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CHAPITRE VIII

8 LVII. — Variété des Figures.

Les figures employées par l’art héraldique sont ou naturelles, ou chimériques, ou artificielles.

Les naturelles sont empruntées aux anges ou chérubins, à l’homme, aux animaux, aux plantes et aux éléments;

Les chimériques, à l'imagination ;

Les artificielles, à la religion, à la chasse, à la guerre, aux arts, aux sciences et aux métiers.

$ LVIIL. — Figures naturelles.

Les figures naturelles peuvent être faites d’émail ordinaire ou de carnation, c'est-à-dire en couleur de chair. On les représente nues, habillées, cou-

SCIENCE HÉRALDIQUE. — DES FIGURES. 137 ronnées et chevelées, quand la chevelure est d’un émail autre que celui du visage. Une tête avec poitrine, sans bras, se nomme buste; une tête en sable (noire) ou de profil est une tête maure, et quand une bandelette d’émail l'entoure, elle est tortillée de tel ou tel émail. Le bras droit se nomme dexlrochère, le gauche senestrochère.

On appelle foi deux mains réunies l’une à l’autre et posées en fasce ou en bande.

Les chérubins peuvent être ailés de deux, quatre, six ailes.

$ LIX. — Les Quadrupèdes.

Les figures d'animaux regardent toujours la droite de l'écu ; s'ils regardent la gauche, on les nomme conlournés.

Les lions et les léopards sont les animaux le plus fréquemment représentés sur les écus.

Le lion est le symbole de la force, du courage et de la magnanimité.

Il parait rampant et de profil, ne montrant qu'un œil et une oreille; sa langue sort de sa gueule, est courbée et arrondie à l'extrémité; sa queue levée droite, un peu en onde, a le bout retourné vers le dos. |

Le lion est souvent seul ; il peut y en avoir deux dans un écu; s’il y en a davantage, ils sont nommés lonceaux.

Le lion qui semble marcher est dit lion léopardé;

alors sa queue tournée sur son dos a le bout retourné en dehors, comme celle du léopard. |

Si ses ongles ou griffes sont d’un émail autre que celui du corps, il est arme: lampassé, si sa langue est d’un autre émail; couronné , quand il porte une couronne sur la tête; elle est ordinairement à pointes ; morné, lorsqu'il n’a ni dents, ni langue, ni ongles; diffamé, sans queue; dragonné, quand la partie inférieure de son corps est terminée en queue de dragon.

On appelle naissant celui qui ne paraît qu’à moitié sur le champ de l’écu, la partie inférieure étant supprimée, ou qui meut d’une fasce ou du bas de lécu;

Issant, celui qui étant sur un chef ou sur une fasce ne montre que la tête, le cou, le bout de ses pattes de devant et l'extrémité de sa queue.

Toutes les dénominations précédentes peuvent s'appliquer aux autres animaux du blason.

Le léopard est beaucoup plus rare que le lion dans l'écu.

Il y a cependant quelques animaux qui ont dans l'écu des positions différentes et obligées ; les voici :

Le cheval a les qualités de plusieurs animaux : il a le courage du lion, l'œil de l'aigle, la force du bœuf, la vitesse du cerf, l'agilité du renard.

Un cheval bien dressé est docile, adroit, couraseux ; il ne s’épouvante point au bruit du canon, s’élance sur l'ennemi dans les batailles sans craindre les dangers, affronte intrépidement les baïonnettes

DES FIGURES. 139 et les flammes ; aussi a-t-il été pris pour l’hiéroglyphe de la valeur et de l'intrépidité.

Le cheval se met toujours de profil dans l’écu: il est gai s’il est nu; on le représente aussi bridé, sellé, bardé, caparaçonné de tel ou tel émail ; effaré ou cabré quand il se dresse sur ses jambes de derrière; animé quand l'émail de l’œil est autre que celui du corps.

Le chien parait peu dans l’écu, si ce n’est l'espèce nommée lévriers.

Le chien témoigne pour son maitre un attachement inviolable ; il est le symbole de la fidélité, de l’obéissance et de la soumission.

Il se pose comme les lions et les léopards. Quand le lévrier n’a pas de collier, il est lévron; il est accolé dans le cas contraire.

Le chat paraît de profil, la tête de front.

On nomme chat effarouché celui qui est rampant; hérissonné, celui qui a le derrière plus élevé que la tête.

Le chat est l'emblème de la liberté; car, quoique animal domestique, il miaule lorsqu'il se trouve enfermé et qu’il désire aller sur les toits se promener.

Le loup est ravissant s'il tient une proie, allumé si ses yeux sont d'un autre émail que son corps.

Les Égyptiens, dans leurs hiéroglyphes, désignaient un voleur sous la figure d’un loup; effectivement cet animal, pressé par la faim, devient furieux, cherche les étables, emporte l'agneau sur le dos après l'avoir étranglé; s’il rencontre une brebis, il la traîne par le

cou, la fouette avec sa queue pour la faire marcher, et dévore ce bétail lorsqu'il est retiré dans sa tanière. |

On prétend qu'Edgard, étant sur le trône d’Angleterre, en l’année 959, instruit du ravage des loups dans ses États, fit un édit par lequel chaque noble était obligé de lui donner tous les ans dix loups ou dix de leurs peaux; et pour mieux les engager à faire cette chasse, il comprit dans ce règlement le prince de Galles pour cent loups. En moins de dix ans il n’y eut plus un seul de ces animaux en Angleterre. |

Le roi Edgard, petit de taille, avait l'âme magnanime ; il était pieux, pacifique et courageux; ce prince mourut en 975.

L'ours parait dans l’écu de profil, ne montrant qu'un œil et qu’une oreille ; on le dit passant s’il semble marcher, levé quand il est debout sur les deux pattes de derrière.

L'ours est le symbole de la prévoyance ; il sait se garantir de l’intempérie de Fair, se retire dans les cavernes la nuit et dans les mauvais temps ; il a l'instinct d'y faire un lit de feuillages ; s’il se trouve en un pays où il n'y ait point de cavernes, il cherche les bois, et a l'adresse d’y construire une cabane avec des branches d'arbres.

Le taureau paraît furieux dans l’écu, c'est-à-dire levé sur ses pieds de derrière; ou, rampant, est de profil, a sa queue retroussée sur le dos, le bout tourné à senestre.

Selon la fable , Jupiter , le père des dieux, prit la forme d’un taureau pour enlever Europe.

La vache n’est jamais que passante ; elle est couronnée lorsqu'elle a une couronne sur la tête, clarinée si elle a une clochette au cou, accornée de ses cornes , onglée de la corne de ses pieds, quand ces choses sont d’émail autre que celui de son corps.

Le bœuf dans l’écu désigne un pays abondant en moissons ; il est le symbole de la fertilité.

Les armoiries contiennent aussi des brebis, des moutons, des boucs, des chèvres, des béliers et des agneaux. |

Il n’est pas difficile de deviner les hiéroglyphes cachés sous la représentation de ces animaux.

Le mouton est le symbole de la douceur et de la vie champêtre.

Le bélier se distingue dans l’écu par ses cornes tournées en spirales en forme de volutes ; il est de profil et passant comme le mouton.

Le bélier, selon les poëtes, signifie le printemps, parce qu'il est le premier des signes du zodiaque, où le soleil entre au mois de mars.

L'agneau paraît dans quelques écus.

On appelle agneau pascal celui qui tient un pannonceau chargé d’une croisette.

L’agneau est le symbole de la douceur, de la bonté et de la franchise. |

La licorne, assez fréquemment employée dans les armoiries, imite par sa figure le cheval, à l'exception d'une corne droite qu’elle a sur la tête, d’une petite

barbe sous le menton, et de ce que ses pieds sont fourchus. |

La licorne joue un grand rôle dans les contes de fées ; ce sont toujours des licornes qui conduisent le char des magiciennes et des enchanteurs.

Elle est dite acculée quand elle se tient droite avec les pieds de devant relevés, et en défense quand elle paraït vouloir se servir de sa corne comme d’un boutoir. | . La licorne est le symbole de la chasteté et de la pureté, parce qu’elle ehérit les vierges.

Le cerf est toujours employé de profil, passant , courant ou gisant ; et il est ramé de tel ou tel émail et sommé de tant de dagues ; sa tête vue seule est dénommée comme celle du bœuf; le massacre est un bois de cerf attaché à un fragment du crâne, et il est chevillé de tant de cors.

Un cerf qui de son souffle chasse un serpent et le met en fuite est, selon les naturalistes, l'emblème d’un guerrier devant qui les ennemis ne sauraient tenir. |

Le daim se met aussi dans les écus. Il est le symbole de la timidité.

Le sanglier y est toujours de sable, et sa tête vue de profil est la hure ; il a l'œil miraillé et est défendu ou aux défenses de tel ou tel émail.

Le sanglier est l'emblème du courage et de l’intrépidité, parce qu’au lieu de s'enfuir comme le cerf, le daim et autres animaux sauvages, il se présente devant les chasseurs pour se défendre.

$ LX. — Les Oiseaux.

De tous les oiseaux l'aigle est celui qui se voit le plus souvent dans les armoiries.

Il est ordinairement représenté montrant l’estomac, à vol étendu, c’est-à-dire que les pointes des ailes sont élevées en haut. |

Il y a des aigles à une seule tête, d’autres à deux têtes. |

Constantin le Grand fut le premier qui prit un aigle à deux têles, pour montrer que l'empire, quoique divisé, ne formait néanmoins qu’un seul corps.

Lothaire II, empereur de la maison de Saxe, monta sur le trône le 143 septembre 4195 ; il donna aux armes de l’empire les émaux de ses armoiries. ( La maison de Saxe porte fascé d’or et de sable de huil pièces ; elle a ajouté à ses armes un crancelin de sinople vers l'an 1156. Voy. Crancelin.\ Ce prince mourut vers le mois de décembre de lan 1137.

Auparavant les empereurs portaient d'azur à l’aigle d’or.

Lorsqu'un aigle a deux têtes et qu'il est de sable, on le nomme aïgle de l'empire.

Il y a des aigles dont les ailes sont repliées , en sorte que les bouts tendent vers le bas de l'éeu ; alors on dit qu'ils sont au vol abaissé.

On dit de l'aigle langué de sa langue, membré de ses jambes, armé de ses griffes, lorsqu'elles sont d’un autre émail que celui de son corps.

L'aigle ayant un cercle sur la tête est dit diadémédé. |

L’aigle est le symbole de l'empire, de la royauté, de la grandeur , de la magnanimité et de la reconnaissance, et, selon la fable, l’attribut de Jupiter.

Deux aigles dans un écu se nomment aïglettes, et les aiïglettes sans bec ni jambes sont des alérions.

Les canes en profil sont canettes, et merlettes si elles n'ont ni bec ni pattes.

= Le corbeau paraît dans l’écu arrêté sur ses jambes; son émail est le sable.

On a remarqué que le corbeau vit un siècle ; que les petits étant éclos, le père et la mère les abandonnent ; parce qu’ils les méconnaissent à cause de leur plumage gris; mais par un instinct admirable et naturel le corbeau apporte beaucoup de viande dans le nid pendant que la corneille couve. Cette viande se corrompt et engendre des vers dont les petits se nourrissent pendant sept jours; ce temps expiré, ils commencent à noircir ; le père et la mère reviennent, les reconnaissent et leur donnent la nourriture dont ils ont besoin.

Le cog est crété ou barbé de tel ou tel émail, chantant s’il a le bec ouvert, hardi s’il lève la patte dextre.

Les Gaulois avaient pris le coq dans leurs enseignes et drapeaux ; il désigne les combats et la victoire, parce qu'il est de tous les oiseaux le plus courageux, aimant mieux mourir que de céder à son ennemi.

DES FIGURES. 145 Le coq est devenu le symbole national de la France depuis la révolution de 1830.

Le héron, oiseau sauvage et aquatique, et, comme dit le bon La Fontaine,

Au long bec, emmanché d’un long cou,

parait arrêté dans l’écu.

Le héron était chez les anciens le symbole de la débauche.

Le héron est devenu célèbre au moyen âge, à cause du fameux vœu qui mit les armes à la main à Édouard 11 d'Angleterre contre la France. Robert d'Artois, banni de France. se servit de cet oiseau qui passait pour le plus lâche de tous, afin d’exciter le monarque anglais à revendiquer la couronne des Capétiens. Le vœu du héron fut dès lors chanté par les trouvères, comme le combat des Trente et l’histoire de Du Guesclin.

Le paon se distingue dans l’écu par trois plumes en aigrette sur la tête et par sa longue queue. Il est ordinairement de front, étalant sa queue en manière de roue et semblant s’y mirer : on le nomme alors paon rouant.

Quelquefois il paraît de profil, sa queue trainante. Le paon faisant la roue est l'hiéroglyphe de la vanité; celui qui en porte dans ses armes peut l'avoir pris pour avoir vaincu un ennemi frivole et orgueilleux.

Selon la fable, le paon est l’attribut de Junon, femme de Jupiter.

Beaucoup d’autres oiseaux du blason n'ont pas d’attributs particuliers, mais peuvent prendre les situations et les émaux des précédents. Deux ailes relevées et adossées constituent le vol.

Le vol, en l’art héraldique, est l'hiéroglyphe de la vigilance dans les expéditions militaires.

Une seule aile forme le demi-vol.

Le bûcher sur lequel est représenté un phénix se nomme mmortalité ; on ne l’exprime en blasonnant que lorsqu'il se trouve d’un autre émail que l'oiseau.

Sur les médailles et anciens monuments le phénix est le symbole de limmortalité, parce que, selon la fable, cet oiseau se renouvelle de cinq siècles en cinq siècles ; alors il se dresse un bücher, bat des ailes pour lallumer, s'y consume. Il naït dans l'in stant un ver de sa cendre, d’où il se forme un autre phénix.

Si le sang avec lequel le pélican nourrit ses trois petits est d’un autre émail que celui des corps, on dit que la piété du pélican est de tel ou tel émail.

Le pélican est le symbole de l'amour du prince pour ses peuples; il désigne aussi la tendresse des pères et mères envers leurs enfants.

C’est une vigilance que le caillou que la grue tient dans sa patte dextre. |

La grue, en effet, représente la vigilance , parce qu'on prétend que ces oiseaux, lorsqu'ils sont arrivés en un lieu, y établissent un guet qui se fait tour à tour par l’un d’eux ; afin d'éviter la surprise au som-

DES FIGURES. 147 meil, il se soutient sur un seul pied et tient un caillou de l'autre pour avertir la troupe à la moindre apparence de danger, au moindre bruit.

Les oiseaux en couleur naturelle se posent indifféremment sur tous les émaux et toutes les couleurs.

$ LXI. — Les Poissons, Insectes et Reptiles.

Le dauphin est allumé pour l'émail différent de son œil, loré pour celui des nageoires, peautré pour celui de la queue, pémé quand il n’a ni œil ni dent, qu'il est d’une seule couleur, et semble avec sa gueule béante être près d’expirer ; il est couché si sa tête et sa queue se courbent à la fois vers la base de lécu, et vif, si, posé de profil, il se contourne en demi-cercle et dirige simultanément à dextre sa queue et sa tête. | -

Les bars sont deux poissons quelconques adossés et courbés en pal.

Les insectes , les mouches, les abeilles, les sauterelles , les demoiselles, les papillons, etc., font aussi partie du domaine héraldique. Ils sont passants ou volants.

L’abeille étant soumise à son roi est l’hiéroglyphe du travail et de l’obéissance.

Le papillon est miraillé quand ses ailes ont des marques rondes qui imitent les miroirs par la variété des émaux. 0 L: |

Le papillon est le symbole de l'étourderie, de la

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légèreté et de l’inconstance. Ceux qui en portent dans leurs armes ont vaincu des ennemis entachés de ces défauts.

Les serpents se posent en pal, en fasce, en rond, et se mordent la queue. Le serpent se nomme bisse et guivre ; on le représente dévorant un enfant. Les autres reptiles et insectes n’ont point d'attributs particuliers.

& LXII. — Les Plantes.

Les arbres peuvent être ou ne pas être d’un seul émail ; alors ils reçoivent différentes acceptions : arraché, Yarbre dont on voit les racines ; effeuillé, celui qui n’a point de feuilles; accoté, s’il n’a point de branches. On distingue dans l’écu le chêne, l'olivier, le poirier et le pin par leurs fruits.

Le chêne se distingue de tous les autres arbres par les glands dont il est chargé.

On dit du chêne, fruité, lorsque ses glands sont d’émail différent.

Le chène est le symbole de la force et de la puissance. Les anciens honoraient cet arbre; ils faisaient des couronnes de ses branches et en ornaient la tête de ceux qui avaient sauvé la vie à des citoyens.

Les anciens donnaient aussi des couronnes de feuilles de chène aux gens de guerre pour les récompenser de leurs actions éclatantes.

L’olivier se reconnaît dans les armoiries à ses feuilles pointues et à son fruit.

L'olivier, dont l'introduction, selon la fable, appartient à Minerve, est le symbole de la paix.

Numa Pompilius est représenté sur quelques médailles un rameau d'olivier à la main, pour faire entendre que son règne fut doux et pacifique.

Le pin se distingue dans l’écu par sa tige droite, ses branches écartées, ainsi que par son fruit nommé pomme de pin.

Les anciens se servaient du pin pour les büchers des victimes qu'ils offraient dans leurs sacrifices.

Le crequier représente un cerisier sauvage, ayant quelque ressemblance avec un chandelier à sept branches.

Les fleurs, les feuilles, les herbes, les épis, les fruits, entrent aussi dans le blason en situations et nombres divers :

Les fleurs les plus fréquentes dans les armoiries sont les roses, les tierces-feuilles, quatre-feuilles, quintes-feuilles, ou fleurs à trois, quatre ou cinq pétales; les trèfles, les lis de jardin; on y voit aussi quelques autres fleurs. La fleur est tigée et pétalée de tel ou tel émail. Les lis au naturel sont des lis de jardin, et la fleur de lis des armoiries de France est appelée fleur de lis au pied nourri, quand elle est coupée par le bas.

8 LXIIT. — Les Astres, Météores et Éléments.

Le monde est un globe cerclé et surmonté d’une Croix.

Le soleil se fait d’or ; quand il est en couleur, ce n’est plus qu’une ombre de soleil. ‘

Le soleil est le symbole de la lumière, de la richesse et de l'abondance; il éclaire le monde, fait croître ses trésors et toutes ses productions.

Le croissant subit un grand nombre de positions expliquées au dictionnaire héraldique. (V. ce mot.)

Les étoiles sont très-employées dans les armoiries ; il y en a qui chargent, d’autres qui accompagnent les pièces honorables.

Les étoiles sur les médailles représentent la dé/ication ; elles sont aussi les symboles de la nuit et de l'éternité.

La comète se fait quelquefois caudée, c'est-à-dire portant une trace lumineuse.

Les nuées ou nuages prennent des positions et des émaux indéterminés. |

L’arc-en-ciel se représente sur l’écu en fasce ou en bande bomhée, remplie de quatre burèles d’émaux différents, d'or, de gueules, de sinople et d'argent.

Îl est dit dans la fable qu'Iris était messagère de Junon, et qu’elle lui annonçait toujours de bonnes nouvelles. Cette déesse, pour la récompenser des services qu'elle en avait reçus, la changea en arc et la plaça dans le ciel.

Le feu comprend les flammes, flambeaux, charbons ardents et bûchers.

Les flammes désignent l'hiver ; les poëtes l'ont personnifié et représenté sous la figure d’un vieil-

DES FIGURES. 151 lard couvert d'un manteau et couronné de branches d'arbres sans feuilles, étendant ses mains sur un réchaud rempli de braise flambante.

L'eau comprend les fontaines, rivières et ondes. La terre peut apparaitre dans les armoiries sous la forme des montagnes, des collines et des rochers ; le coupeau est le sommet arrondi d'une montagne.

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