Chez Scbiefner
3. Nous retrouverons plus tard Pûrana-Kâçyapa dans notre récit, d'après les sources du Midi aussi bien que celles du Nord, comme un des six chefs de secte.
LE BUDDHA i03
* 16. — Le Buddha visite sa ville natale. 95
Pendant que le Tathâgata se trouvait encore à Venuvana, le roi Çuddhodana apprit que son fils, après avoir mené, pendant six ans, une vie de pénitence, était arrivé à la sagesse suprème, et se trouvait maintenant dans le Bois des Bambous, près de Râjagrha. Immédiatement, il appela un de ses courtisans et dit : « Je te prie d^aller, avec une escorte de 1,000 hommes, à Râjagrha, et de dire en mon nom, à mon fils, que son père désire le voir. ^> Le courtisan prit respectueusement sur lui l'exécution de Tordre royal, et partit, accompagné de son escorte, pour le lieu de sa destination.
L'envoyé fit son entrée dans le couvent, juste au moment où le Maître, assis au milieu de quatre groupes d'auditeurs, était en train de prononcer un discours. Croyant que Tacconiplissement de, Tordre du roi pouvait bien souffrir quelque délai, le nouvel arrivé se tint en dehors du cercle formé par Tassemblée, afin d'écouter le sermon, qui Tenthousiasma tellement qu'il se convertit, avec les 1,000 hommes de son escorte, et demanda à être reçu dans la congrégation. Le Seigneur étendit la main en disant : « Venez, moines! » et au même moment ils furent tous munis de pots à aumônes et d'habits monastiques miraculeusement produits et eurent l'aspect de religieux âgés, ayant déjà cent ans d'ordination. Devenu Maître, Tenvoyé de Çuddhodana omit de communiquer au Buddha le message dont il était chargé, les Saints ne s'intéressant plus aux choses de ce monde.
Le roi Çuddhodana, ne voyant pas revenir son ambassadeur et n'en recevant aucune nouvelle, envoya un autre courtisan, avec la même mission. Il en fut de celui-ci comme de son prédécesseur. Le même fait se répéta neuf fois. Le roi ne fut pas peu étonné de ce qu'aucun de ses envoyés n'eût pris
m HISTOIRE DU BOUDDHISME DANS L INDE
la peine de lui envoyer de ses nouvelles, et réfléchit mûrement sur le choix qu'il ferait d'un nouvel ambassadeur. Il pensa à Udâyin, nommé aussi Kâlodâyin, car celui-ci jouis-
96 sait de toute sa confiance *, et était né le même jour que le Bodhisatva, dont il avait, enfant, partagé les jeux. Le roi lui parla en ces termes : « Mon cher Kâlodâyin ! désirant voir mon fils, je lui ai envoyé 9,000 personnes, mais aucune d'entre elles n'est revenue, aucune ne s'est même donné la peine de m'envoyer de ses nouvelles. Je suis âgé, et il est difficile de prévoir combien de temps j'aurai encore à vivre. Cependant, je désirerais voir mon fils avant ma mort. N'y aurait-il pas un moyen de le voir? » — « Certainement, Sire », fut la réponse; « pourvu qu'il me soit permis d'entrer en religion ». — « Je te donne pleine liberté à cet égard, cher ami; pourvu seulement que tu me donnes le moyen de voir mon fils. »
L'envoyé partit par Râjagrha, et arriva juste au moment oii le Maître était en train de prêcher. La conséquence fut qu*il atteignit, avec sa suite, le rang de Maître, et fut admis dans la Congrégation.
Remarquons ici que le Maître avait passé son premier temps de retraite, après avoir atteint la dignité deBuddha, à Rshipatana, près de Bénarès, et qu'après la saison des pluies il était parti pour Uruvilvâ. Là il demeura trois mois ; après avoir initié dans la doctrine les deux Kâçyapas, il en partit, escorté de 1 ,000 moines, et arriva le jour de la pleine lune de
97 Pausha, * à Râjagrha, où il resta deux mois. En tout, six mois s'étaient donc écoulés depuis son départ de Bénarès, et l'arrivée d'Udâyin eut lieu sept ou huit jours avant la fin de l'hiver. A ce moment, c'est-à-dire le jour de la pleine lune de Phàlguna \ Udâyin se dit en lui-même : l'hiver est passé et le printemps est arrivé, la terre est couverte d'herbe verte, les bosquets sont en fleur et les routes sont facilement pra-
1. L'époque indiquée doit tomber vers le commencement de mars.
ticables. C'est maintenant qu'est venu pour le grand Maître le moment de visiter ses parents » . Rempli de cette pensée, il alla vers le Seigneur et dit :
Les arbres commencent à bourgeonner, el poussent,
Après avoir été dépouillés de feuillage, de nouvelles feuilles.
Maintenant que les (doux) rayons du soleil brillent de nouveau sur eux.
Cest maintenant, ô Grand Héros, le temps des plaisirs.
Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid,
Les vivres ne sont pas trop rares,
El le sol est couvert de Therbe verte.
C'est maintenant le temps, ô grand Voyant!
En récitant ces vers et d'autres semblables, il essaya d'amener le Maître à rendre visite à sa famille et à la ville où il était né. Mais celui-ci demande : « Pourquoi, Udâyin, me recommandez-vous ce voyage par de si belles paroles ? » Udâyin répondit : « Parce que votre père, le roi Çuddhodana, désire vous voir. » — « C'est bien, Udâyin, j'irai voir mes parents. Dis à la congrégation des moines qu'ils ont à se préparer pour le voyage ». Ce qui fut fait.
Avec une suite de dix mille jeunes gens du pays d'Aiîga et du royaume de Magadha et d'un nombre égal de personnes de Kapilavastu, donc en tout de vingt mille moines *j tous 98 purifiés du virus du péché, le Seigneur partit de Râjagrha. Chaque jour il parcourait seulement la dislance d'une lieue, et comme la distance de Râjagrha à Kapilavastu est de 60 lieues, il devait arriver, en s'avançant ainsi lentement, au bout de deux mois au but de son voyage *. L'Ancien Udâyin comprit qu'il était de son devoir d'avertir le roi que le Seigneur avait commencé le voyage, et il prit par conséquent son vol à travers les airs, de sorte qu'il se trouva subitement à la cour du roi. Çuddhodana fut très heureux de voir TAncien, le fit placer sur un siège magnifique, et rem-
1 . Entre le milieu de Pbâiguna et le milieu de Vaiçâkba, le jour de la naissance du Bodhisatva, il y a un intervalle de deux mois.
plit son pot à aumônes de la nourriture la plus exquise. Udâyin se leva cependant et se prépara à partir, et lorsque le roi l'invita à rester assis afin de prendre son repas, il répondit qu'il ne voulait pas manger avant d'avoir été d'abord chez le Maître. « Où est donc le Maître? » demanda le roi. — « Il a entrepris le voyage avec une suite de 20,000 moines, afin de venir vous voir, ô Roi ! » En entendant cela, Çuddhodana s'écria joyeux : « Allons, prenez d'abord votre repas, et apportez ensuite d'ici sa nourriture quotidienne à mon fils, tant qu'il sera en voyage. » L'Ancien approuva cette idée. Le roi servit alors à manger à Son Eminence, remplit de nourriture exquise un plat, qu'il avait d'abord purifié avec une poudre odoriférante, et le donna en disant : « Présentez ceci au Tathâgata ». Alors le Vénérable jeta, à la vue de tous, le plat en l'air et vola lui-même à travers les airs, vers le Maître auquel il donna la nourriture ainsi obtenue. Le Buddha la mangea ^
La même scène se répéta chaque jour ; à mesure que le Maître se rapprochait de Kapilavastu, Udâyin, qui s'y présentait régulièrement à Tlieure du dîner, sut prévenir toute la cour de plus en plus en faveur du Buddha, en faisant des 99 récits dans lesquels il dépeignait les vertus de celui-ci *. C'est pourquoi le Seigneur déclara à son escorte que Kâlodâyin excellait sur tous ses autres disciples par sa force de conviction qui gagnait les cœurs .
Cependant le Seigneur était arrivé à la ville. Les Çâkyas, en vue de la venue prochaine du membre le plus illustre de leur famille, réunirent une assemblée, afin de délibérer sur le meilleur moyen de le recevoir brillamment. Après avoir conféré, ils résolurent de le recevoir dans le jardin des Banians, parc particulièrement charmant. C'est là qu'on fit,
2. Nous savons que le Buddha, vers ce moment de Tannée, a besoin d'une bonne nourriture, afin de pouvoir reprendre ses forces. Ce ne fut pas la première fois qu'il mangea à cette époque : il Pavait fait également Tannée précédente, après être tombé d'épuisement.
en eflFet, tous les préparatifs pour une réception convenable ; et pendant qu'ils se mettaient en route, des fleurs et Hes parfums à la main, pour aller à sa rencontre, ils envoyèrent en avant de petits garçons et de petites filles de la bourgeoisie, habillés d'une façon ravissante ; après venaient les petits princes et les petites princesses, et enfin venaient les personnes plus âgées, afin de le recevoir avec les hommages ordinaires et le conduire ainsi au jardin de plaisance. Arrivé là, le Seigneur prit place sur le siège de Buddhaqui lui avait été offert, entouré des 20,000 disciples, tous purifiés du virus du péché.
Les Çâkyas, orgueilleux, même incorrigiblement orgueilleux, pensèrent : « Le Prince Siddhârtha est plus jeune qu'aucun de nous, dont il est le neveu, le fils ou le petitfils. » C'est pourquoi ils dirent aux petits princes : « Faites votre humble révérence ; alors nous irons nous asseoir derrière vous. » Le Seigneur, qui pénétrait leur intention, pensa : « Si mes parents ne veulent pas me rendre hommage, je leur apprendrai à le faire », et à l'aide de sa science surnaturelle il s'éleva en Tair, et secoua sur leurs tètes la poussière de ses pieds. Le roi Çuddhodana, voyant ce miracle, dit : « Seigneur, lorsque le jour de votre naissance vous fûtes porté chez Dévala le Noir, afin de le saluer, et que vous posâtes à cette occasion vos pieds sur la tête du brahmane *, je me suis, en voyant cela, prosterné jusqu'à 100 terre. Ce fut mon premier hommage. Et le jour de la fête du labourage, lorsque je vis que l'ombre de l'arbre-yamit/^ BOUS lequel vous étiez couché sur votre lit de parade, ne changeait pas de direction, je me suis prosterné devant vos pieds. Ce fut mon second hommage. Maintenant que je vois un miracle comme je n'en ai jamais vu, je me prosterne de nouveau devant vos pieds. C'est mon troisième hommage. » Dès que le roi eut rendu hommage au Buddha^ aucun des Çâkyas ne put éviter de s'incliner devant le Seigneur : tous se prosternèrent.
108 HISTOIRE DU BOUDDHISME DANS LliNDE
Après que le Buddha eut ainsi appris à ses parents plus âgés à s'incliner devant lui, il descendit des airs et alla s'asseoir sur le siège qui lui était réservé. Alors les parents s'assirent, eux aussi, et attendirent avec impatience ce qui allait arriver. Et voici que subitement d'un grand nuage vint à tomber une pluie de roses, dont l'ondée couleur de roses descendait en bruissant, ne mouillant que ceux qu'elle choisissait, tandis qu'aucune goutte ne descendait sur ceux que l'eau ne voulait pas mouiller. En voyant ce spectacle, tous s'écrièrent, pleins de stupéfaction : « Gomme c'est étrange ! comme c'est miraculeux! » Mais le Seigneur dit : « Ce n'est pas la première fois qu'une pluie de roses descend devant moi sur le groupe de mes parents : le même fait s'est déjà présenté une fois » ; et à ce propos, il raconta une histoire du temps où il demeurait sur la terre sous le nom du roi Viçvantara. L'allocution finie, tous les parents s'éloignèrent, après s'être inclinés humblement, sans cependant qu'un seul des princes ou des grands du royaume eût la politesse de dire : « Venez demain mendier chez nous un repas. »
Le lendemain, le Seigneur entra dans la ville avec les 20,000 moines, afin de mendier la nourriture quotidienne. Personne ne se montra pour l'inviter ou remplir le pot à aumônes. Le Seigneur, avant même de franchir la porte de la ville, réfléchit sur la façon dont les Buddhas antérieurs avaient eu l'habitude de mendier leur nourriture dans la ville où ils étaient nés : il se demanda s'ils cherchaient d'abord les maisons des riches ou bien s'ils s'arrêtaient devant toutes les maisons, à mesure qu'ils passaient devant. Gomme 101 il ne pouvait se rappeler aucun exemple * qu'un seul Buddha eût jamais mendié d'après un choix arbitraire fait d'avance, il résolut de se conformer à la coutume et à la tradition et d'avoir soin que ses disciples, plus tard, fissent de même que lui, en ce moment, quand il s'agirait d'aller recueillir des dons charitables. Il commença donc à mendier devant la première maison qu'il eut devant lui en entrant dans la
ville, et il alla ainsi régulièrement de maison en maison. Dès que la nouvelle se répandit que le Prince Siddhârtha faisait sa tournée en moine mendiant, le peuple monta aux étages supérieurs des hauts palais, afin de contempler ce spectacle extraordinaire par les fenêtres ouvertes. La mère de Rfthula apprit, elle aussi, ce qui se passait, et pensa : « Mon époux, qui jadis passait à travers cette foule en voitures d'or, entouré d'une pompe royale, va maintenant, les cheveux et la barbe rasés, revêtu d'un habit de moine de couleur jaune, un pot à aumônes à la main, mendier sa nourriture. Gomme il doit être beau maintenant! » Désireuse de jouir de ce spectacle charmant, elle ouvrit la fenêtre, et vit là le Seigneur, qui illuminait les rues de la ville de la splendeur multicolore de son corps et brillait dans sa majesté incomparable de Buddha, encore agrandie par la gloire qui l'entourait, relevée par les quatre-vingts signes secondaires et manifestée encore plus magnifiquement par les trente-deux signes principaux. Ravie de ce spectacle, la princesse chanta la louange du Lion héroïque :
« Lumineuse, sombre, douce et bouclée est la chevelure, Immaculé, pur comme le soleil est le signe du front, Haut et long à proportion est le nez délicatement formé Du Lion héroïque, que recouvre un réseau de rayons. »
* Dès que la princesse eut fini de réciter son hymne de 102 louanges, elle alla dire au roi que son fils, vêtu en moine, mendiait sa nourriture. Profondément ému, Çuddhodana, après s'être revêtu de son manteau, sortit aussi vite que possible, afin de rencontrer le Seigneur. Venu en présence de celui-ci, il dit : « Pourquoi me couvrez- vous de honte ? Qu'avez-vous besoin de mendier votre nourriture? Pourquoi ne dites-vous pas à tous ces moines qu'ils pourront obtenir sans peine de la nourriture? » — « Parce que ma règle de conduite l'exige ainsi, puissant prince ! » fut la réponse. — " Mais, reprit le roi, notre race est une noble race de che-
valiers * qui n'a jamais produit un mendiant. » — « Oui, roi ; VOS ancêtres furent une série de princes, mais les miens, une longue lignée de Buddhas, depuis Dipankara (c'est-àdire Faiseur de lumière) jusqu'à Kaçyapa (c'est-à-dire Crépuscule), et tous, ainsi que tes innombrables autres Buddhas d'une époque encore antérieure ont passé leur vie en errant comme moines mendiants ». Ainsi parla le Buddha, et au beau milieu de la rue il entonna ce couplet :
« Qu'on soit éveillé, non négligent, Qq'on marche toujours dans le chemin delà vertu. Il dort tranquille, celui dont la vie est vertueuse Dans ce monde et dans Tautre. »
Et aussitôt, le roi obtint les privilèges attachés au premier degré de sanctification. Ensuite, le Buddha dit :
« Qu'on pratique de la vraie manière.
Non de la fausse, la vertu.
n dort tranquille, celui dont la vie est vertueuse,
Dans ce monde et dans Tautre. »
103 " Dès que le roi eut entendu cette stance, il obtint les privilèges attachés au second degré de sanctification *. Après avoir entendu l'histoire de Dharmapâla, racontée par le Buddha, le roi fut mis en jouissance du troisième degré, celui d'Anâgâmin ^ Plus tard au moment de sa mort, lorsqu'il était couché sur son lit de parade sous le parasol blanc, il
1. La couleur des Kshatriyas est le rouge, dans le langage symbolique la couleur de la passion; râga signifie : « couleur » et « affection, passion »; rakta <« colorié, couleur de sang » et « ému, sali »; rajas « passion »» et <f saleté H. La couleur des brahmanes est le blanc, la blanche innocence.
l! Le terme employé est sakrddgâmin, c'est-à-dire d'après le système dogmatique : un personnage qui n'a plus qu'une fois à revenir sur la terre, avant d'être mûr pour le Nirvana.
2. C'est-à-dire de quelqu'un qui ne revient jamais ou n'a pas besoin de revenir. La théologie des Bouddhistes entend par ce terme un personnage qui ne vient plus sur la terre, mais dans un des cieux suprêmes, od il doit se préparer au Nirvana. .
LE BUDDHA Ml
obtint le degré de Maître, sans avoir eu besoin de vivre en ermite ou de se plonger dans des méditations métaphysiques. Au moment actuel de notre récit, le roi obtint les privilèges d'un saint de première classe, et conduisit en cette qualité le Seigneur et sa suite vers le palais, où il les régala de mets de différentes sortes.
Le repas fini, toutes les dames présentes au palais, vinrent saluer respectueusement le Seigneur. Seule, la mère de Râhula ne vint pas ; sourde aux objurgations de son entourage, qui l'exhortait à aller voir son mari, elle resta dans sa chambre car, disait-elle, « si je suis assez vertueuse pour mériter cet honneur, mon mari viendra de lui-même me voir, et alors je le saluerai respectueusement ». Le Seigneur, en effet, donna au roi son pot à aumônes et, accompagné de ses deux disciples les plus considérables il se rendit au boudoir de la princesse, où il se plaça sur le siège qu'on lui indiqua. Immédiatement la princesse se prosterna devant lui, jeta ses bras autour de ses chevilles, mit sa tête sur ses pieds et lui rendit ainsi pleinement hommage. Le roi ^ raconta alors comment le respect et l'amour de la princesse à l'égard du Seigneur avaient redoublé dès qu'elle l'avait vu se promener, vêtu en moine. « Dès qu'elle entendit * que vous por- 104 tiez des vêtements jaunes, elle s'est habillée de même; dès qu'elle apprit que vous ne preniez qu'un repas par jour, elle a suivi cet exemple; puisque vous avez renoncé à un grand lit, elle ne dort, elle aussi, que sur un simple banc ; comme vous avez rejeté les parfums, les guirlandes, etc., elle a fait de même. Si grande. Seigneur, est la vertu de ma bru! »
« Que cela ne vous étonne pas », reprit le Buddha, « si la princesse, sous votre surveillance, maintenant que sa science est parfaitement mûrie, sait conserver son honneur; car, déjà dans le passé, lorsqu'elle errait sans surveillance au pied de la montagne, et que sa science n'était pas encore