‹ Histoire du blason et science des armoiriesChapitre 36 sur 48 · ÉTRANGER · texte numérisé non relu

ÉTRANGER

En Allemagne, Gasterer publia une Æsquisse d’'héraldique , (Gæœttinge, 1766-1773) et une Héraldique pratique, (Nuremberg, 1791); et Siebmacher un Wappenbuch, ou armorial complet, nouvelle édition, 6 volumes, avec supplément, 1772 et suivants, in-folio. M. Berndt fit paraître un autre ouvrage allemand intitulé Diplomatique generale de l'ensemble de la science héraldique ; Bonn, 1831, 2 volumes in-8°.

En Angleterre, sir Harvis (Nicolas), chancelier de l’ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, ainsi que M. Georges- Frederick Beltz, le héraut d'armes, ont récemment attiré l'attention par la publication de quelques ouvrages recommandables.

Je suis loin, mes chers lecteurs, de vous avoir donné une bibliographie complète de l’art héraldique ; car il faudrait , comme je vous l'ai déjà dit, un énorme in-folio pour enregistrer tout ce qui a été écrit sur cette science ; et vous avez dû déjà trouver bien longue et bien fastidieuse cette sèche nomenclature ; mais outre les livres manuscrits ou imprimés que j'ai cités, il existe une foule de documents, de titres, qui servent à assurer l'état des familles nobles. Vous savez que pour être reçu dans les ordres de chevalerie, monter dans les carrosses du roi, chasser avec Sa Majesté , entrer dans les différents corps et compagnies militaires ou civils, dans les colléges ou chapitres où l’on n’admettait que des gentilshommes ou gentisfemmes , on était obligé de faire ses preuves et d'appuyer chaque degré généalogique par plusieurs titres établissant la filiation et l’identité des noms personnels , etc.

Tous les titres qui ont servi à établir ces preuves sont en général réunis aujourd’hui au cabinet des Ordres de la

Bibliothèque Royale, section des manuscrits. Les immenses travaux des d'Hozier, des Cherin, des Clerambault, etc., ont classé et distribué d’une manière méthodique ces matériaux innombrables. Les antiquaires et les généalogistes trouvent dans ce dépôt une source abondante et pure, et les familles y peuvent puiser tous les renseignements propres à établir leur état nobiliaire.

La révolution, en dispersant les titres les plus précieux de l’ancienneté ou de lillustration des familles nobles, cngagea divers auteurs à obvier autant que possible à ce mal, par la réunion de tous les actes échappés à la destruction et par la publication des généalogies des familles ; c’est ainsi que se forma sous la Restauration le cabinet de M. de Saint- AÂllais, l’auteur des archives de la noblesse. M. de Courcelles, après lui, publia l’histoire généalogique des pairs de France. Le Mémorial historique de la noblesse, créé vers 1839 par l'auteur du présent livre, continua cette œuvre de restauration. Si la noblesse n’est plus qu'un souvenir, il faut au moins qu'il ne s’efface pas trop rapidement, et que l’histoire, cette fidèle gardienne des traditions du passé, enregistre dans ses fastes les éclatantes actions de nos ancêtres. .

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