‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 156 sur 196 · Childers, Dict · texte numérisé non relu

Childers, Dict

signiPicr que l'horizon, la ligne qui unit le ciel et la terre. C'est là que la lumière se sépare de robscurité ; donc la sagesse de celui qui se trouve placé sur Prânta-bhûmi, le seuil, est une conséquenee de la séparation du vrai et du faux, de la lumière et de Tobscurité. Gotrabhûmi est donc « le terrain de frontière » ; Gotrabhû signifie aussi bien « celui qui est sorti de la ligne de séparation » ou <« se trouve sur la limite », que « terrain servant de limite » ^ Donc, un Voyant céleste pourra être qualifié de Gotrabhû quand il est sur le point de se lever, mais aussi quand il est sur le point do se coucher, car il y a une limite à TOccident aussi bien qu'à rOrient. De là la confusion que nous avons indiquée tantôt, et qui est une conséquence inévitable du fait qu*il y a un horizon oriental et occidental. Quand on applique Texprcssion aux Sages terrestres, on peut appeler un Gotrabhû aussi bien celui qui commence à marcher dans le chemin de la sagesse, que celui qui est arrivé au bout de sa course et est sur le point d'entrer dans le Nirvana.

Il est parfois question de deux sortes ou classes d'Arhats, indiqués par les noms de siikhavipassaka et samalhayânika *. Le premier terme peut être traduit par « celui qui se plonge dans (Farides méditations » ; le second par « celui qui cherche son moyen de salut dans le repos ou dans le quiétisme ». Vipaçyanâ ^ signifie « large coup d'oeil », « juste compréhension » ou « spéculation » ; çamatha « repos, calme ». Les Méridionaux comprennent par le premier terme la compréhension intellectuelle, comme suite de

1. La si<rniiication dépend du genre. — Ce n'est que maintenant que nons coinprcnuns pourquoi Tcsprit (c/est-à-dirc la lumière) du maître dans le Yoga est (lit vivekanimnam « ayant la séparation (rhorizon) sous lui » et kaivabjapnujhhâram « penchant vers la décomposition » ; comp. plus haut la note 3 de la p. 379.

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