Celles de Rûpnâth et de Sahasarâin
2. n n'est pas clair ce que veut dire « ce temps » tout le règne, ou bien la dernière années depuis que le roi était devenu membre du Sangha.
3. C'est Tcxplication la plus probable, proposée par Bühler, du mot maêd dans le texte. 11 ne serait cependant pas impossible quil répondit à un sanscrit mâr8hdh;o\oTs il faudrait traduire «ont été transformés en hommes « (ou : seigneurs).
1. Par excmplp, Mahâvamsa^ 1,57, [devàlideva) et souvent ailleurs < â. nardy, M. of B.i ^.
rÂrunavali-sutta, dit que quand Abhibhu, un religieux du temps du Buddha Çikhin (c'est-à-dire « feu, comète »), prêchait, les rayons qui sortaient de son corps, dispersaient Tobscurité de mille sphères. Ânanda demanda combien de sphères sont illuminées par les rayons d'un Buddha suprême^ quand il proclame le Dharma. — « Gomment peux-tu demander cela, Ânanda? Les perfections des Buddhas sont illimitées. Nul, en dehors du Buddha, ne peut embrasser d'un regard rcnsemble des sphères. Elles sont sans fin, infinies, mais quand le (ou : un) Buddha s'est placé quelque part pour proclamer le Dharma, il voit toutes les sphères aussi clairement comme si elles étaient tout près de lui, et il peut prêcher de telle façon, que les êtres, dans chacune des sphères le peuvent comprendre et recevoir Tinstruction. » Ânanda reprit : « Toutes les sphères ne sont pas semblables. Au moment où le soleil se lève dans Tune, il se couche dans l'autre ; dans Tune, il est midi tandis que dans l'autre il est minuit. Comment est-il possible alors que le (ou : un) Buddha, quand il prêche, soit compris partout? » — La réponse du Maître fut : « Quand le Buddha commence à prononcer un discours, le soleil qui était sur le point de se coucher, semble se lever, sous rinfluence de son pouvoir; le soleil, qui était sur le point de se lever, semble se coucher, et dans les sphères où il est minuit, il semble qu'il soit midi. Les habitants des diverses sphères s'écrient alors : « Il y a un moment, le soleil se cou-* « chait, mais maintenant il se lève; tantôt il faisait minuit, « mais maintenant il fait jour. » Ils demandent alors : « Com^^ « mont cela s'est-il fait? Par un voyant, ou un démon, ou <c un Dieu? » Et pendant qu'ils s'étonnent, se montre la splendeur du Buddha dans l'espace, chassant l'obscurité de toutes les sphères et bien que les sphères soient en nombre infini, elles reçoivent, à oe moment, la même quantité de lumière ; et tout cela peut se faire par un seul rayon sorti du corps sacré, * rayon pas plus grand qu'un grain de 260 sésame. Si un voyant faisait une lampe aussi grande qu'une
sphère, y versait autant d'huile qu'il y a de Teau dans les quatre mers, et y mettait une mèche aussi grande que le Meru ', la flamme d'une telle lampe n'irait pas plus loin que la sphère la plus rapprochée ; mais un seul rayon sortant du corps du Buddha illumine toutes les sphères qui existent. »
Il est difiicile de méconnaître qu'on décrit ici, d'une façon un peu confuse mais reconnaissable, la grande puissance lumineuse du soleil et qu'on la compare à la force lumineuse inférieure d'une étoile. On ne voit pas bien ce qu'il y a d'humain dans une telle conception. On peut, si l'on veut, arriver à la conclusion que le fondateur de l'Ordre était un homme auquel on a attribué des facultés surhumaines, surtout celles du dieu solaire, mais on irait trop loin, en soutenant qu'il ne possède que des qualités humaines. Nous verrons maintenant jusqu'à quel point les attributs qu'on lui donne le désignent comme étant un homme, un dieu, ou ni l'un ni l'autre.