I. S. GNANl. AVnSS
SigtUiUD Gnidonis de M»nois, monaebi unetti AotiwiodoraMis.
Sbifa — air — Mil — dot -> Mm.
Ccsi-Mfns Se0M ée Gil daMnoli, MiiwdeStliii-GfniiiB-^Avum.
Dans le champ de ce sigiUum se trouvent des figures qui ne sont que la reproduction symbolique,
une sorte d'idéographie ou les armes pariantes de la l^ende*
D'abord Pespace compris entre les deux lignes
elliptiques de l'inscription , et limité iui-niéine par un léger cordon formant une autre ellipse plus petite, concentrique à celle qui embrasse le contour du cachet, offre évidemment la représentation idéographique du ciel ou de Tair figuré par la lune et les étoiles. Immédiatement au-dessous du croissant lunaire et entre deux étoiles se trouve un singe encapudionné, tenant d'une main un bâton et de Pautre se serrant la partie postérieure du corps jusqu'au bas du dos.
Et en songeant au sureau d'Agnès Sord ou Surel, & Tabricotier du médecin de Louis XI (CmeUer), qui s'était mis loin de la cour à l'abri des soudains et terribles revirements de la fortune, si communs
DES MFFÈBRNTKS ESPÈCES VARMOIIUES. S7
en ces temps -là, surlout duus la sphère élevée où il s'était placé; en me rappelant enoore panni la foole innomlmble des mnea pariantes le ehat armé d'on tnaUlel de la fainilie Maille -Chat, les trois épié d'i^rge mmUtniU des d'OrgemmU^ les troi» HmOf çons émargent vayés et ombrés dV, de IMeri Le Maçon, chancelier du roi Charles Yi, et mille autres enoore ; j'ai été amené à trouver Tinterprétation suivante, eomme la seule raisoimabte que poiesenC admettre les ligures décrites plus haut : le singe dans Pofir , qui d'une mam se Mrre le dos , mè parait symboliser ces mots : sMGE-AiR-aAifi-aos-^SBaRB, que nous lisons en les assembiaiit ou les décomposant au besoin : Saàu-Germam d^Amerre*
§ XXXVU. — Droit d ainesse*
L'anuoirie , à quelque catégorie qu elle appartienne parmi celles que nous venons d'énumérer, est vraie ou fimse : les roys d'armes, les juges d'mmes étaient chargés de la vérification. Elle est aussi ou pleine ou brisée :
Pleine quand les ainés de famille la conservent telle qu'elle a été créée par leurs ascendants ; brisée quand un cadet, un puîné, un bâtard y introduisent d'après les régies une modificatioUf un surchaiigement de pièces.
Esta dominas fralnm tuonm ( sois le seigneur de tes frères), disait Isaac à son ainé. Ces quatre mois sont la devise du droit d'ainesse ; les aînés de
M SCIBNCfi HÉRALOiQUE.
famille ne Tont pas oubliée pendant le moyen âge , et ils ont ordonné à leurs, cadets de porter sur Tarmokie patriHHMniale une marque, un aiisne, une hrisure. Cette brisure peut se faire par le changement de toutes les pièces en conservant les émaux, par le changement des émaux en oonservant les pièces , par une nouvelle partition , par une nouvelle écartelure (V. ces mots) , par une mutation dans les ornements extèienra, par des diminutioiiB €t par des accroissements. Les écus accolés, c'est-à-dire mis deux à deux, le flanc droit de Tun près du flanc gaudie de Fautre, appartiennent aux femmes mariées ; les écus en losange appartiennent aux demoiselles et aux abbesses.
Le lambel, la bordure, le bâton péri, le canton
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DES DIFFÉRBNm ESPÈCES D'ARMOIRIES. M
(Y* ces mots au dicltoniiaire) , sont les pièces doni on se sert le plus pour opérer lu brisure.
L'intercalation de ces signes se fait, bien entendu, m charge (V, ce mot) sur Tarmoirie de la lamille.
Le blason des bâtards est soumis aussi à la brisufe^ Les puînés prennent des doubles brisures ou sous* brisures. >
§ XXXVIU. — PuniUoi».
L*aniioirie est encore pure on diffamée.
Si le don et le droit de la portei rérom pensaient les services rendus par de loyaux personnages , la décharge, la iwhê opérée sur elle par condamnation punissaient un coupable et le couvraient d'infamie, lui et ses descendants.
Ija dégradation d'un chevalier Mon était aflreuse. On le faisait monter sur uo échafaud ; on y brisait à ses yeux les pièces de son armure ; son éco , le blason efliaeé, était attaché et traîné à la queue d'une cavale, monture dérogeante ; le héraut d'armes accablait d'injures lignoble chevalier. Après avoir récité les vigiles funâires , le dergé prononçait les malédictions du psaume cviii ; trois fois on demandait le- nom du dégradé, trois fois le héraut d'armes répondait quHl ignorait ce nom et n^avait devant lui qu'une foi menlie. On répandait alors sur la tête du patient un bassin d'eau chaude ; on le tirait en bas de réchafaud par une corde ; il était mis sur une dvière, transporté à Téglise couvei t d'un drap mor-
tuaire , et les prêtres psaimoiiiaieiil bui lui le6 prières des morU.
On ki&iaU (ou brisait) la pointe dextre du chef
de Fécu d'un lâche pour faire comprendre qu'il n'était bfave qu'en paroles. On acoourdssait la pointe de réeu de odui qui avait tué un innsonnier de guerre. Saint Louis ordonna que Jean d'Âvènes, qui avait insulté sa mère, porterait le lion de ses armes non km^msé, non viré. Lion kmpasté est un lion avec langue , lion viré est un lion avec griffes ou ongles. Or, selon saint Louis, eelui qui insultait sa mère était indigne d^avoir ongles et langue. On peignait deux gotmels pairies pleins de sable ( deux Y noirs } sur les deux flancs de Técu du chevalier convaincu divrognerie, ou de faux témoignage, ou d'adultère. Ces punitions avaient lieu d'après les réquisitions des roys ou hérauts d'annies, les procureurs généraux de l'époque.