Dans le Lalitav. c'est un char
1 . Le Lalitav. 94, raconte que la Reine descend du char et est frappée, en se promenant avec sa suite, par la vue d'un arbre, chargé de toutes sortes de bijoux. Comme en flottant dans Tair, elle étend le bras, qui s'avance comme un éclair vers la branche, qui s'abaisse d'elle-même. L'enfant sort de son flanc droit.
moment de son accouchement était venu. Sa suite étendit un rideau autour d'elle, pendant qu'elle mettait un fils au monde, debout, la main appuyée sur la branche de Tarbre, et non, comme d'ordinaire les femmes, couchée ou assise. Quatre anges du ciel le plus élevé saisirent Tenfant dans un rets d'or et le montrèrent aux regards de la mère, en disant : « Réjouissez-vous, Reine ! un noble fils vous est né. »
C'est ainsi que naquit le Bodhisatva, non souillé d'impuretés, mais parfaitement pur et éclatant de lumière. Néanmoins, en signe d'hommage, des jets d'eau tombèrent du ciel, afin de rafraîchir le Bodhisatva et sa mère.
Des mains des quatre anges du ciel le plus éloigné et le plus élevé, le nouveau-né passa entre celles des souverains des quatre points cardinaux, et ceux-ci le rendirent à leur tour aux hommes. Subitement, à ce moment, l'enfant s'arrache aux mains de ces derniers, se met debout sur le sol et regarde vers l'Orient : plusieurs milliers de sphères se déroulent à ce moment pour former une grande plaine. Alors les dieux et les hommes, rendant hommage par des fleurs et des parfums, s'écrièrent : « Être sublime ! nul dans l'univers ne vous égale, bien loin de pouvoir vous surpasser! »
Après que le Bodhisatva eût promené ses regards dans toutes les directions et qu'il eût vu qu'il n'avait pas d'égal, il fit sept pas vers le Nord, tandis que le grand Brahma et d'autres dieux, en serviteurs, lui portaient les insignes de la dignité royale. Au septième pas, * il s'arrêta et s'écria d'une 25 voix triomphante : « Je suis le plus haut placé dans ce monde ! » puis, il fit entendre encore d'autres cris de joie, pareils à ceux que poussent des héros quand ils marchent au combat ^
! . Récit un peu différent Lalitav. 97 : « Je suis le plus sublime dans le monde, je suis le plus illustre dans ce monde I ceci est ma dernière naissance ; je mettrai fin à la renaissance, à la vieillesse, à la mort, à la douleur. » Puis le récit ajoute : « Après avoir fait sept pas vers le Nord, il s'écria : « Je serai
De même que la conception, la naissance du Bodhisatva fut accompagnée de 32 présages, et au même moment que lui naquirent sa future femme Yaçodharâ ou Yaçovatî * et son neveu Ânanda, destiné à devenir un jour son disciple favori ; en outre, ses compagnons Ghanda ^ ou Ghandaka et Udàyin ou Kâlodâyin et son cheval Kanthaka, qui joueront tous un rôle dans Thistoire. En même temps, le grand arbre Bodhi sortit du sol à Uruvilvâ, et Ton vit paraître quatre trésors, dont Tun avait un mille, le second une demi-heure, le troisième trois milles et le quatrième une heure de circonférence *.
Peu après la naissance, Tenfant fut amené du bois Lumbini à Kapilavastu par les habitants de cette ville et ceux de Devahrada \ Sur ces entrefaites, il y eut une grande joie dans les cieux, quand on s'y aperçut que le roi Çuddhodana venait d*avoir un fils, qui était destiné à s'asseoir un jour SOUS Farbre de FEveil et de la Gonnaissance, et à y devenir 26 un Bouddha. Juste à ce moment, le sage Dévala *, *qui avait parcouru les huit degrés de la science, entra dans le ciel.
le plus haut placé de tous les êtres, d Puis, après avoir fait autant de pas dans la direction du nadir, il s'écria : « Je détruirai le Malin et Tarmée du Malin ; je révélerai la grande loi, qui, comme une pluie, éteindra le feu de Tenfer, au profit de tous les habitants du monde souterrain. »
2. Un autre nom qu'on lui donne est Bimbâ ou Bimbâ-Dev! ; Mahâ-bodhivamsa, 20. Chez les Septentrionaux, on trouve comme second nom Gopà; voir Tih. leb. 236.