‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 138 sur 196 · Mtl · texte numérisé non relu

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cette question par la négative. Ce que le laïque pense làdessus, nous pouvons le négliger; pour le Sage bouddhique, Buddha et les Lutins existent également, — comme une idée, c'est-à-dire comme une chimère. Le non-croyant est à peu près de la m6me opinion, sur ce sujet, que les Saints; seulement, il s^exprimerait un peu autrement et dirait : « le Buddha et les Lutins sont des êtres mythiques. »

En général, on peut dire que cela seul est ou existe qu'on reconnaît comme dhâtu, c'est-à-dire « élément », au sens métaphysique, « principe élémentaire, idée cardinale ». C'est ainsi qu'il existe un élément terre, un élément feu, etc., et de même un dhâtu Buddha, un dhâtu Nirvana, etc. Il serait peul-ètre encore plus simple de dire : « tout ce qui est pensable et non-pensable est élevé au rang de chose exis-^ tante en l'appelant un dhâtu ». Seul, un dhâtu est stable et non-modifiable ; tout le reste est « momentané ainsi qu'un 358 nuage et les divers états et émotions ' », * et lorsque, à ce qui change continuellement, on applique une expression comme « étant » ou (c existant », il ne faut pas la prendre dans le sens proprement métaphysique.

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