‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 102 sur 190 · L OFFICE MODERNE ET LES BREVIAIRES · texte numérisé non relu

L OFFICE MODERNE ET LES BREVIAIRES

drait s'introduire ou s'imposer, qu'en prenant l'initiative d'une réforme régulière qui s'en inspire. Et il conclut :

Nos autem et ordiii aatiquum morem oostrae ecclesiae, imitaoles patres, Blatuimus Ceri aicul supcrius praenotavimus.

Le texte de Gratîen est donc plus énergique encore que le texte de Bernold. Grégoire VH, en fait d'office, s'en rapporte à Vordo romanus ; il s'en rapporte à l'antique usage de l'Église romaine; ÎI veut rester fidèle aux anciens Pères. C'est toute sa façon d'innover.

D'autre preuve d'une réforme de l'office canonique par le pape Grégoire VII, on n'en fournit pas : et il serait difficile de voir dans l'argument unique qui a été présenté autre chose que la négation même de cette prétendue réforme. Dom Guéranger ne le reconnaisaitil point déjà lui-même lorsque, parlant du Micrologus, il écrivait : s Cet opuscule, quoiqu'il y soit parlé en plusieurs endroits de l'office suivant la réforme de saint Grégoire Vil, offre un grand nombre de traits qui tiennent à une forme de liturgie antérieure^? n

Disons donc que ni Bernold de Constance dans le Micrologus, ni Grégoire Vfl lui-même dans ses décrets, ne nous parlent d'aucune réforme de l'office traditionnel faite à Rome au cours du X!° siècle. Us témoignent bien davantage combien, à Rome même, on tenait à Xorda romanus ancien de l'office, c'est-à-dire à \ordo romanus que nous avons vu établi dés la lin du viii* siècle, et que nous avons vu persister au cours déjà

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