Mil. Paûhd
366 HISTOIRE Dû BOUDDHISME DANS LINDE
nous avons conscience de ce qu'une chose est ou doit être. La perception, qui est révélée par les oignes des sens à notre conscience, s'appelle sanjnâ. On emploie le même terme là où nous nous servons de a conscience ». C'est ainsi que les 343 Sages * ont la conscience de Tinconstance des choses ; la conscience de la non-réalité, non sainteté, misère des choses; en outre, la conscience qu'il ne faut pas faire ce qui est mauvais, en détourner son cœur et supprimer toutes les émotions. Parfois on énumère sept, une autre fois neuf ou dix sortes de conscience éclairée.
La définition, chez les Bouddhistes du Nord est quelque peu différente : elle revient à ceci que les sanjnàs sont les notions éveillées chez nous en entendant prononcer des termes spéciaux comme « vache », « cheval », et autres, on en voyant certaines marques ou signes. La cause de ce désaccord n'est pas difficile à décoayrir ; le mot saîijnà^ en effet, a plusieurs sens : signe, signal, marque; état où Ton est quand on remarque quelque chose, quand on «» a conscience ; nom distinclif, terme.