Par exemple Mahdvagga, i, 78 ; 2, 3. Kdrandm'Wyûkmf
Vimoksha signifie aiïranchissemcnt de l'esprit, et est triple, comme le vimukti correspondant dans le Yoga *. Or, ces trois Yimokshas ont littéralement les mêmes noms que les trois Samâdhis de distraction parfaite, etc., nommés plus haut. On parle parfois de huit Yimokshas. Gomme le Samâdhi consiste justement dans TefTort de distraire, de détourner Tesprit des choses de ce monde, il va donc de soi que Vimoksha, Samâdhi reviennent en fait au même. Si nous devions distinguer Dhyâna, Vimoksha, Samâdhi et Samàpatti comme autant de degrés dans l'intensité de Tattention, nous pourrions les appeler : méditation, abstraction, attention, concentration.
L'idée d'attention, même d'attention pieuse, est tellement large, que nous ne devons pas nous étonner d'entendre parler de plusieurs centaines de Samâdhis et d'innombrables Samâpattis. Dans un ouvrage de l'Ëglise du Nord, le Kârandavyûha, qui est surtout consacré à la glorification d'Avalokiteçvara, nous trouvons les noms d'une cinquantaine de Samâdhis, parmi lesquels quelques-uns sont spirituellement imaginés ^ tels que : Éclair, Magnifique clair de lune, Magnifique lumière du soleil, Splendide lumière de l'Inde, Dessécheur de l'Enfer, Faiseur de Nirvana, et d'autres semblables. Dans une collection de 108 Samâdhis dans le même livre ', on trouve encore d'autres noms, qui ne sont pas mal imaginés. En fait, chez les Septentrionaux, les Samâdhis sont devenus des formules de prières, et ils avaient déjà si généralement ce caractère, il y a plus de mille ans, que le mot saynAdhi a passé en javanais avec la signification habituelle de prière intérieure *.