‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 157 sur 196 · Chiiders, Dicl · texte numérisé non relu

Chiiders, Dicl

3. ( l'est là la vraie forme, voir Lalitav. 14G, 218 et ailleurs ; et non vipaçyanâ comme écrit Vassilicf, H. 141 et ailleurs. Un synonyme est vidarçand. Lait' tav. 39.

méditations bien conduites; les Septentrionaux entendent par ce mot Tezamen critique de toutes les idées, * la péné- 389 tration de ces idées, la représentation imagée de tous les objets qui ont rapport à la spéculation, tels que l'abstraction parfaite, le néant ou bien le Buddha, dans sa pleine majesté, avec toutes ses marques distinctives ^ Par çamatha^ Ton entend le calme imperturbable de Tesprit dans toute méditation, par lequel on s'affranchit des liens terrestres. Le çamatha n'est autre chose que ce que d'autres sectes nomment çama^ et qui consiste dans le calme qui wi la marque distinctive du sage exercé *. Avant que le pieux penseur soit arrivé à cet état, il ne doit pas être quiétiste, mais agir : agir moralement est une condition nécessaire pour arriver à la sagesse, une préparation ; le calme imperturbable est une condition nécessaire pour ne pas s'écarter du chemin de la philosophie.

Chez les Bouddhistes, l'Arhat qui cherche son salut dans le repos est préféré au spéculatif. Nous pouvons dire plus simplement, le quiétiste est placé plus haut que le chercheur, l'examinateur. Cela veut-il dire que chaque sage est obligé de parcourir successivement les deux d^rés de la recherche et du quiétisme, ou bien qu*un Sage de la première classe vaut moins qu'un quiétiste ? — nous ne saurions décider.

Quoiqu'il en soit, en tout cas, le titre d'Arhat, dans le sens le plus complet de ce mot, n'appartient qu'à celui qui a atteint toute science. Mais tout homme qui est mort peut être considéré comme étant arrivé au bout de la science. Donc, l'omniscience et le néant de toute science reviennent au même. Il y a donc un sens profond dans la parole du Seigneur Buddha : « Les Arhats sont délivrés de crainte et d'angoisse ' ».

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