolent aux

leurs, avec la permission du bouverain.

§ mui. — Armoiries de Cboix.

IX. Les armoiries de choii: sont celles que prennent des anoblis 9 qui, n'ayant pas de blason propre, en adoptent un, où souvent sont représentés smt les insignes de leur profession antérieure, soit des ligures destinées à rappeler ce qui leur a valu cette distinction* Souvent alors ces armoiries sont dites parlantes. Je vais expliquer ce que veut dire ce terme» ainsi que celui d armoiries à enquérir. 11 y a encore Farmoirie murale, qui est celle que les villes font sculpter au fronton de leurs édifices: elle remonte a raffranchissement des communes.

g XXXIV. — Armoiries à enquérir. •

On appelle armoiries à enquérir celles qui sont contraires au principe héralcUque, qu'il ne foui jamais mettre coi/Ueur sur cauieui^ ni métal sur mêlai. On leur donne ce nom parce qu'alors^ on doit a»^ quérir (rechercher) la cause, toujours honorable, de cette violation des règles du blason. Il y a de bien glorieuses armes à enquerre*

Après la prise de Jérusalem par les croisés, en 4099., lorsqu'il fut question de blasonner le nouveau royaume: et God^froy de BoùiUoo qui Taviait can-

DES DIFF&RBMTES BSPÈCBS D*AIUC0miB3.

quis , les baioiis assemblés lui donnèrent un champ argent à la erùiac d'or aecomj^agnée de quatre eraU&km de même. (Tétait évidemment violer la loi que nous venons de eiter; mais ils le firent seieiiimeot, disant que i'or et l'argent étaient seute dignes d*ètre employés à représenter Pinstmment de la rédemption du monde , et que la haute considératioil due à la viUe sakute exigeait qu'on Itt en son honneur une révéremeose inlraetion aux règles or* dinaires. De plus, ils nommèrent cette nouvelle disposition « ainsi qu^on Tobserva depuis en d'aulâres dramstanees , armes A enquerre, afin que tous ceux qui verraient ce singulier blason s mqtdssenl et apprissent la cause de cette dérogation aux anciennes Ms d'armes.

g XXXT. — Armes Parkmtes.

Lorsque Tari héraldique était encore dans Tenfanoe, la volonté du souverain intervenait rarement

dans la désignation des armoiries ; le hasard cl le caprice préaidaient le plus souvent à leur choix. On a justement remarqué que les armes les plus anciennes sont formées des images qui avaient quelques rapports, rapprochés ou éloignés, avec le nom de celui qui les porte. Ce sont, le plus souv^t, de froides allusions, d'insipides jeux de mots; et cela devait être chea le peuf^ enfant du moyen âge. Tout ce qui, dans la nature ou dans les aris, pouvait donner itaissanceà une équivoque élaii mis

84 SCIBNCB HàRALMQUB.

à contribution. Ces armes sont appelées armes parlantes, parce qu'elles disent, pour ainsi dire, le nom de la famille qui les a adoptées. Plus tard, les anoblis sTiivirent quelquefois cet exemple, mais rareoient, parce qu'ils étaient assez curieux de faire disparaître toate traee de leur nom roturier. La femille Luna, d'Espagne, portait un rromar?Y : toutes celles qui» en France, avaient le nom de la Roche , avaient des rochers dans leùrs armoiries*. Il faudrait des volumes entiers pour recueillir celles des maisons qui portaient des armes et des plantes par allusion à leur nom^ Les Dnefaène, du Laurier , du Cormier, Sapin, Guenas, Rousselet, portaient des chênes^ des lauriers , des emniers , des scqdns , des genels ^ des pohiers de rausseleL Les Pommereul portaient d'aaur au chem^on d'or accompagné de trois pomnm de même.

Le règne animal ne fournissait pas moins d^armes pariantes que le règne végétal. Les Gruel, en Daupfainé, portaient de gueiUes à trois grues' d^argent; les Chapponi avaient des coqs; les Sarrasin, les Turco, les Moreau, des Turcs, des Marnes; ie^ Leg^die, trois tètes de filles ëehevelées, par atfusion au proverbe: qiii a des filles aura des gendres; les Malemain, trois mains gauches. Le célèbre et DÉalfaeoreux Pouquet« surintendant des finanees sous Louis XIV, riiomme au masque de fer, si Ton en croit quelques auteurs, avait pris pour armes un éc^ureuil grimpant sur les branches d^un artire, par allusion à son nom, qui, en vieux langage, signifie

DBS mFFÊmSNTBS ESPÈCES lyARMOmiKS. M

écureuU, avec cette devise, qui ne contribua pas peu à ses malheurs: oà ne mmterairje pas?

Après le monde réel, vient le monde imaginaire. Les Ikac portaient un daragm; les Malin, un dÂabk de sable, paite qu^autrefois un des noms du diable était le malin. Les Santeiiîl , famille du iameux chanoine de Saint -Victor, avaient une tète d'Âigus à cent ymx*

Les œuvres de la nature ou de rimaginatioa sont suivies de celles de la main de. Thomme» On trouve sur des écus des bâtiments entiers ou des parties de bâtiment, lorsqu'un rapport entre leur nom et celui des nobles peut donner occasion à des armes parlantes. Tous les sdgneurs du nom de la Tour ont des toiirs dans leurs armoiries; les Castellane, les Gbateaupm ont des forteresses; les Hwat, des murailles.

§ XXXVI. — Curieux exemple.

Parmi ces innombrables armoiries parlantes, une des plus curieuses que j'aie rencontrées est celle qui est gravée sur un cachet, qu'à sa forme allongée en ellipse et à ses emblèmes particuliers on reconnaît tout d'abord avoir appartenu à un dignitaire ecclésiastique. La lecture de la légende, écrite en capitales romaines capétiennes , assez notablement corrom* pues, élirait quelques difiicultés.

suencë héraldique.

ON r LIT D'im cdri :

& G. DE NVNOIS MOACH

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